Nuit obscure, 1. I, cl), xiv
4. Sainte Thérèse, Vie, ch. xxxiii ; cf. Marguerite-Marie, Autobiographie : « Moi qui avais eu toute ma vie la crainte d'être trompée et de tromper les autres... »
o. Sainte Thérèse, Vie, ch. x.\x. 6. Ib.
mémo semble défuillir ; ces dogmes, pour la défense d('S(juels ils donneraient leur vie, ils sont tentés de les rejeter eoniine absurdes. « Toutes leurs pensées sont traversées par d'alFreux blasphèmes, suggérés à l'imagination avec tant de violence, que parfois même leur bouche stMuble les proférei'* »; en méin»' temps, leurs sens sont troublés par « de violentes et abominables révoltes ». A la suite de tant d'assauts répétés, ils tombent dans un état avoisinant le désespoir: ils se persuadent — comme il arriva à l'ardente AngMc de Foligno, à saint François de Sales et à M. Oiirr — que leur perte est résolue et qu ils sont voués à la damnalion éternelle. Quelques-uns. ne pouvant se faire à l'idée d'être haïs de leur Dieu, en viennent à des tentatives de suicide : une sainte Madeleine de Pazzi saisit un couteau pour se l'enloncer dans la poitrine ; un saint Ignace, une mère Marie de l'Incarnation méditent de se jeter (lu liaiil (if leur feiièlre; un Père Surin \a jusqu'à l'acte, et, dans sa chute, se casse le col du fémur-...
Ce martyre, que soullrerit, plus ou moins cruel, plus ou moins complet, les mystiques, pendant leurs « sécheresses », commence à des époques variables de leui- \ ie spirituelle et se prolonge, suivant les individus, plus ou moins longtemps. Sainte Thérèse accuse des crises d'une durée de deux ou trois semaines ^ et ces crises allèrent s'apaisani Ncrs la lin de sa carrière*. Sainte