‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 41 sur 161 · De proff.clu reliijiosorum · texte numérisé non relu

De proff.clu reliijiosorum

a. Lettre», t. Il, pp. 178, 192.

avait à faire. Je trouve que cela est indiiïérent à Toraison, et que le mieux est de n'y f.iire aucune attention. Je me souviens d'avoir entendu dire à un grand théologien qu'un homme l'était venu trouver un jour extrêmement affligé de ce que, cha(|ue jour qu'il communiait, il souffrait quelque chose de plus pénible encore que cette émotion dont vous vous plaignez. On lui avait ordonné pour cette raison de ne communier qu'une fois l'année, seulement pour satisfaire au commandement. Le théologien reconnut la cause de la faiblesse de cet homme, lui conseilla de n'en faire aucun cas et de communier tous les huit jours; et depuis ce temps, cet homme, débarrassé de ses craintes, fut aussi délivré du reste. Que cela ne vous inquiète donc en aucune manière.

Sainte Tliérèse elle-même a beau se croire exemple de telles « passions », elle n'est peut-être pas sans en avoir, à son insu, ressenti le contre-coup. « Nous ne sommes pas des anges, nous avons un corps », a-t-elle dit quelque parl^ et cette « agonie délicieuse », ce « suave martyre », cet étonnant mélange de plaisir et de douleur qu'elle décrit plus d'une fois -, semblent bien, comme le veut M. Leuba, correspondre chez elle à quelque énervement physique. Dans l'oraison de quiétude, elle le déclare formellement, le corps participe à un très haut degré — sientese grandisimo deleyte en el cuevpo — aux délices dont l'àme est enivrée ^ Et il est encore question de sensations physiques dans l'épisode bien connu de la « transverbération S) :

J'apercevais près de moi, du côté gauche, un ange sous une forme corporelle... Je voyais dans les mains de cet ange

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