‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 45 sur 161 · Marguerite-Marie · texte numérisé non relu

Marguerite-Marie

3. La mère Marie de rincarnation (ursuline) ; voy. sa Vie, par dom Claude Martin, son fils, Paris, 1677. — Cette contemporaine des précieuses est bien de son temps, et le texte en question rappelle étrangement — je m'excuse de ce rapprochement irrespectueux — l'impromptu de Mascarille. — Elle dira encore, d'un style plus relevé

« Cette ouverture que vous avez faite à mon cœur, laquelle est conti-

que l'Amant, il est l'Amour. « Jo vous envoie mon cd'ur, pour le donner ;i noire fout Amour ». écrira la mère Ajjn«'s de Langeac à M. (Hier: « dites hardiment à notre tout Aimant (jue je l'aime ou que je meure. Quel moyen de vivre sans aimer' ? » — « Allons ensemble dans la solitude, mon cher Amour, s'écriera une autre mysti(jue ". a(in que je vous embrasse et que je vous baise à souhait. » — Il est laigle, le vautour béant qui a faim des âmes : « Manger et être mangé ! Unité ! Unité ! J'ose affirmer que, si vous ouvrez seulement un peu la bouche, Jésus-Christ va vous dévorera » — Il est encore, — car les mystiques, au vocabulaire des amants, adjoignent celui des mères et des nourrices S — il est encore le divin nourricier. Saint François de Sales, (jui nous montre le Sauveur « pendant aux mamelles » de sa mère et « pressant doucement le sacré chiclieron de son tétin virginal », nous le montre après cela qui donne « le très aimable sein de son (li\iii Jiniour à l'àme, dévole, la tire foule à soi, la ramasse... puis, bruslant d'amour... la joint, la presse et cole sur ses lèvres de suavité et sur ses délicieuses mamelles" ».

Ravisseur céleste ou (li\ in nourricier, l'Homme-Dieu

nuellement asiiirante, respirante et scnipirante, est une bouche qui vous tient un langage qui tuerait le corps, s'il fallait qu'il passfit par les sens, puisque tout se réduit à dire que je vous vois être essentiellement. »

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