Ib., 6" dem., ch. ix ; cf. Fondations, ch. viii
point (Irpi'ndro do cos sortes de grâces, puisque plusieurs personnes saintes n'en ont jamais reçu aucune, et d'autres, qui ne sont pas saintes, en ont reçu ' ». Pour elle, elle espère (jue, « (juaml nirnic ces effets surnaturels viendraient du démon )),elle en éviterait les dangers ". Mais les âmes fortes et vraiment vertueuses n'ont pas besoin de tels secours; le divin .Maître doit être servi « gratuitement, comme les grands seigneurs ser- MMil le roi ^ » ; et le profit spirituel ne consiste pas dans les délices, il n'est que dans le travail, la souffrance et l'amour*. « Une seule action, un seul acte de volonté fait par amour, affirme de son côté saint Jean de la Croi.x, a plus de valeur devant Dieu que toutes les visions, toutes les révélations célestes'' ».
Ces visions, ces révélations, sont du reste inutiles et dangereuses, en ce qu'elles n'opèrent ni ne facilitent l'union avec Dieu, à quoi doil Iciidrc uniquement la vie spirituelle. « Rien de ce que l'imagination peut se représenter, l'entendement concevoir et la volonté goûter en ce monde n'est un moyen propre à conduire i'àriie à cette sublime union* ». La sagesse di\iiu' n'admet en effet « ni mode ni lorMit' aucune et n'est point renfermée, dit saint Jean de la Croix, dans les bornes étroites d'une connaissance distincte " ».
De ce qui précède, les mystiques concluent (ju il ne <-oii\ ieni ni «l'aspiiTr aux faveurs s[)irituelles, ni de s'y