‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 74 sur 161 · Ib., I. II, cil. XVI · texte numérisé non relu

Ib., I. II, cil. XVI

<:om plaire. « Lorsque vous savez ou que vous entendez dire, affirme sainte Thérèse, que Dieu les accorde à quelques âmes, ne lui demandez jamais et ne souhaitez jamais qu'il vous conduise par la même voie. C<'tto voie peut vous sembler bonne... Mais il ne convient ni delà demander, ni de la désirer* ». Il ne faut jamais, insiste saint Jean de la Croix, se complaire ni se confier dans les connaissances et conceptions que l'entendement se torme surnaturellement au moyen des sens corporels extérieurs (visions et paroles corporelles) ^. Il ne faut pas davantage se nourrir des connaissances et des visions imaginaires, s'agît-il même de celles dont Dieu est l'auleur^; « l'àme ne doit pas y aspirer... Si Notre- Seigneur n'était pas obligé de se mettre à son niveau, jamais il ne lui communiquerait l'abondance de son esprit par ces canaux si étroits des formes, des figures et des connaissances distinctes, à l'aide desquelles il la sustente comme avec à(i petites miettes * ». A toutes ces connaissances particulières, qui ne servent de rien pour s'unir à Dieu, il faut préférer le non savoir^; et l'attitude de l'âme à l'égard des visions, des révélations, etc.. doit être entièrement négative \

Non seulement il ne convient ni de demander, ni de désirer les faveurs spirituelles, mais, ajoutent nos mystiques, il y a lieu, quand elles s'offrent, de les repousser, au moins au début : c'est le conseil que donne formellc-

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