‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 75 sur 161 · Ib., ch. XXIV · texte numérisé non relu

Ib., ch. XXIV

MONTMOnAND.

J 1 i PSYCHOLOGIE DES MYSTIQUES

nient saintii Thrirse'. Pour sa pail. cUf rdusa, pondant près de deux ans, d'accueillir les paroles intérieures-. « Les visions et les rév«'lations, déclare saint Ijjnace... ne doivent jamais être désirées ni demandées ; bien plus, d'après le conseil des saints et des maîtres de la vie spirituelle, on doit toujours, autant qu'il dépend de soi, les fuir et les tenir pour suspectes S). « Il faut renoncer, dit saint Jean de la Croix, aux grâces extraordinaires et aux connaissances particulières... En toute hypothèse, il est plus utile de les refuser toujours * » . « L'âme prudente, dit-il encore, doit s'èloùiner absohi- 7)ien( di's révélations et des visions, d'autant que, pour tendre à l'union divine, il est utile, non pas de les vouloir, mais bien au contraire de ne pas les vouloir " ».

Que si les « faveurs]» s'imposent à eux, et qu'il leur soit impossible de s'y soustraire, du moins les mystiques ortiiodoxes se font-ils un devoir absolu de les soumettre à l'appréciation de leurs directeurs, et ils ne règlent pas leur conduite sur elles. « Jamais cette religieuse, dit sainte Thérèse pailanl d'elle-même, n'a réglé sa conduite sur ce qui lui avait été inspiré dans l'oraison ; et «juand ses confesseurs lui disaient d'agir autrement, elle leur obéissait sans la moindre répugnance ® ». « N'exécutez rien, dit-elle encore, ne vous arrêtez même pas à la pensée de rien entreprendre sans l'avis d'un confesseur savant, prudent et vertueux ; et cela quoi-

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