‹ Psychologie des neurasthéniquesChapitre 27 sur 33 · I. — PROFONDEUR DE LA DÉPRESSION · texte numérisé non relu

I. — PROFONDEUR DE LA DÉPRESSION

Je distinguerai une dépression légère, moyenne , grave

La fatigue, comme je l’ai dit, peut servir de mesure pour ces degrés de l’asthénie.

Au degré léger, la fatigue vient plus vite et plus fort qu’à l’état normal, mais elle est réparée par le repos de la nuit : elle n’existe que le soir.

Au degré moyen, la fatigue n’est plus réparée par le repos de la nuit : elle apparaît dès le matin, est même plus sentie alors que le soir, où l’excitation de la journée l’atténue en apparence. Malgré elle, le sujet remplit tant bien que mal sa besogne quotidienne.

Enfin, au degré grave, la fatigue est écrasante, rend le sujet incapable de toute activité, de tout travail. C’est à ce degré que fleurissent toutes les insuflisances intellectuelles : perte de mémoire, de l’attention, du raisonnement et aussi les aboulies profondes.

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