CHAPITRE m
ÉVOLUTION DU SOCIALISME VERS UlTE FORME RELIGIEUSE
î 1. Tendances actuelles du socialisme à se substituer aux anciennes croyances. — Evolution religieuse du socialisme. — Eléments de succès des conceptions socialistes considérées comme croyances religieuses pouvant se rattacher aux croyances antérieures. — Le sentiment religieux est un indéracinable instinct. — Ce n'est pas à la liberté, mais à l'esclavage de la pensée que l'homme aspire. — Le socialisme répond aux besoins et aux espérances de l'heure actuelle. — Impuissance des défenseurs des vieux dogmes. — La faible valeur scientifique des dogmes socialistes ne peut nuire à leur propagation. — Les grandes croyances religieuses qui ont régné sur l'humanité ne furent jamais filles de la raison. — § 2. Propagation de la croyance. Les apôtres. — Rôle des apôtres dans la fondation des croyances. — Leurs moyens de persuasion. -^ Importance du rôle des hallucinés dans le monde. — Esprit religieux des véritables apôtres socialistes. — Inaccessibles à tout raisonnement, ils éprouvent le besoin ardent, de propager leur foi. — Leur exaJtation, leur dévouement, leur simplisme et leur besoin de destruction. — Ces caractères sont communs aux apôtres de tous les &ges. — Bossuetel les dragonnades. Torquemada et Robespierre. — Rôle funeste des philantropes dans le monde. — Pourquoi les anarchistes ne doivent pas être confondus avec les aliénés ordinaires et les criminels. — Appoint fourni aux apôtres par les diverses classes de dégé> nérés. — § 3. Propagation de la croyance dans les foules. — C'est dans les foules que toutes les conceptions politiques, religieuses ou sociales, enfoncent finalement leurs racines. — Caractères des foules. — Elles n'ont jamais pour guide l'intérêt personnel. — Cest par les foules que so manifestent les intérêts collectifs des races. — Les œuvres d'intérêt général exigeant un dévouement aveugle sont accomplis par elles. — Violences apparentes et conservatisme réel des foules. — Ce n'est pas la mobilité, mais la fixité qui les domine. — Pourquoi le socialisme ne saurait les séduire bien longtemps 93
§ 1. Fondements théoriques du socialisme en Allemagne. — Formes fidenlifiques du socialisme allemand. — Différences entre les principes du socialisme allemand et ceux du socialisme latin. — Le rationalismo latin et la conception évolutionniste du monde. — Partis de principes différents, les socialistes latins et allemands arrivent à des conclusions pratiques idonticpies. — § 2. Evolution actuelle du socialisme en Allemagne. — Voies artiûcielles par lesquelles l'Allemagne
est arrivée à un concept socialiste analogue à celui des Latins. — |
Transformations produites dans l'àme allemande par le régime militaire universel. — L'absorption progressive par l'Etat en Allemagne.
— Transformation actuelle du socialisme en Allemagne. — Abandon des anciennes théories. — Formes anodines que tend à revùlir le socialisme allemand 113
S I. Les concepts de VÉtat chez les Anglo-Saxons et leur psychologie, — Ce qui importe pour un peuple, ce n'est pas le régime politique qn'W adopte» mais sa conception des rôles respectifs de l'individu et de PEtat. — L'idéal social des Anglo-Saxons. — Cet idéal reste le même t>our eux sous les régimes politiques les plus divers. — Les caractéristiques mentales de l'Anglo-Saxon. — Différences entre sa moralité privée et collective. — Solidarité, énergie, etc. — Les diplomates anglo-saxons. — Comment les qualités do la race sont entretenues par l'éducation. — Caractéristiques de l'éducation anglo-saxonne. — Kes résultats. — § 2. Les idées sociales des ouvriers anglo-saxons. — Comment se font leur instruction et leur éducation. — Comment ils deviennent patrons. — Rareté des déclassés. — Pourquoi le travail manuel n'est pas méprisé chez les Anglo-Saxons. — Capacités administratives des ouvriers anglo-saxons. — Comment ils les acquièi-ent.
— Les ouvriers sont fi-équcmment choisis comme juges de paix en Angleterre. — Comment l'ouvrier anglo-saxon défend ses intérêts contre les patrons. — Aversion de l'ouvrier anglais pour l'intervention de l'Etat. — L'ouvrier américain. — L'initiative priv«^e en Amérique.
— Le collectivisme et l'anarchie on Angleten^e et en Amérique. — Leurs adeptes ne se recrutent que dans les métiers inférieurs exercés par les ouvriers étrangers les moins capables. — L'armée des socialistes aux Etats-Unis i22
§ 1 . Comment se détermine le véritable régime politique d'un peuple. — Nécessité de remonter aux racines des institutions pour en comprendre la genèse. — Comment on arrive à saisir derrière les institutions apparentes, les bases réelles d'un gouvernement. — Les institutions théoriques ne sont souvent que des vêtements d'emprunt. — § 2. L'état mental des peuples latins. — Ce qu'il faut entendre par peuples latins. — Leurs caractéristiques. — Vivacité de l'intelligence.
— Faiblesse de l'initiative et de la volonté. — Culte apparent de Tégalité et indilTérence pour la liberté. — Besoin d'être conduit — Influence des mots et de la logique. — Opposition entre l'esprit anglo-saxon et l'esprit latin au point de vue de la logique. — Conséquences. — Développement de la sociabilité chez les Latins et faiblesse de la solidarité.
— Les qualités qui ont donné jadis la supériorité aux Latins deviennent inutiles aujourd'hui. — Rôle du caractère et de l'intelligence dans le développement des civilisations 139
§ 1. Comment se fixent tes concepts des peuples. — Nécessité pour les peuples de se plier à des traditions puis de pouvoir s'y soustraire. — Peu de peuples ont possédé la plasticité nécessaire pour réaliser la double condition de la variabilité et de la fixité. — Impossibilité de se soustraire au joug de la tradition quand ^le est trop fixée. — Puissance du principe d'autorité chez les Latins. — L'autorité politique et religieuse. — Pourquoi les peuples latins n*ont pas eu à souffrir de leur soumission aux dogmes, traditionnels d'autorité jusqu'aux temps modernes et pourquoi ils en souffrent aujourd'hui. — Instabilité forcée de leurs Gouvernements. — § 2. Le concept latin de l'État. — Le concept de l'Etat est identique en France dans tous les partis. — L'ancien régime. — La Révolution n'y a introduit que de très faibles changements. — Détails de l'administration sous l'ancien régime. — Intervention constante de l'Etat dans les moindres affaires sous l'ancien régime. — Exemples divers.
— Le développement actuel du socialisme chez les Latins représento l'épanouissement de leurs institutions passées et de leur concept de l'Etat 1U