Première Partie. — Critique de la pénalité actuellement infligée aux
criminels • 251
Article I*»". — De la peine de mort 25 !
l» La peine de mort, comme punition, est injuste, étant appliquée à des individus privés de sens moral, qui n'ont pas pu
Googje
vouloirs! décider le crime par le libre arbitre, ei qui ne l'ont voulu que par leurs désirs seulement; 2» La peine de mort, comme vengeance, est immorale, et, de plus, cette vengeance est cruelle ; 80 La peine de mort, comme épouvantail, est inutile ; elle n'empècbe pas le crime, soit ches ceux qui le commettent sous rinfluence d'une passion violente , soit chez ceux qui le commettent froidement. Motifs et faits à l'appui de cette inutilité; 40 La peine de mort est dangereuse par le mauvais exemple qu'elle donne. — De la peine de mort appliquée an banditisme. Causes du banditisme. — Moyens rationnels capables de le ^aire disparaître. Les moyens de rigueur sont constamment restés 'sans effet sur cette maladie morale.
Article II. — Du bagne 317
Étude psychologique sur les forçats 317
Article III. — De la prison en commun 32 3
La prison en commun est dangereuse par le fait du contact des criminels , alors qu'aucun moyen n'est mis en usage pour les améliorer. — Ce n'est ni par la discipline obtenue au moyen des châtiments, ni par le travail, ni par l'instruction^ que l'on peut modifier la nature instinctive des individus mal conformés moralement, c'est par la culture des sentiments moraux.
Article IV. — De l'emprisonnement cellulaire 329
Dangers moraux et physiques de ce système. — Comme aggravation de la peine, il est injuste.— La sévérité des châtiments n'a jamais produit les bons effets qu'on en a attendus. — En l'absence de toute base scientifique, la sévérité plus ou moins grande avec laquelle le criminel est traité, dépend des sentiments qui animent les magistrats, ce qui est très-vanable. — A une maladie morale, il faut un traitement moral et non des châtiments.