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verre, telle qu’elle s’effectue dans une importante usine de la région bordelaise. Ici ne sont jugées que des aptitudes sensori-psycho-motrices. Elles le sont par le médecin de l’entreprise qui demanda au préalable l’avis d’un psychotechnicien dé la Sécurité Sociale en ce qui concerne l'établissement de la batterie de tests. Ces postes demandent une habileté manuelle, le coup d’œil et une absence de tremblements. Les candidats subissent :
— le test du tourneur, appréciant la coordination des mouvements et le tremblement;
— le test du coup d’œil de Soulé, consistant à prendre des séries de figures géométriques de dimensions très voisines et à les replacer dans leurs cases exactes. Il décèle le coup d’œil, l’appréciation des volumes, l’habileté manuelle, l’ordre;
— le test des rondelles de Piorkowski, déjà vu, est utilisé surtout pour les décorateurs.
Les résultats sont ici difficilement chiffrables, l’apprentissage et le rendement sont certainement moins longs.
Nous n'avons donné cet exemple que dans le but de montrer un examen psychotechnique simple et rapide (il demande une demi-heure environ). La question du conirôle de la psychotechnique sera étudiée sur un plan général.
Recherche des causes psychologiques des accidents du travai!
Il est logique de s’émouvoir devant un ouvrier victime de plusieurs accidents du travail, soit pour des fins humanitaires, soit pour des fins économiques, et d’en rechercher la prévention. Le facteur machine, le facteur ambiance, le facteur biologique étant exclus, il reste le facteur psychologique. Le psychotechnicien va l’analyser.
in praticien, il fera subir à l'intéressé un examen ordinaire de sélection.
En théoricien, il étudiera des populations de sujets fréquemment blessés et les comparera à des populations de sujets n’ayant jamais eu d'accident.
Ici encore c’est LAHY, avec la collaboration de $S. Korx- GOLD, qui écrit sur le problème des idées objectivées, concrétisées avec l’aide de la psychotechnique.
Les auteurs, au laboratoire du Réseau du Nord (c'était en 1935) prirent deux groupes de sujets
le groupe À comprenait 200 sujets, hommes d’équipe, fréquemment blessés;
le groupe B comprenait 300 sujets, hommes d’équipe, Îñ’ayant pas eu d'accident. ;
I1 les étudièrent avec les tests d'attention diffusée, d’attention concentrée, et le Tapping-test précédemmen décrits. [Il s’aperçurent
-— que dans tous les tests où la rapidité du travail n’était pas imposée, c’est-à-dire sans état psychologique de précipitation, le groupe À égalait le groupe B.
Si le travail était complexe, le groupe A perdait en rapidité au bénéfice de la précision;
— que les tests où le groupe À était inférieur au groupe B étaient ceux qui imposaient :
soit un rythme déterminé,
soit une limite-de temps au delà de laquelle la réaction est cntravée par l’apparition de l’excitation qui suit, c’està-dire nécessitant une souplesse de réadaptation.
Il y avait donc un facteur de précipitation qui faisait perdre au sujet sa maîtrise de lui-même.
D’autre part, quand la cadence: augmente, la précision diminue chez tous les sujets, avec infériorité du groupe A sur le groupe B. S’il ne faut que la rapidité, le groupe A égale le groupe B.
Et les auteurs de conclure
« Il est à supposer qu’au moment où un danger se présente brusquement, soit sous forme d’un obstacle, soit sous