LIMITES DE LA PSYCHOTECHNIQUE
C'est DE BEAUMONT lui-même qui les fixe :
QI ne faut pas lui demander plus qu’elle ne peut donner. Il restera toujours en cette matière, une inconnue, celle des réactions affectives de l’homme à la suite d’événements ignorés où de modifications biologiques. En effet, celui-ci est loin d'être constant, étant un composé fort disparate de tendances héréditaires et autres, sur lesquelles il est difficile d'obtenir en un temps réduit des indications très détaillées. »
Le psychotechnicien au mesurer les aptitudes mentales d’un individu. C’est une de ses raisons d’être. Or nous avons déjà insisté sur les interréactions du corps et de l'esprit. Les interréactions présentes, au jour de
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l'examen, sont déjà assez complexes, peut-on pronostiquer avec certitude les interréactions futures ?
L'évaluation de l’homme total, à laquelle doit tendre l'examen qui décidera dans bien des cas de l'avenir professionnel du sujet nécessite entre autres garanties celle de la connaissance de l’état physio-pathologique du sujet et en particulier de $es aptitudes sensori-motrices.
Il faut, en présence d’une particularité anormale, nerveuse ou sensorielle par exemple, remonter à la cause et être en mesure de porter un jugement sur ses possibilités d’aggravation, d'atténuation ou de disparition. Le Psychotechnicien, malgré sa formation para-médicale, trop rapide, ne peut le faire à bon escient. C’est ainsi qu’il ne sélectionnera pas à cause de sa lenteur de geste et d’idéation, un hypothyroïdien qui, soigné, pourrait faire un métier exigeant de la rapidité. Pourra-t-il prévoir une modification du caractère d’un dyspeptique ou d’un ‘hépatique sous l’influence d’un traitement médical ?
En matière de réorientation, l'étiquette « ancien tuberculeux » a-t-elle la même valeur chez un ancien « cavitaire bilatéral » ou chez un ancien «primo-infecté » ayant fait seulement quelques mois de sana ?
Par ailleurs, combien d'examens sont faussés parce qu’on n’a pas tenu compte d’une angine ou d’une fatigue passagère que l'intéressé n’avoue pas de lui-même mais sur laquelle son hypotension passagère aurait attiré l’attention du médecin.
Même en envisageant la Psychotechnique sur son propre terrain, nous avons vu qu’elle était sujette à des erreurs, erreurs involontaires certes, qu’il faut mettre sur le compte de son jeune âge. Elle n’est pas encore une panacée universelle et ce n’est pas toujours par un examen de quelques heures que l’on pourra analyser un individu et en faire une synthèse. Les tests ont encore une valeur relative. Un sujet n’a pas obligatoirement les mêmes réac-