HONNEUR ST AMITIE
répondra qu*il faut lui inspirer Famour des saintes lois du commerce et de la morale; mais comment pourront-ils discerner le parti de la sagesse entre ces Girondins et ces Montagnards qui s'envoient à Tcchafaud? Un anti-philosophe répondra qu*il faut lui inspirer l'amour des princes légitimes el la haine des usurpateurs. J*y souscris , mais Tibère et Caligula , Claude et Néron n'étaient-iis pas des souverains très légitimes, et faut-il aimer ces quatre monstres?
11 y a donc bien des côtés faibles dans nos dogmes patriotiques; il n'y en a point dans ceux de l'Harmonie qui forme Tenfant à aimer le genre humain entier et l'uni (é sociale qui est seule garante du bonheur de tout le genre humain.
Mais comment élever l'enfant de 9 ans à des spéculations si sublimes, si fort au dessus de sa portée? Il ne peut pas encore, dans ses vues, embrasser le genre humain entier; il ne connaît guère que les relations de son canton et des cantons voisins. C'en est assez : il n'est pas besoin qu'il en connaisse davantage; car, do quoi se compose l'unité? du jeu des 4t |)assions. Or, comme il en est 3 distributives qui dirigent les 9 autres, il n'y en a que 9 à équilibrer, les i affectives et les 5 sensitives ; et Téquilibre se borne réellement aux i affectives , car si elles peuvent manœuvrer en plein accord dans le jeu des séries, il y aura plein accord dans le développement des 5 sens. Dès-lors il sui&t d'équilibrer les i affectives, dont 2 seulement sont connues de l'enfant. Il n'est eusceptible que d'amitié et d'honneur ou ambition. Il ignore et doit ignorer les jouissances d'amour ou de famillisme. Son éducation de cœur ne doit donc porter que sur les S passions d'Honneur et d'Amitié, qu*il faut porter au plus haut degré chez tous les enfants.
On y procède par une corporation dont les statuts exigent l'héroïsme d'honneur et d'amitié porté au plus haut degré. Mais sur quoi s'exereera l'amitié? 11 n'y a point de charité à faire en Harmonie, point de pauvree. Il y a des malades» en petit nombre, et à qui on donne les soins les plus assidus; mais ceci est l'affaire d'une corporation plus âgée, celle des infirmistes, dont nous parlerons en équilibre d'amitié. On ne pourrait pas confier à des enfants le soin des malades. On leur affecte seulement la branche d'amitié collective, qui est de leur compétence, l'exercice des fonctions immondes. Bn leiiKlopUmt, ilf eo dispensest la masse entière de la disse
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