‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 128 sur 136 · VICES DE LA DIVISION DÉPAETEMENTALE · texte numérisé non relu

VICES DE LA DIVISION DÉPAETEMENTALE

rien n'aurait été plus facile, dans une division par bassins, que de donner le rang de capitale aux villes qui le méritent, comme Reims, et réduire au rôle convenable vingt bourgades. Saint-Lô, Privas, Guéret, etc.

Par exemple, la ville de Reims aurait en ressort, ou le bassin (TOUe-Aisne^ comprenant les trois districts : Haute- Oiie, Laan; Haute- Aiêne^ bbims; Basse- Aisne ^ Compiègne;

Ou le bassin de Marne , comprenant les trois districts : HeMe-Aienê^ Reims; Haule-UarM^ Chaumont; Mi-marne y Qiaalons.

Ce serait un tableau fort intéressant pour la France entière que celui des communes lésées dans la distribution faite par rassemblée constituante. Voyez à ce sujet la note (4).

Les termes correspondants c^, o*, de la série devront présenter de même six départements contrastés trois par trois, et signaler partout un chaos de ridicules et d*injustices. Quel motif de refuser une cour d'appel à Nantes? On en crée une de 700,000 habitants à Bourges, qui n*avait point de parlement : ne pouvait-on pas en créer une de 850,000 pour Nantes et Vannes?

Après avoir controversé ainsi sur tous les départements examinés trois par trois, quatre par quatre, cinq par cinq, eelon leurs contrastes ou similitudes, on exercera Télève ^ iiire une division régulière, une répartition juste des établisse-

(4 j Sous le règne de Bonaparte, on reconnut très-franchement que la ville de Montauban avait été oubliée; ce fut le mot dont se servit rarchi-chancelier dans son rapport; ow bliée dans la répartition des chefs-lieux , et qu^elle en inéri* tait un. On en citerait cent d'oubliées, y compris les petites villes, comme Salins et Pézénas, qui méritaient si bien un cbeMieu d'arrondissement.

De tels oublis n'auraient pas lieu , si on observait la règle êumm cuique , et qu'on chargeât les géographes de faire les divisions territoriales. On confia celle de France à un comité d*avocats ! Examinons comment un géographe aurait dû opérer. Je choisis pour exemple la province de Bretagne réduite à sa limite naturelle, la péninsule, terminée aux versants de Ck>uesnon et Vilaine, moins le bautrbasiio de Tlsac.

-préfet:^

2àO CORIlECTIOl* DE CKTtE DIVISION.

ments el une nomenclature aussi exacte que les oAlres sonl confuses. N'ost-c* pas beurter lo sens commun que do placer

C'est une régi ou do 2,1)00,000 âm^; en voici la diglribuUoR régulière :

Région de BRETAGNE , troii prorinc» et neuf lUtlneti.

Capilale, RENNES, siégo du baut-préfcl.

Sous capitule, Ponlicy, si^oduco-pnStet.

Province de toVILANE, eapiUilt. RENNES.

D. la Basse-Vilano , RBNHEâ, 300,000 haut préfet.

D. la Basse-Vilane, Redon, 200,000 Tic«-pré/el.

D. la Ranco, Sainl-Ualo, 230,000 vice-préfet.

Province de l'AON , capilale. Morlaix.

D. le Haut-AoD , MoRL*i\ , 3Ï£>,000 préfet,

n. le Bafi-Aon , Breit , 200,000 *ice-pi

D, IcTiieiiï, Sain(-Rriei>c , 225,000 vice-prétet.

Proviâee du MORBiUAN, capitale, LMim.

D. le Blavot , . LoKinn, 339,000 [Hrffet.

D. rOder, Quimp«r, *75,000 vice-praot.

D. l'Oust, Tannet, 300,000 TÎca-préteU

Environ 37 SOUS -préfectures et <8 aous-préleU pour les 9 districlâ, subdivisés chacun en 3 souB-di stricts.

Dans cette division naturelle par bassins, lou[«a les villes soDt équitablement réparties. On trônerait partout mdme convenance. Ainsi le bassin ouprovioca de Somme elCancbe (700,000 âmes] donne naturellement les 3 districts suivants : D. Haute Somme , Saint-Quetain, 3SB,000 vies-préfet. D. Mi-Somme, Amibns, 260,000 préfM.

D. Basse-Somme, ^biiBith, «25,000 vice-prëW.

Le bassin d'Adour, Bidasse et Eyre, 900,000, donne les i districts :

D. le Bas-Adour, Batoiinb, 350,000 préfet.

D. laHidouie, Monl-Uartan, 300,000 vice-préisL D. le Haut-Adour, Tarim, 326,000 vice-prétet.

D. les Gaves, Pau , 336,000 vice-piéfeL

Il BÛl été bien aisé de faire une distribution judicieuse, commode et équitable . en suivant l'ordre naturel , les bwsins. Hais si l'on charg» les avocate de faire les diyisiaii territoriales, il faudrait donc confier les causes et plsidoiria «ox géographes. Swm eutqvi.

UB8 OCTAVES EEDOUBLKBS. 284

l9 Haut-Rhin à Colmar et le Bas-Rhin à Strasbourg, quand il est évident que lé Haut-Rhin est à Coire et le Bas-Rhin à Veeel ?

Que signifient les noms de Manche et Côtes-du-Nordf La Manche est à Boulogne et Morlaix aussi bien qu*à Saint-Lô ; las côtes du Nord de la France amputée sont à Calais et non pas à Saint*Brieuc. N'est-ce pas un monument de confusion, une tour de Babel, que cette monstrueuse distribution de provinces, de noms et d'établissements, et surtout le mot dépturtimenl, nom aussi dépourvu de sens que celui de province est précis?

44^ Lbs octàvbs RBDOUBtéBS sorout le plus précieux ressort de Mnémonique. Cette distribution, tout à fait inconnue, ast eelle que Dieu emploie dans les hautes harmonies de la nature, comme le système planétaire, qui est une octave redoublée.

Tout musicien connaît les octaves simples, formées de treize sons, dont les rapports et relations sont applicables en Mnémonique. Par exemple : si Ton forme Toctave suivante composée de treize principaux lacs de Suisse et dltalie :

ut ré fa sol la

UT ré mi fa sol la si UT

H5fc8s?Pto--Ki:p?»t]s:j?it I- lis.' §3

On trouve d'abord dans cette octave trois sortes d'anale* gies favorables h la mémoire, ce sont :

4<* La rencontre des petits lacs sur les cinq notes diézées;

^ La rencontre des grands lacà sur les huit notes prononœes î

3* L'unité des pivots uT et UT, auxquels correspondent des lacs homogènes en propriété ; tels sont :

Les lacs de Genève et Constance, les deux plus grandes rivières de Suiise, et les UcsTrasimène et Fucin, identiques

cBftmeeteii iMlemeiit; lin na tttia rioi , ralro A poi

Dfès nOD*

Oatra oeB trois iooords on ponmdt en itablir tfailni «o tiero0, qnarfe, quinte» etc. : la dlitribnHen pir odife ioviit donc doB eppnli à ta mémoire. Lee noyens de eoufeuir toit bien antrement nombreux et Ttriéi daninnedoiibleneteti à trente^benz pièces.

Un musicien qui conntft ks nppofts de rotibm rinpb à treize tonches, apprendra bien Vite A former nne donUs octaTO il 3S toncbès el lés pivota. Sane In lammaissanne de cette distributioD, l'on ne peut comprendre :

Ni le système et les retatiens desplanèles commeSi

191 reflôplaoement des quatre qui reetont A déeosvriiv

Ki le cadre te lettres de ràlpbribèt, par 3S et pirotahs: A, «; d, 0,

Ni le cadre des races humaines en 3S espèces et les pitotales.

Aussi nos traités de Géographie ne peorcnt-ils parvenir à classer les races humaines, encore moins à comprendre quel est le but de leur variété. Dans l'ouvrage de Menteile et Malto-Brun on ne compte que vingt-une races; entre autres omissions, Ton n*y mentionne pas TAlbinos, Tune des plus remarquables ; car les Patagons, Lapons, Albinos et Grosses- Jambes sont les quatre qui peignent en sens inverse les propriétés de la race future , ou rmee p'effèt^ dont \e Grand- Frédéric eut un pressentiment confus quand il voulut former uno raco plus parfaite, en mariant des couples de haute stature. Il n'en obtint rien; c'était opérer en mode simple, et la greiTo doit opérer en mode composé, croisant plusieun» races différentes.

42* Les nomenclatures allégoriques. Nous employons en astronomie les distributions et noms allégoriques ou constellations; c*est une métbodo fort applicable à la Géographie (4).

(1) Les noms allégoriques plaisent aux femmes et surtout aux écoliers, tous prodigues de sobriquets et noms emblcmatiquos. En voici quelques uns dispo^ par couples et quadrilles contrastés. Je choisis de préférence les laça, parce qoe

lECON sua LES lAGS. 283

Ainsi, en donnant leçon sur les montagnes les plus remarquables de l'ancien continent, on peut citer d'abord le quadrille de rois anarchistes» se disputant la souveraineté : un couple en Europe , le MontBlanc et le Mont-Rose ; un cou-

c'est le sujet le plus négligé et pourtant le plus fécond en applications à la politique et au commerce.

!• Le grand Harpagon, lac Aral ; S« Le petit Harpagon , lac Barby ;

Bo Le vrai Libéral , lao Parima ; 40 Le plat ÉgoUtt, lac BaOul ;

80 Le St-Honmty lac GénéMreth ; €<> Le grand Diàblt, lac AsphalUde i 1 70 Le couple de bon ton^ lacs Tongting et Poyang en Chine \ \ so Le couple de maûvaie ton , lacs Van et Ormia en Perse.

Je me borne à ces huit, faute d'espace pour les détails explicatifs. VAral reçoit plus qu'aucun lac d'Asie et ne rend pas même un courant navigable. Sgn petit voisin , le Barby ^ salé comme lui, reçoit beaucoup et garde tout : ce sont deux Harpagons. Quant au lac Parima , en quel sens est-il vrai libéral? C'est qu'il reçoit peu et donne des deux mains , un canal à i'Orénoque, un à l'Amazone.

Le Baikaly plat en sa forme, l'est encore plus par son égoïsme; il n'est utile qu'à ses riverains et gêne en tout sens les relations.générales. Il barre la grande route d'Europe en Chine, qu'il abrégerait de cent lieues s'il était tourné à contresens , placé en équerre sur son bassin actuel. LMngara , son dégorgeoir, est une issue difficile qui ne verse pas moitié de ce que le lac reçoit; enfin les glaces dont il est long-temps obstrué et les phoques dont il est peuplé , le rendent incommode et dangereux aux caravanes. Il n'est utile qu'à ceux qui l'entourent.

Le lac de Génésareth a porté les barques de Jésus-Christ et des apôtres ; il contient et alimente le Jourdain dont les eaux ont servi au baptême de Jésus-Christ ; il a figuré dans les scènes de THistoire-Sainte ; c'est vraiment un saint homme de lac, autant que son voisin VAsphallide est dia* bolique.

En parallèle de couples, je nomme îes deux colosses Tan et Ormia, lacs de mauvais ton. Ce sont deux grossiers qui n'ont de relations avec personne, pas même entre eux, quoique voisins. Entourés de personnages de haute distinction, tels que TEuphrate, le Tigre, l'Araxe, ils devraientleur porter un courant navigable, s'entremettre dans les relations;

184 ugan prrnmBSQCKi.

plu m Atft, \i» fit» daSiCan et de l'Himalaya. Le Mon t- Boga faot iDjonrâ^oI dfcn^ncr le Dont Blanc ; msis ti-ton UVTériBé In baulann? Comment le croire, quasi! lesiifa^ irtf^« n'ont Jmntia pu l'eccorder sur celle du Man(-B!anC| tant de fois mararéT

■ àm floinw «t te ^U» I osiM Ame

AiiaDBMirela>dàiit9wltlaeidk(34wK . ^

de ■odabilité. Placé! icMdvsmdlaiiTtliaiB, fta«^ bAreot point la mvipfioB ; ih la iVTCBt m j portant aa boan eaul. lia aont poatéa de awû^ à boidar hmaâai' paox dwmlu «au leor caoer aoon dUoor, et A udaair roption dea voie* de terre oa d'em. De nlMÂlNnt Ica lÂ- 0àia brAlantea du midi de la Odaé. On ne aaarahtvover deux lacs plus oOlcieus ; ils aont modAlen des bonnes manièn» commes les deux précèdeota le sont dw manvaiaes.

Ces leçons pittoresques, appliquées aux montagnaa et caps, lacs et marais, fleuves et fontaines, ports et éciieiJs, archrpeb et volcans, sont des moyens d'initiative propres i amorcer l'étudiant, l'engager dans les détails d'un geare comme les lacs. Lorsqu'il les connaît, on l'exerce, en gtiise de répétition, à former des octaves de caractère -. octave de fontaines célèbres où figureront Hippocrëne, Caslalîe, Aréthuse,TaucIiiBe ; octave de monls sacrés, tels que Sinaï, Ararath, Liban, ?outala ; octavu ile monts romantiques, (eb que Parnasse, Pi^ nus, Pinde, Iléticun ; octave de lacs romantiques, tels que Genève, Majeur, Mœris, Calédonien; octave de lacgmalotrus, tels que cciu de Finlande et autres qui auront en pivot le Mabtni Symétrique, le iac Histassin, bifourchu, biscornu, à double paires de cornes rangées en caps opposés, et double trident de golfes.

Les noms allégoriques s'appliqueront en Byslèrae général à toute ,1'liistoire naturelle quand la théorie des Caute$ tu Crialion aura expliqué las tableaux emblématiquement présentés dans chaque animal, végétal ou minéral. L'allégorie est donc un beau moyen on Mnémonique. Il faut dans l'enseignement être muni de toutes ces ressources, a&n do pouvoir, ■elon les goâls de chaque élAve,

r«Mr da grave «a doux , ia plMimat an aritto.

LES DEUX POUTIQUEB. 285

Si rinstitutaur sait employer à propos les dirers moyens proposés, faire choix de ceux qui conviennent à chacun, éviter la marche uniforme des écoles et des traités, appliquer toujours une aclion à l'enseignement, il suffira de deux mois de leçons pour conduire au but un étudiant d'intelligence ordinaire.

En terminant ce tableau des douze moyens, il est bon de redire que leur emploi se bornera à deux ou trois adaptés au goût de chaque étudiant et laissés à son choix. Quant aux deux suivants G et D, ils seront applicables à tout le monde, surtout le moyen D.

C. Les deux politiques, la iimple et la composée. On ne connaît pas la composée^ au moyen de laquelle tout souverain puissant, comme sont aujourd'hui ceux de Russie et d'Angle* terre, peut faire en cinq ou six ans la conquête du monde entier. Bonaparte aurait eu grand besoin de connaître cette politique ; ** elle n'opère que par voie d'affection et d'entraînement. <'

On ne sait jusqu'à présmt employer que la iimple qui opère par contrainte et spoliation, irrite les peuples conquis : aussi les cabinets d'Ângleferre et de Russie, en voulant opérer sur TAsie, bloquée par eux au Nord et au Sud, n'ont-ils môme pas pu Tassujétir à des relations commerciales, ni s'emparer de la Corée, citadelle d'Asie, d'où ils auraient influencé la Chine et le Japon.

Le pays le moins intéressant du globe, le grand désert de Gobi, flxera l'attention si on le lie à une action politique et commerciale tirée de Timpéritie du cabinet russe qui n'a pas su établir dans ce désert la route directe de Kasan à Példn par le lac Saisan et le revers de l'Altaï; la route d'Orembourg au Tonquin, en longeant les lacs Aral, Lop et Hara, et tant d'autres comaïunications que la Russie aurait établies, si elle eut su organiser la fédération Tartaro-Russe, faire pour la conquête de l'Asie le quart des dépenses qu'elle fait en harcelant sottement l'Europe, attaquant depuis cent ans les Turcs, et manquant aujourd'hui la plus belle occasion de reléguer dans les déserts d'Arabie cette race de tigres à figure humaine.

Ces détails exerceront à juger les hommes et les choses, à se convaincre que les fameux cabinets de Pétersbourg et de

I^SlThuapAte de coooraiIrvBidvi Md, tti^ij^ pdiSm tinvle à liifvde Us M lOAl bor^

UNI d?iAi»t. «0 oaa denc^ puiMmoH a'jwwlipt.m

liie? rambavadeur Jord Amhent, à.PéUii, mL waamé M it^mmûV»^ hnmt la terre eit rewojé.dani me eap tirfl^a. L'amré de Bnaiîe ^ iWOttéciMileKaiidaiaûi«(it nwfoyé aodietiié ; oadMîbtea fi on lu fart antaner tii; ^Mflid U ta:vffûpûiar «L Kei^ de Jbrawr ciiD la Baari^ te fMMdf liimf tfi fOMi i 11

La Biysie, avec iO/HM) bommaa, une foriaraaaa el hm aaoadriUeàli pdnto no^àMial dn lao Aral, powiiil PH>ffoéatr oÉkta goopaaille Wlrgalm^ e( iTaiaerer m eoiHMrae régulier avecl*lDdoataa. MtaiaitaûUtéedaoMdalftCUBe, où» areo une année de 7,000 homiMa» eOe allail obteolr la limite du fl«u¥e Amour* sans une intrigue dea miiBîonnaîraa de Pékin, dont le général russe fut la dupe.

Si rAngleterre savait 8*emparer de l'Ile Formose, ooeuper aussi l'Ilot Fongma à la pointe de Corée, elle pourrait avec deux grandes forteresses et 4 0,000 hommes de dé2»rquement réduire la Chine, la foroer à entretenir 300,000 hommes pour la garde des côtes, et à concéder la liberté du commerce. Gomment des puissances qui opèrent si maladroitement peuventroUes se vanter d'avoir des hommes d^état?

La Politique étant le but du plan d'études géographiques, on doit y ramener l'étudiant sur chaque sujet. S'agit-il d'une province, d'une rivière? il faut allier à la leçon quelques dé* taiis sur la spéculation politique et commerciale dont ce point peut être l'objet.

En outre, il faut enseigner la politique de caractère, celle qui convient à chaque nation : par exemple, il ne suf&l pas de savoir quels sont les intérêts de la France, il faut aussi savoir qu'elle est dans l'usage dô faire toujours le contraire de ses intérêts, parce que l'absence d'esprit public la met toi^'ours à la merci de tous les traîtres qui veulent la vendre; ils sont assurés de l'impunité en payant un journaliste el un chansonnier pour transjformer les duperies politiques en mesures salutaires, et les désastres en amuseltes. Aussi le seul plan convenable aux français serait^il de se concentrer, s'attacher à obtenir de bonnes limites et a'isolerde

TBÉORIB VtS CAUSES ET DIS VIIIS BN CtKATIOUf . M7

toutes les entreprises extérieures qui, entre leurs mains, finissent toujours par d'épouyantables catastrophes sur terre et sur mer.

D. Un moyen très-inconnu pour accélérer les^ études géo* graphiques est la tbéobib des causes tt des pins en ceéa- TiON. Les leçons en ce genre no peuvent être données que par rinventeur de cette nouvelle science encore inédite. Sans ces documents, il est impossible à l'étudiant de rien concevoir à la structure des continents ni à celle de l'univers. Comment expliquer cette bizarre disMhuîtùH qui condamne à un deuil étemel tant de belles régions , des fleuves de 800 lioues de cours, comme TObi, le Jénissé et 1* Amour? cette eréaiian , qui a meublé d*étres odieux les terres, les mers et les fleuves? cet état de choses qui livre les plus belles contrées du globe aux sauvages, aux tigres et aux barbares pires encore? Un tel désordre est-il bien le but du Créateur? n*8-t-il pas formé quelqu'antre plan dont Texé* cution est prochaine ? et quel sera l'état du globe après cette restauration? Cest une théorie très à portée des femmes, et chacune d'elle pourra, après quelques leçons sur ce sujet, enseigner aux aigles du monde savant le système de la nature, qu'ils se désolent de ne pouvoir pas pénétrer.

D*aprè8 les facilités d*étude que promet la méthode eX' posée , on voit que les sciences dites Géographie, Statistique, Politique , etc. , qui étaient l'effroi de la jeunesse et sur* tout des femmes, peuvent maintenant les intéresser, figurer au début de l'éducation et acheminer à beaucoup d'autres connaissances.

On engage une jeune personne à lire des ouvrages historiques, des traités d^histoire naturelle ; mais quel intérêt peutelle prendre aux événements et productions de pays qu'elle ne connaît pas ? Il fallait trouver un moyen de la familiariser avant tout avec la Géographie.

 défaut, le sexe repousse les sciences et borne sa lecture aux romans; on n*a pas encore su balancer Tinfluence de ces ouvrages parasites , faire naître chez les femmes le désir d'effleurer les sciences utiles, d'en connaître au moins la su-

Srwih B*ki mf"!" *"■ ilimw-ilT" , lî tnlaidaiiBa, vVié- ■otfqoB CMop^Uque, MnlMBaot den leçou ptr k 11ni*. HT la 2Mw# d» «WMi M «rrfiK». C«t on wmi ifi^iMiwiiiwtçBr IwMtepM, motte rHpdKidfa,

•tMBdeiDDtt.

, .pB J • il pn llittaBÎ en Géographie que ai l'on que^tioong

■ " " ' lijà.'qui elle aura élé enseignée, aucun d'eui.

' *lur la politique, objet principal de ce gQore ^ ndent comme boussole toutes les soruelti» m; nais perroquolâ, ils oe savoQt en Géograpliis CDBJMaÎDta. . ,

AijoBidInd, rUneattoa doit alUar Ua ntaa 4a Artiatt ■ne cdlea dlBitnittioo. U négpiea ^ bada pdiBea lavM loaaka ngaidi' Tm la PolEtiqua. Dae tcIb d wrigaamat npideence goar* est ourerta;^ doit Bnr l'attanliiimâB cpucooque a déa eofiala k former pour le haataooimwoe, la banque, les lAlas d'homme d'état, fonetioiinairea dlptanatîqnee, admiiiiBtrati& et autres carrièrea oiï l'aa ae peut ^urer araDtageuBeraent sans une coDaaiaUBOe approfondia de la Politique extérieure «t de la GéogrspMe.

Ce genre d'iostruction, vu sa rareté, dooaen im grand relief à ceux qui, l'acquérant eu quelques temaines, seront en état de rectifier les divagatioas nombreuMe dont la Politique est l'objet : à ce titre l'étude de la Hnémowqae-Gtograpbique serrira les personaes de 30 ans mieox ancore qae celles de4fi, etc'estprincipalemeatanxIiomiiHBfutequ'oapeatla recomiD»nder sous double rapport : utililé de circoastaDca •t oèlérité d'enseigoemeot.

L'imreateur ds cette méthode dooue des leçons en TlUe : il ae rendra cbei les personnes qui le feront appeler, et joindra, au besoin, d'autres branches d'enseignement aux trois qui ■ont ici proposées.

<■ Ch. FoDBtBR, rueNenvfr^oMtoch, hdtel St-Roch, 39."

CQfmuaiiTâ DB L'ÉDUCAnOlf GITILISél AVtC hk NÀTUtl.

(1836.-6, oot« 10.— Aa chapitre 17 da JYovpum M^mdê indëêttkl Fourier aoBooee ga'il sapprime quelqoM 4éMi «nr ce «i^el. Fous les râablissoos ici, )

Les innombrables systènies qu'a prodaits la philosophie sar rédocatîon réussissent de moins en moins A conduire Tenfant au but, k lui faire aimer le travail productif, à transformer pour lui les études en plaisir, en faveur sollicitée. On Ta voir ce prodige accompli en régime sociétaire par emploi des séries passionnées qu'il eût été si facile d'inventer pour peu qu'on eût étudié l'Attraction.

L'éducation sociétaire a pour but d'opérer le plein développement des facultés matérielles et intellectuelles, les appliquer toutes, même les amours et les plaisirs, à l'industrie productive. Cet effet doit s'étendre aux hommes, femmes et enfants des 3 classes, riche, moyenne et pauvre.

L'éducation civilisée suit une marche opposée ; elle comprime et dénature les facultés de l'enfant. Le peu d'essor qu'elle leur laisso ne tend qu'à éloigner l'enfant de l'industrie productive, lui inspirer de la répugnance pour le travail agricole et manufacturier. Au village même, l'enfant refuserait tout travail si le bâton du père ne lo rendait industrieux.

Notre éducation dirige donc l'enfant à contre sens de la nature, car le premier des 3 buts de la nature en attraction est le luxe qui ne peut naître que de l'industrie agricole et manufacturière, partout odieuse à l'enfant. Il se trouve en fausse position, en lutte avec la nature, car il désire à la fois le luxe et Toisiveté ; il est passionné pour les friandises, panaches, verroteries, gimbletles, etc., et il répugne l'industrie, source de toutes ces jouissances. Nos soûdisants observateurs de l'homme ne s'aperçoivent pas de ce contresens du mécanisme.

Je vais traiter d'une éducation k Taide de laquelle un «i-

j^ niECOCITE

faut de 5 ans sera vingt lois plus avancé en induatrie qn« m l'est ett civil isntion un jeune cilailin tie ÎO ans; car aujourd'hui dans la classe aisée un jeune homme de 30 ans n'a par lui-même aucun état ; il en apprend un et n'est pas sûr d'y réussir. Sur 10 jeunes gens qu'on élève poor le barreau, il en est 30 qui échouent. Une jouno fille do celte classe est «y core plus étrangère ï l'industrie; k l'âge de 3I> ans elle» Hit Taire autre chose que lire des romans et faire des eofanU. L^n et l'autre sont donc des ignorants comparativement au talent qu'aura l'enfant hannonion de S ans qui saura eierow avec dextérité une vingtaine cio métiers dont chacun lui suffirait à gagner au-delà de sa dépense.

J'ai vu à l'Opéra de Paris une petite demoiselle do Sans, nommée Huard, qui excellait à la danse et à la paniom/me ; elle faisait les dâiiccs du public, elle était bien payée et gagnait plus que son nécessaire- Un enfant peut donc à 5 ans gagner m'cessaire e[ superflu dans une fonction très-difficile, à plus forte raison dans de plus bdles, Or lea enfants barmoaieiu de 6 un Banmt dans i'eierûce de vingt profeaùoos en culture, fabriqne et boauiarts «tte habileté dont je viens de dter no exemple.

On devra ce résultat vraiment mirsculeuz A la propriété qn'ont les séries passionnées d'a[^>liquer au travûl productif dès l'âge de 2 ans tous lea caractèm, pencbaobi, inslinefs et prétendus vices de l'espèce bunuine, et conduire eo tout sens aux 3 buts de l'attraction.

Nos méthodes opèrent ^ contre sens et d'abord elles détournent l'enfant du 4*' but, des voies desanilé et de ricbowe, loze interne et externe.

L'éducation civilisée est contraire à la santé, elle affaiblit l'enfant en raison des frais d'éducation qu'il acoâtés; et pour preuve, cent enfants pris au hasard dans U classe opulent» qui leur donne gardes et médecins, seront bien moins robustes à égalité d'dge que cent enfanis de village à demi-nos, exposés aux intempéries, nourris de pain noir et dépourrot de médecin. Ainsi l'éducation civilisée éloigne l'bomme de la santé ou luxe interne, en raison des efforts qu'elle fait pour l'y conduire. Quelques rares exceptions confirment la règle- D'autre part, les civilisés, même au village, sont moins robustes, moins agiles que les sauvages qui n'ont aucun tj^ ttee d'éducation philosophique. (Je parle des contrées oà k

DES ENFANTS HABMONIENS. 291

Toîdnage des civilisés n'a pas abâtardi les hordes par les relations, les liqueurs fortes, les maladies, etc.)

Cependant parmi les civilisés même on voit souvent des exemples de longévité qui indiquent la carrière que fournira Thomme quand il sera secondé par Téducation naturelle et l'industrie attrayante : il atteindra communément au terme des ultra-centenaires.

Quant au luxe externe ou richesse, les systèmes d'éducation civilisée ne donnent aucun moyen de discerner les vocations industrielles de chaque individu, les faire éclore à temps dès le bas âge, afin que chacun puisse, par une longue pratique et une expérience croissante, servir avec fruit dans le genre d'industrie dont la nature lui a départi l'instinct.

Si le peuple civilisé a tant de dégoût pour le travail, c'est qu'entre autres causes l'ordre morcelé contrarie toutes les vocations et facultés innées. La confusion est si grande à cet égard qu'on voit à peine un centième des civilisés rencontrer son emploi naturel.

La civilisation opère en répartition de travaux comme les moines moraves en répartition des femmes. Ces moines mettent les femmes en loterie, on les tire au sort, de sorte que celui à qui conviendrait une femme de tel caractère, obtient à la loterie le caractère opposé. Ainsi opère notre système d'éducation, il n'aboutit qu'à étouffer les 99/400* des ins* iincts , placer chacun à l'opposé du poste où la nature le destinait.

Et lors même que la civilisation aurait le moyen de placer exactement chaqua enfant au travail où l'instinct l'appelle , ce ne serait remplir qu'un trentième de la tâche, car la nature ne donne pas à l'homme une seule vocation industrielle, mais une trentaine dont 4 ou 5 sont primordiale» et voies d'acheminement aux autres.

Dans l'exercice des vocations primordiales, chacun s'initie volontiers k l'ensemble ou à la majeure partie des fonctions que comporte le travail, mais dans l'exercice des secondaires en industrie, il n'adoptera passionnément que des parcelles du travail.

Si on no sait pas développer au moins une des vocations primordiales dans chaque individu en bas âge , il ne se passionnera pas pour les autres fonctions auxquelles il eût été entraîné par l'influence d'une vocation primordiale, comme

CONFUT D'ÉDUCATION. 29S

qu'ils sont en liberté, et môme chez les réunions d'adultes qu'on voit souvent, à l'issue d'un repas, briser la vaisselle, commettre des dégâts avec une ardeur frénétique égale à celle que les barmoniens apporteront au travail utile.

Cette manio de destruction est l'effet des 2 passions, Cabaliste et Composite qui se développent en contre-marche ou récurrence. Les séries industrielles appliqueraient cette fougue à des travaux précieux , mais elle ne trouve d'emploi aujourd'hui que dans la destruction , parce que l'industrie morcelée n'inspire que le dégoût et ne peut pas sympathiser avec ces deux passions.

J'ai démontré que Féducation civilisée dirige l'enfanta contre-si'ns du 4*' but d'attraction qui est le luxe interne et externe. On prouveraitde même, s'il ne fallait abréger, qu'elle opère aussi maladroitement à Tégard des deux autres bots qui sont les séries passionnées et le mécanisme des passions» et qu'elle ne tend qu'à fausser les facultés corporelles et in* tcllectuelles de tous les enfants.

Nos politiques, fort exigeants en paroles sur Tunité d'action , n'ont pas observé la duplicité vraiment plaisante qa r^ne dans l'éducation civilisée. £lle entremet pour endoc* triner l'élève une douzaine de méthodes hétérogènes , donnant h l'enfant autant d'impulsions contradictoires, lesquelles à rage de puberté sont absorbées par une nouvelle éducation dite Tesprit du monde. Analysons ce bizare conflit.

D'ordinaire , un enfant de classe aisée reçoit dans sa jeunesse plusieurs sortes d'éducations cumulées :

Tableau des éducations civilisées*

{ La dépravante, '•^ ( L'indirecte,

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