‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 132 sur 136 · DUPLICITÉ DU SI MUSICAL · texte numérisé non relu

DUPLICITÉ DU SI MUSICAL

traire des passioDS les plus décriées, les plus | | à nos

yeux. Effet nécessaire du contact des extrêmes, ils s*enge&? drent l'nn de l'autre, et de même que Tagricultenr sait tirer d*un vil ramas de matière stercoraire le principal germe de fécondité et de richesses, ainsi c'est d'un abîme d'ordure passionnelle, c^est de [ ] que nous extrairons la bran-

che la plus brillante de l'universalisme ou foyer d'unité générale. Ces contrastes se rencontrent sans cesse en mécanique passionnelle, et l'on y sera à chaque pas stupéfait de la haute intelligence de Dieu à tirer parti des matériaux les plus abjects pour élever le somptueux édifice de l'harmonie universelle)).

L'inadvertance générale au sujet de la fausseté harmoni* que, l'oubli des principes en distinction à admettre sur ce levier de mouvement est d'autant plus inconcevable que la nature nous en démontre matériellement l'utilité par l'emploi dans un de nos sens, qui est le 5* ou Tact. Il présente

(59, cote 9.)

une duplicité bien évidente, car l'organe de la génération sert en même temps d'émonctoire. Il a été nécessaire que Dieu lui assignât ce double emploi pour abuser les enfants sur remploi de copulation qu^ils doivent ignorer. Voilà donc un sens ambigu sujet à la duplicité. Avant de raisonner sur la justesse de cette disposition cherchons en l'analogie dans quelque effet d'harmonie naturelle et invariable, comme la musique.

Elle établit pareille ambiguïté sur la 5« des 5 notes neutres mineures, sur le it, qui est

Bécarre en gamme ascendante mineure.

Bémol en gamme descendante mineure.

Ce double emploi de la 5* note neutre correspond au double emploi du 5* sens, et de même que la note musicale n<mimée tonique ou ambiguë sert de pivot pour les changements de ton du majeur au mineur, ainsi la 5* touche passionnelle sert de pivot pour le passage d'harmonie majeure en harmonie mineure qui a lieu à l'issue de l'enfance. Jusque-là l'enfant ne connaît en passions affectives que les % majeures Amitié et Honneur. A i5 ans il doit apprendre à connaître les S mineures, Amour et Familllsme, et il faut bien que la

60CIAI. MATteiBL. 3|f

noua habitons : aucun homme sensé ne voudrait accepter, chacun répondrait à Dieu : t G^est déjh trop d*un monde si malheureux où la somme du mal l'emporte ih foi9 sur celle du bien daps tous les détails des 3 règnes et des relations hurpaii)es. Je ne consens à créer un monde qu'autant que vous me dopperez la faculté do le mieux distribuer, d'en retranchçr tant d'immondes et maiïaisantes créatures , comme vos 4 30 espèces do serpents et d'assurer le nécessaire aux hommes, de manière que si LucuIIus est servi à cent mets dans le salon d'Apollon , le laboureur qui fait croître tant de subsistances pour Lucullus , Tartiâan qui dore les lambris et les vêtements de Lucullus , aient au moins sur leur table un inodique service , au moins 2 ou 3 de ces mets qu'on prodigue par cent^i* nés aux Lucullus, >

Telle est la première condition que chacun do nous pror poserait à Dieu s'il nous chargeait de créer un monde ; puis on stipulerait d'autres clauses de correctifs à la malice et la fourberie dos nations policées ; mais tixons-nous à Taffl9lre primordiale qui est l'équilibre des subsistances, Tard'assurer aux inférieurs Thonnète nécessaire. S'il était assuré qu pcuplo il serait fort indifférent que Lucullus c^ Vitellius absorbassent en un repas la subsistance do 100 personnes : ce superflu des grands serait même nécessaire à l'émulation des petits, mais il n'existe ni justice, ni raison, ni ombre d'équilibre social dans un ordre qui assurant au riche cette profusion scandaleuse réduit le cultivateur au- (Jesspys du ^rt des animaux, témoin les paysans français qui vivent d'orties en cultivant le pain et le vin , et qui marcbent à pieds nus portant leurs sabots ^ la main de peur de lç^ i|ser. (^e sort de tels hommes n'cst-il pas cent fois au-dessçus du sort de^ bétes !

Or, si la première idée do chacun d'entro nous, en créant un monde, serait de prévenir l'indigence par une distribution judicieuse des subsistances et d'assurer l'hon n^to nécessaire au pauvre sans mettre pour cela aucune IjQriiQ aux jouissances du riche, peut- on présumer quç Qieu ait oublié de pourvoir au premier | | de

Justice distributive, qu'il ait commis une inadvertance don< rgiigir^ient les hommes les moins instruits, et qu'après qnç éternité employée à créer des univers , dçs tourbillons et (fef fiçbçs , il i|Q9rp qu9 lo prenp^r bespin do I^up} )f9l^it9iltÇ

veau globe sauf à Torgani tons , et jouir de la faculi trouver un meilleur sort ( des moyens que pourront dre à cet | ].

DIEU. Vous opinez sag< première intention est ai à la multitude industrieut un minimum décent. Si v quité fondamentale, je vou oftnAs de créer un mond vous accorde ce pouvoir, dispositions et méthodes q atteindre au but, à Tbarmc

U8 MOBTELS. NoUS VOl

créer soit meublé d*animi humaine en quantité bien la Terre. Au lieu d'y créei insectes qui dévorent et l'i créerons que des espèces

CHANGER LES PAMIONS ! 341

qu'elles ont produit sur notre globe de cailloux et grains de fer.

i>i£U. Cette afQuence de produits ne vous conduira point i Tabondance , car la race humaine qui multiplie en proportion des subsistances , pullulera comme les fourmillières. Dès lors Taflluence de vivres jointe à Tailluence de consommateurs n*aura fait qu'ajouter à la complication du mécanisme et aux horreurs de la famine périodique , les récoltes ne pouvant pas être égales chaque année, selon les lois des 44* et 1S* passions. Avisez donc à des mesures moins illusoires.

LES MORTELS. Nous obvicrous h la famine en donnant aux humains la faculté de multiplier fort peu , nous assujettirons moitié des femmes à la stérilité ou bien toutes à ne procréer que 3 enfants au plus, de sorte que les humains, très-peu nombreux pour des récoltes immenses et faciles , pourront amasser des provisions anticipées et vivre dans l'abondance môme pendant les années de moyenne et mauvaise récolte.

DIEU. Vous n'aurez point remédié à la cupidité des riches et des marchands , qui accapareront ces immenses récoltes , comme ils le font sur votre Globe , et verront de sang froid le dénûment de leurs voisins mourant de faim. LES MORTELS. Nous changerons les passions. DIEU. Qu'osez-vous proposer 1 ce changement n'est pas en mon pouvoir; les 42 passions sont éternelles , immuables, comme les trois principes de la nature , dont elles dérivent Je n'ai pas , tout Dieu que je suis , la faculté de changer les passions ; je ne puis pas vous départir cette prérogative à laquelle prétendent vos philosophes, qui ne s'empressent guères de changer les leurs. Nais un amendement sur lequel vous pouvez spéculer, c'est celui des caractères. Sans les changer quant aux germes ou radicaux , on peut modifier leurs développements comme ceux d'un arbre dont on dirige à volonté les branches.

LES MORTELS. Eh ! bicu , nous modifierons les caractères , nous donnerons aux habitants de ce nouveau Globe des carao tères qui se développeront en sens opposé des nôtres et qui les rendront tous philosophes , tous amis de la morale.

DIEU. De quelle morale ? car vos beaux esprits ont enfanté plus de 20,000 morales contradictoires.

LES MORTELS. De Celle qui prêche la modération. DIEU. En ce cas , vous n'aurez pas besoin de ces immenses

m TOUS «QOqpUWXWi jvm 9teLM17IS.

l4oplte8| 4e çe4 fi^rèta dont les ^les porlanmt anlant d» fruits que de feuilles. Comment one population pou nonhimno ft Qodé^ <laDS les plaisirs des sens et de VJ^sàà , consomnier^V^lle ces produits syrabondants des règnes dhrers? Y^ serai encombrés de fruits et d*ani(naux corrompus q[ni infcoteront |.*air. Ayez recours à quelque voie de bonlieur dilHfaute dé cette modération dont je ne pourrais pas aocorder rasage à votre nouveau Globe nuisqu'elie est eontiahe à l'esssnce des passions et surtout de la 40*.

us MOUTULS. Mous rendrons tous les habitants du nouvesn ^dobe ^nomistes, amis du coinmerce, qui leur ouvrira des dttoucbés pour le superflu.

lUKii. Vous vouliç^ plus haut les rendre amis de la morale qui concilie la pratique de la vérifd. Maintenant vous hs ^tes amis du commuée qui exige remploi du mensonge. Plus iis aimeront le commerce , plus ils seront jaloux Tes uns des autres, acharnés à s'égorger, s'appauvrir et brûler les belles forêts d'arbres fruitiers comme on détruit auxMoluqueslesforêtsd^arbres aromatiques. D'ailleurs quel débouché cet amour du commerce pourrsit-il leur assurer quand tout leur globe nagera dans l'abondanca et quand chacun de ses cantons cherchera un débouché do son superûg? Renoncez donc i vos visions contradictoires sur Tamour du commerce et dç la morale, cherchez une meilleure boussole pour diriger les habitants du ^lobc que vous allez créer.

QUELQUBàMORTBLS. Nous Ics rendrons tous métaphysiciens, tous idéologues, tous convaincus que les sensations naissent des idées par perception de la cognition de la volition de l'intuition do la perfection du perfectionnement de la perfectibilité.

PIEU. Excusez moi , doctes mortels ; tout Dieu que je suis je ne comprends rien à vos subtilités idéologiques.

UN ipÉOLOGDE. C'est pourtant une science qui répand des torrents de lumières sur les modernes !

DIEU. Elles ne répandent pas la lumière dont les hommes auraient besoin, l'art de vivre dans l'abondance. D'ailleure, qupl rapport peut avoir cette abstruse controverse avec le problème h résoudre, sur les moypns d'assurer un nninimon k la classq indu^tri^uso V Voilà je bu( , çt po«r Y arriver ^vertuex-vouA A dâçpaynr qOQlqaes moyens plui» efiica<^

qM9 les précédents. Donnez à votre nouveau Globe d'autres boussoles que la morale, Téconomisme et Pidéologie.

QUELQUES MORTELS. Nous cn ferons un globe d'hommes pieux, craignant Dieu , jeûnant , portant le cilico et la haîre, SQ fustigeant pour leurs péchés et récitant forces prières en un I^n^aso ({u'ils ne comprendront pas.

DIEU. A quoi serviront toutes ces pratiques superstitieuses? il s'agit d'établir sur votre nouveau Globe Tabondanco et la juste répartition. Quand elles y régneront le Jeûne deviendra inutile. Il cn sera de même do la crainte do Dieu. Je ne songç qu'à vous rendro heureux : c'est un motif do m'aimer et non pas de mo craindre. Quand à vos prières en langue inintelligible elles ne feront pas croître un épi de blé. Il en sera de même de vos fustigations et austérités. Tout cela ne va point au but qui est d'établir dans le régime djstributif un ordre tel que le peuple des dernières classes jouisse d'un minimum suOisant.

LES MORTELS, Cependant un de nos éloquents orateurs nous {(ssure que les premiers hommes sont ceux qui prient Dieu.

DIEU. Les premiers sont ceux dont on peut le moins ce passer , ceux qui font croître subsistance pour les oisifs et prieurs. Happelez-vous que votre problème k résoudre est do pourvoir au nécessaire do ces cultivateurs qui sont hoipmes emipemment utiles.

LES MORTELS. Nous établirons sur les fondantes récoltes une dîme destinée k former des greniers de précaution poqr la classe indigente.

DIEU. C'est le 2' soin qui devait vous occuper, car rab04danco est illusoire si Ton ne sait pas en faire une répartitiop proportionnelle, et pour statuer sur ce problème do justice distributive il était fort inutile de recourir aux sciences que vous venez de citer, aux doctrines morale, politique, métaphysique et religieuse, mais après que vous aurez pris cette sag^ mesure il vous restera un ^* problème à résoudre, celui de prévenir la fainéantise, car il arrivera que votre peuple assuré d'un minimum suffisant ne voudra plus s'adonner aux insipides travaux des manufactures et du service domes" tiqqe : alors vos riches seront obligés d'aller nuds ou de fabriquer eux-mêmes leurs vôtenients et préparer leurs aliments.

j^BS ifORT^LS. Pour prévenir ce désor^r^ neqs donnerons à tous lep bfibitfmtç» i^ notrç nouveau Glot»^ un penchant in-

vîncible pour ces corvées qui leur répugnent aqoordliiiiy nulàcture, service domestique, travaux pubUc8,elc.; de torts qu'ils vaqueront par plaisir A toutes ces occupations malgEé Tabondance dont ils seront pourvus.

niBU. Fort bien, voilà votre tâche A peu près rempfisi vous avei enfin déterminé Z principes d'harmonie sociale:

40 Abondance de subûstances et de matières premîènB;

S» Distribution jttdideuse et garante du minimum sodal;

3*> Attraction industrielle pour toutes les fonctions prodsctives. Conoeves que chacune de ces | J serait inolils

sans l'Intervention combinée des trois, et avoues que veCis raison qui se vanto de perfectionnement en'est fort élmgaée^ puisqu'on 3000 ans d'études elle n*a pas entreyo que le bonheur social reposait sur la solution de ces 5 problèmes. Loin de les résoudre elle ne les a pas même posés, et A présent qu'ils sont posés il reste à trouver les 3 solutions.

LBS MORTELS. Etre suprême, nous n'avons de iBssource qu'en toi 1 Notre raison n'est pas suffisante pour ia solution du premier problème, pour l'établissement de l'abondance et des immenses récoltes.

DiBU. Je vous ai accordé ce point : les récoltes seront immenses, quoiqu'inégales d'une année à l'autre, sur le Globe que vous allez créer, les arbres y produiront si vous le voulez autant de fruits que de feuilles. Passons aux autres problèmes, au second qui est celui de la dislributÀon judicieuaie et garante du minimum social.

LIS MORTELS. Nos savants ne nous ont rien enseigné là* dessus; ils n'ont su qu'amonceler des fourmillières de mendiants, mais puisque tu accordes au nouveau globe que nous allons créer la surabondance do récoltes, nous pensons qu'il' suffira d'une dlme sur ces faciles récoltes pour former des greniers de précaution et assurer au peuple un minimum.

DIEU. Cette mesure serait loin de suffire puisque les guer^ res auxquelles vous êtes sujets duHruiraient fréquemment les greniers de [ |, et réduiraient votre peuple à la famine.

LES MORTELS. Être supréme, nous avions oublié ce [ |. Il y aura donc une i* mesure à prendre, l'éteblissement de l'unité administrative, d'où résulterait la cessation des guerres; mais comment y parvenir? Sera-ce parla méthode de l'abbé de Saint-Pierre, ou bien faudra-t-il changer les passions pour concilier les prétentions des souverains ?

UNITÉ ADMINISTKATIVE. Ztë

DiBU. Loin de là, c'est par le développement combiné des passions que nous atteindrons à l'unité; et sans vous en tikpliquer les moyens, qu'il vous suffise d'observer que ni vous ni vos savants de 30 siècles n'aviez songé à ce i* ressort de bonheur, à cette unité administrative sans laquelle tout système social, quelque parfait qu'il pût être, serait déjoué par les ravages des guerres. Passons au 3« des problèmes que TOUS avez posés, celui de l'attraction industrielle ou art d'attacher un charme aux travaux les plus répugnants.

LES MORTELS. Nous voilà pi US ombarrassés que jamais. Si ta sagesse ne vient à notre secours, nous ne résoudrons pas ce problème de l'attraction industrielle.

DIEU. Vous l'auriez résolu, et depuis long-temps, si vous aviez suivi les préceptes que vous recommandez, qtuBrite et invenieiU : aide-toi et le Ciel t'aidera ; mais vous n'avez pas même proposé cette recherche, et vous vous vantez de perfectibilité.

; ES MORTELS. Ce sont nos savants et non pas nous, qui ne pouvons nous vanter que d'un accroissement de misères.

DIEU. Elles vont finir pour vous, puisque vous aurez la faculté de vous transporter dans un nouveau globe que vous allez créer et organiser à votre gré. Pour prix de cette brillante concession, je ne vous demande que le retour au bon sens qui "ous conseille de douter de la prétendue perperfectibilité tant que vous la voyez fondée sur des fourmillières de mendiants.

LES MORTELS. Nous n'avons jamais cru à ces jongleries scientifiques; nous avons toujours pensé que les peuples étaient très-malheureux en dépit des illusions de perfectionnement dont nous bercent nos beaax-esprits.

DIEU. Vous avez au moins le tort d'avoir toléré ces jactances de perfectibilité et de n'avoir pas rappelé à vos savants leur devoir, les lacunes de la science.

LES MORTELS. Oui, la solutiou des 3 problèmes d'harmonie sociale que nous avons posés plus haut selon tes avis :

4<^ Abondance de subsistances,

%• Distribution Judicieuse et savante du minimum social,

3« Attraction industrielle.

DIEU. Vous en oubliez un que vous avez remarqué au sujet des calamités de la guerre qui...

tKâ mùrTels. Ail I oui, 1« prûblÈtne (1« l' tfniti Iralivt au Gloltt.

DISC- Voilà voire Ucho : 3 problimo* Ji' rôgirae dlittiTut'' litet uD d'unité iinivewelle. ilsls pcnsci-vnUâ qut*Jo t^'ùUT, pas songd avaut do voua créer A rtfsouflro moi-mAme cm proJ' filèmesqui pouvnient embarrasser vos socH^Mj. fl Jûriltl sùlution était le gage de voire avfneinonl fiu bonTieuP?

LES KoBTeLs. Nous soiDOies persuatli^s qaa Ittn loftitiê tt- . ges»e a dû pourvoir à tout.

DiBO. Si TOUS avez pensd de la sorte pourquoi ii'st6if t>te -

UBaomu.c«tiiM...^M4u... nbtik Mtk MIL' «*>". ■ . ' "1

éwttf itMilMlllHBÉhNttvMdl Bl Ht MIU8 BMattnHF

uoettonaèntÊ è» rordr» aoel«i, «nllMd» wiu M»

qner k découvrir les méthodes «tannées par Dieo pter II I |,etrél0Verftl1UniK»lednim«elle.

LIS ttoBtiU. Noos sommes persuadés qob itous MM cofbmis bien des erftun, mais nos IdéolojUM nous avafmt promis de nous élerer Bat» bute i la perfÎKtibiKsaUOii dH perfectlbllaniisme.

DiiD. Tous vereK dans qtui abîme ils votu ooDilultMC) toujours A l'indigence, la Fourberie, l'oppnaaioit yt au rai^ nage. Vous arei indiqué vous-mêmes les problMiet d'^Wntw* nie sociale qui resleut ft résoudre, et que ces beaux «spriU n'ont ni étQdIés ni proposés. 1» vous ai promis de levai' Iwu oea obatactes dans le nouveau globa que je vous perrnris de Gi4ar;malB quel aéra ca nouveau globe? Eal<il besoin de Bxerenplan une eomëteat d'y créer d'autres animaux, vé> gélaiix et minéraux, et de vous y transporier? Non, lu œu- Yeau globe à créer aéra la vâtre. celui que vous habitt-t et qui n'est qu'un germe, aussi différent dus globes d'karmonia que la chenillu diffère du papilloo. Travaillez i résoudru on seul des problénua dont vous avci reconnu l'oubli, celui de l'attrBction iaduatrielle. Sa solution donnera celle dclouslts autres. Voua ne pouviez pas deviner qu'il fut gullisant d'en résoudre un seul des quatre; mab si voua étiez exercés sur (008, TOUS auriez infailliblement râusii sur celui-là. tUt que voua aurez pénétré le secret de l'AUraction industriels et établi l'ordre qui aUeint ée but, Vous verrex ft'ttnft- j

S8*r LE HdrtÊit. 34V

plif iUccèa^veâiéttt tous lesf |. Vous VefHtt votre

atmôsphèro se pUriAer et to régulariser paf h rétôilf de 5 ustres qui doivent se conjuguer sur le vôtre en ëatdlli* tes. Votre popuiaiioa so mettra d'elle-même en équilib^e avec vos produits. Cette création immonde qui vous a donné 430 serpents et pareille variété d'odieuses créatures, set'a remplacée par une création nouvelle qui meublera votre planète d'autant d'étres utiles et bienfaisants qu'elle en Contient aujourd'hui de malfaiàantâ. Vous reconnaîtrez alors que la , providenco est universelle et avait pourvu à satisfaire tous vos besoins, mais qu'il vous restait à déterminer le calcul d'attraction industrielle ou procédé d'initiation à l'ordro qu'elle veut établir sur votre globe, et dans lequel tous les biens naîtront l'un de l'autre, dès que vous aurez inauguré l'atlraction industrielle qui %n est le germe.

On peut entrevoir par cet entretien supposé que Dieu , exercé depuis tant de milliards de siècles à créer des univerè et des globes, a dA acquérir quelqu'expérience sur leur or« ganisation, qu'il a su beaucoup mieux que nous prévoir touà nos besoins et aviser très-méthodiquement aux moyens de les satisfaire, qu'il nous a préparé beaucoup plus de biens que nous n'en désirons; et que notre ambition, loin d'être excessive, est trop faible, trop limitée. En etfet, le bonheur social se composant d'une multitude de jouissances dont plusieurs nous sont inconnues, comnlo l'attraction industrielle, il faut désirer tout l'ensemble de ces plaisirs qui se prêtent un appui mutuel et dont Tintroduction partielle n'aboutirait qu'à un changement de misères. On a pu en juger par l'hvpôthëso des récoltes abondantes et faciles. C'est le souhait do tous les hommes, souhait fort déraisonnable et dont rexaucement ne ferait qu'aggraver nos maux sans les | ] de

fécondilé limitée, de minimum social, d'attraction industrielle et d'unité administrative du globe. Nous devons dono former simultanément tous ces souhaits et beaucoup d'autres dont je ne ferai mention qu'aux chapitres qui indiqueront les moyens de les réaliser. Mais provisoirement reconnaissons dans la raison humaine le tort d'ambition trop limitée, de désirs médiocres et modérés ; elle doit pour s'identifier à la sagesse divine demander beaucoup li l'Être qui peut beaucoup et qui .est sans bornes en muaifioence comitae en sagesse.

a4g mivBLATioii nvim rBmilAifrarrB.

La iMte que j*étaUl8 sur l'anbîtioii s^Mendra sur Umtes les autres {Mmîoi», et je iiroomai par le calcal de leur haruMmio oa déTeloppemant géoéral qo'elles n'ont dans l'état actnel d'autre vice que la iuUeeae, la modératioD, et qu'elles doivent se lifrer toutes à l'Infinité de désirs pour coïncider avec les vues d'un Dieu infini en générosité.

Le colloque dialogué précédent peut nous ftwinir une règle générale sur l'étude du nMWfement. Où eu serions* nous s'il fallait imaginer une théorie pour diacuu despro- Mêmes, une pour Téquillbre de population, une pour Péqid-. libre de distribution des subsistances, une pour TéquiBbie des pouvoirs politiques, une pour l'équilibre de chaque pas> sion avec les autres, puis de chaque peuple avec ses voisins et de diaque branche d'industrie avec les autres? Toutes css [ ] ont été prévues et régflées par Dieu en sfsièaw

général. Il a assujetti tous ces équilibres à une seule opération qui est rétablissement de l'attraction industrielle par rassociation. Hors de ce moyen nous tombons sans cesse dans le cercle vicieux ; aussi nos innombrables théories politiques n'ont-elles jamais établi aucun équilibre.

Dieu ne pouvait mieux nous servir et abréger nos recherches qu*en rattachant les solutions de tous les problèmes à une seule, à celle du problème de Fattraction industrielle. On a vu dans le dialogue précédent que les autres, ceux de l'équilibre de population, présenteraient toujours en cas de succès un écuell dans le défaut d'attraction industrielle, défaut qui entraînerait a l'inertie le peuple devenu riche. Ainsi tous nos calculs spéculatifs sur les diverses branches du bien social nous ramèneront ultérieurement sur ce problème de Tattraction industrielle, sans qui tous les autres biens seraient illusoires. C'est le pivot auquel Dieu a voulu rallier toutes les connaissances relatives au mécanisme social. N'était-il pas juste qu'il choisit pour pivot d'initiation la Science qui est voix de Dieu même, l'Attraction, oracle pe^ manent de ses révélations sur les destinées ? Lorsqu'on noos dit, par forme de maxime religieuse, que toute lumière doit venir de Dieu, c'est nous appeler à l'étude de l'AttractioD passionnée, qui est voix permanente de Dieu. Nos religions, si ennemies de l'Attraction, étaient loin de s'apercevoir qu'elles en provoquaient indirectement l'étude.

TABLK IT SOIIAIIII

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