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Progressions engrenées, indè progrès, non immo

bilisme ; accords de puissances consécutives. Pap. 6. Vibration ascendante et descendante. 7. Reproduction par contact d'extrêmes.

X Unité de système, en analogie, miroir; en pokh

sanci^l , loi de Kepler ; essor le plus vaste et

rapide de tous les ressorts.

(1830. — 2e cahier, cote 9.)

L'esprit humain ne saurait arriver à aucune connaissaiioe en harmonie passionnelle, tant que ses prétendues lumières sont bornées à opérer sur la plus petite réunion industrielle, celle d'un homme et une femme, dite ménage , qui n'est que l'absence do toute combinaison sociétaire.

Sa tàcho était de procéder d'abord à l'étude desgroiijpiy de divers degrés , puis déterminer Part de les affilier par iiries graduées ascendantes et descendantes. Elles ont des propriétés diamétralement opposées à celles des petites réunions nommées familles; elles font régner vérité, justice, concorde, là où Fétat de famille n'engendre que fausseté, injustice et discorde.

Redisons d'abord que la distribution par séries passionnelles n'est pas une nouveauté capricieusement imaginée; c'est l'ordonnance que Dieu a établie dans toutes les choses créées, et que les savants de classes fixes ont dû adopter dans UuViS leurs études, où ils sont obligés de distinguer les êtres pui- séries ascendantes et descendantes, établir

4* Des séries de classes divisées en groupes d'ordre;

2" Des séries d'ordre divisées en groupes do genre;

EST DAKS LA NATUUE. 63

3* Des séries de genre divisées en groupe» d'espèces ;

!• De« séries d'ospëco divisées rii groupes de variétés.

Je ne ferai i|u'appliquer à l'essor des passions celte distribution qu'ils ont adoptée dans l'élude do la nature, et qu'il a été force d'admettre pour se conformer aux dispositions matérielles du Créateur.

Ma méthode n'a donc rien de vogue ni d'arbitraire : c'est un ralliement à l'ordre général do l'univers, que les philosophes n'ont jamais voulu suivre dans l'étude des passion;!. Je suis le premier qui ai observé, dans ce genre, le ralliement au système établi dans l'univers. Je suis donc le seul qui ai pris pour boussole celti^ unité de système, tant prénéo par eux , qui refusent do s'y soumettre en tout ce ({ui touche à Tanalyse et à la syntlièse des passions.

Les naturalistes n'ont pas adhéré à cette rébellion. Ils ont au contraire adopté la méthode sériaire à l'unanimité , mais sans parvenir à donner un ensemble à leurs classements, qui sont un vrai chaos, surtout en botanique. Ils ont échoué dans leurs classements, parce qu'ils ont manqué la boussole d'unité, l'analogie aux passions, dont il faut connaître la théorie avantde pouvoir classer régulièremcni les produits des règnes.

Les uns ont distribué les séries par système sexuel , d'autres selon les graines, les feuilles, selon les racines, etc. Tous œs classements, quoique fort éloignés de l'échelle générale , seront utiles comme tableaux de rapprochements partiels et points de reconnaissance qu'on pourra consulter dans un traTaii de classement général , et adapter par analogie au système passionnel.

Ainsi Linné, Tournefort, Jussieu et tant d'autres, n'auront entre eux aucune supériorité. Giacun d'eux s'est attaché à quelque tariante de série; il leur restait à déterminer les liens généraux des séries, leur point de contact et de ralliement, lacune fort bien définie par Laplace.

Lorsque les passions sont développées en séries régulièrement contrastées, rivalisées et engrenées, on voit naître dans les réunions et intrigues industrielles tant d'activité, que les jours semblent des instants , et qu'il ne reste d'autre peine que celle de leur écoulement trop rapide ; effet bien opposé à ceux du mécanisme civilisé dans lequel tant de gens riches et réputés heureux ne parviennent que difficilement à tuttr le Umfi.

e4 VICES

Tel Mt aujourd'hui lo vice des fumill'js ou ménagM exerçant l'industrie morcelée. J'ai vu de près bien des familles. Je n'en ai pas trouvé uno seul) gaio dans son intérieur, excepté celle où quelques demoiselles orphelines de père et de Bière , et jouissant de leur pleine liberté, ouvraient leur maison à une douzaine de jeunes gens ; mais un tel régime n'est plus la vie de famille ; c'est maison galante ou licencieuse , qui n'a rien de commun avec le train de famille , où lee enâmts sont surveillés et contenus par les père et mère.

Bn général , toute famille semble se dire comme Didon :

Je veux me fuir, Je veux m'échapper à moi-même*

Le père échappe à la ménagère qui le gourmande ; il oouft dans les cafés , cercles et réunions d'hommes ; quelqueMt dans celles des femmes. La mère échappe à son Argus ooajugal , en lui ménageant des distractions qui le reUenneal ■u dehors , tandis qu'elle reçoit son suppléant. Les enfants en âge de puberté ne songent qu*à échapper aux fadeurs ds ménage : la jeune fille ne vit que pour attendre une soirée de bal ; le jouvenc<<au , engagé dans les parties ( ] ,

rentre dans la maison paternelle comme dans un lieu d'eiiL Quant aux enfants au-dessous de la puberté, ils ne sont contents que lorsqu'ils peuvent échapper à l'œil du père et du pédant I et se délecter k tout ce qui leur est défendu.

Ainsi les individus isolément considérés ne cherchent qu'à fuir le doux ménage ou enfreindre ses lois morales. Quant à la famille collectivement prise, elle n'a de galté, de moments heureux, qu'autant qu'elle peut, avec l'appui de sa fortune, échapper à elle-même^ en recevant divers amis, et transformer soit à table , soit en cercle , soit à la campagne , le groupe de famille en groupe d'amitié extérieure, et souvent en groupe d'amours illicilos suivant la morale. Mais rien n^est plus morne , plus maussade qu'une famille qui , n'ayant pas de quoi recevoir et fréquenter le monde , se trouve réduit au monotone plaisir du lien familial , où les moralistes veulent placer le bonheur. Cette opmion sera réfutée au Traité des séries passionnelles, où l'on verra que le bonheur domestique ne peut se fonder que sur l'absorption de l'esprit de famille dans les trois autres groupes , suivant le tableau suivant :

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