‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 27 sur 136 · DV MÉNAGE FAMILIAL · texte numérisé non relu

DV MÉNAGE FAMILIAL

Groupes majeurs.

Ilypermajour. — Ambition, lien corporalif. Hypomajeur. — Amitié, lien d'affinité caraclérielJe.

Groupes mineurs.

Hypermineur. — Amour, lien de copulation. Hypomineur. — Familisme, lien de consanguinité.

De ces quatre groupes il n'en est qu'un seul qui soit invariable et forcé , c'est celui de famille , qui ne peut pas varier, puisqu'il tient aux liens immuables du sang. Sous ce rapport, il n*est pas groupe libre et variable à volonté , comme les trois autres. C'est par cette raison que sou influence doit être absorbée par l'influence combinée des trois groupes libres : thèse contradictoire avec tous les sopbismes de politique civilisée; mais pourrait-on s'accorder avec la nature si on s'accordait avec la Civilisation?

Il résulte des observations qui précèdent que la culture oxercée par ménage incohérent , telle qu^on la voit dans nos campagnes civilisées, est en double sens opposé au vœu du Créateur. Nous y avons remarqué :

4* OppoêUian matérielle, en ce que le Créateur, qui veut la plus grande économie , ne peut la fonder que sur la plus grande réunion sociétaire possible. Nous opérons donc à rencontre de ses vues en nous organisant par ménages , qui 88 forment de la plus petite réunion possible ;

2* OppoiUion pauionnelle , en ce que les préceptes moraux du régime familial sont éludés en secret par chacun de ses membreis, père, mère, enfants d'un et d'autre sexe, tous inclinant à s*afTranchir furtivement des sujétions de l'état de ménage, qui gène l'Attraction sous tous les rapports, ex< oepté chez les gens très-avancés en âge.

C'est donc un régime doublement contraire à la destina* tîon de l'homme et aux vues de Dieu. Il est en oppo^tVio» compoiie avec notre nature.

Cependant , il est adopté généralement , parce qu'on n'en connaît pas d'autre. Cette ignorance n'a rien de surprenant; il n'y a que quatre états domestiques pour l'homme, savoir :

-1" L'état simple ou incohérence, morcellement dispendieux , appelé ménage brut.

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