PLANTATIONS
losiiuellcs pasâcûl ios voilures. Pendiiri*. lost beaux jours on abandonno les soulerrains et les corridors vilrès qui sont atleoanls à la galerie du premier étage, et qui communiquent aux divers ateliers.
Dans les vallées étroites où le palais ne pourra pas s'éli'ndrCf on le formera en cour et échiquier ; mais dans les plaines on cherche à donner au palais un front imposant avec des ailes et ailerons régulièrement disposés. ((Je décri* rai dans les dialogues de Tan 2000 quelques dispositions de ce palais qu'on variera autant que possible.))
Le rez-de-chaussée doit être occupé en grande partie par in salle des relations publiques. 11 contient aussi des cuisines et des logements do gens âgés. L'entresol est le logement des enfants. Los premier, deuxième et troisième étages conlicnneul des appartements de diverses classes. Les salles les plus remarquables, comme la salle do concert, sont au preutier, cl peuvent occuper en hauteur deux et trois étages.
A la hauteur des architraves , c'est-à-dire entre le troisième cluge et les greniers, sera placé le camp volant j disposé pour camper au moins quatre mille personnes accollées doux par deux dans les cellules. On y loge des voisins qui 80 rassemblent des phalanges des environs, soit à roccasion iVuïïQ fêto vicii!ale, soit à l'arrivée d'une caravane brillante. Les caravanes et les cohortes qui voyagent pour le service public loj^i^nt au caravanséraï et non au camp volant.
PlanlaHons. — Sur cet objet comme sur tout autrOi on ne trouvera aucun rapport avec les coutumes civilisées. Les cultures d'ordre combiné doivent s'entrelacer on tout sens. Par exemple , chez nous on place le parterre d^un côté et le potager de l'autre. Celte méthode ne sera plus convenable; il faudra former des erobranchemenis de l'un dans l'autre. Le parterre, qui est la culture la plus rapprochée du palais, doit s'étendre en longueur et jeter de fortes divisions à travers les pièces d'hortolages et d'espaliers; il doit même pousser jusque dans les pièces de grande culture des corps détachés, comme dos blocs de rosiers, des lisières de mauve, des autels de mille-fleurs, semés de mois en mois pour entretenir sur tous les points du canton des masses de fleurs renouvelées sans cesse. Dans le mémo sens, on doit ménager, au milieu des plus fortes pièces de fleurs, quelques car-
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reaux do clivorsion et observer en roui sens rentrelacement des cultures, autant quo le terrain le permet. On verra dans la théorie du mariage dos groupes qu*il est nécessaire do les mélanger dans les campagnes, et ne pas concentrer sur un point lous les groupes de fleurs et sur un autre tous les groupes de fruits, comme on le ferait dans une métairie civilisée qui exploiterait un canton entier.
Les fleurs, qui sont un objet futile dans Tordre incohérent, sont de première nécessité dans l'ordre combiné pour associer indirectement les femmes, les enfants et les riches aux travaux de la grande culture , qui exercent beaucoup moins d'attraction que ceux des fleurs et des arbres fruitiers.
Une région répète en grand les mesures d'unité qu'une Phalange exécute en petit.
On a vu que la Phalange dispose ses plantations et édiGces, ses eaux, ses chasses, etc. , comme si le canton n'appartenait qu*à un seul propriétaire. De même les provinces concertent leurs travaux pour l'ornement de la contrée entière. Dix Phalanges qui occupent une vallée achètent et soignent en commun le terrain destiné à former au sommet do la vallée un réservoir pour fournir pendant la sécheresse un fort courant d'eau, coulant sur le sommet des coteaux , et distribuant son eau sur toutes les pentes des collines. On concerte de même les mesures d'agrément. Cent phalanges dont les palais sont visibles d'un même point et occupent un même bassin , comme celui d'Alsace ou do Bourgogne, s'entendront pour varier les couleurs des feux de leurs fanaux. Dans une nuit obscure et dans un pays découvert, on pourra apercevoir des hauteurs les nombreux fanaux d une centaine do phalanges. Ces fanaux de diverses couleurs et grandeurs formeront à l'horixon un cordon d'astres factices , au prix desquels les astres du ciel no sembleront qu une vile populace toute uniforme et monotone. La nuit sera plus belle par l'absence que par l'apparition de la lune. Hors le cas d'un épais brouillard ou d^un violent orage, il n'y aura point do nuit dans Tordre combiné. Chaque Phalange ayant des fanaux sur divers points de son territoire et sur les dômes en flèches de son palais, la Terre sera magnifiquement illuminée au sein des plus épaisses nuits.
L'entrelacement que j'ai indiqué pour les plantations de-
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▼ni s'étendre à toute chose. Par exemple, on ne doit pas distribuer chaque corps de bâtiment en appartements de même ▼aleur, comme si , dans un aileron, Ton pratiquait vingt appartements de 200 livres au premier étage , et vingt appartements de 100 livres au deuxième étage. Il faut que dans un corps d'appartements destiné aux riches et aux pauvres, les appartements soient de valeur progressive. Par exemple:
%0 appartements de 400 a 200 liv. au troisième étage» dudit aileron.
45 appartements de 200 à 300 liv. au deuxième étage^ dudit aileron.
40 appartements de 300 à 400 liv. au premier étage, dodit aileron.
Ainsi l'exige la méthode d'entrelacement et de gradation qui est indispensable dans tous les détails de l'ordre combiné. On doit y éviter avec le plus grand soin toutes les méthodes philosophiques d'égalité, de communauté, de fraternité, etc. , qui sont éversives de l'harmonie , et produiraient dans une Phalange l'effet du poison dans un corps en santé.
Il importe de concevoir l'ordonnance des sectes [séries] dans ses détails, avant de passer à l'étude de leurs relations sociales ; j'ajouterai donc en nouvel exemple le tableau de la secte'de parade. Dans les cérémonies publiques comme le passage ((de voyageurs)) d'un prince à qui la Phalange veut faire une réception distinguée, elle se forme en*grande parade de kl manière suivante.
Seeîê d$ grande parade. — Tous les membres de la Phalange se classent en seize chœurs. Chaque chœur est divisé en deux quadrilles, un d'hommes et un de femmes ^ en tout trente^leux quadrilles, dont seize masculins et seize fé* minins.
Les âges rapprochés no se rangent pas régulièrement dans le même chœur et les quadrilles. Chacun est libre de se plaœr où il lui platt et de figurer dans le 9^ et 40* choBuii quoiqu'il soit déjà compétent pour le 44« ou 42*. Cette liberté doit exister pour satisfaire les personnes qui mmeat à paraître plus jeunes qu elles ne sont. Chacun est obligé de se faire agréer dans le chœur où il veut se placer. On diange de chœur à mesure qu'on avance en Ageî nMâs on
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est libre de rester un pou en arrière de celui où l'on devrait se placer selon la proportion d'âge. Un individu , dans lo cours de sa vio , ne passe pas successivement par les seize chœurs; il peut en franchir quelques uns selon son caprice et ses inclinations, et sauf à se faire agréer dans celui où il se présente.
La Phalange en parade présente trente-deux quadrilles des deux sexes , avec trente-deux costumes différents et adaptés aux divers âges, soit en hiver, soit en été. Les costumes do grande parade sont fournis aux gens pauvres à titre d'avance sur le produit annuel de leur travail.
Les seize chœurs se classent dans lurdro suivant pour for. mer les divisions que j'ai déjà indiquées.
(Foir le tableau ci-derrière.)
Les manœuvres de grande parade sont exécutées par les douze chœurs d'Age moyen, qui portent les n*' 3 à U. Les chœurs 4 et 2 sont trop jeunes, les chœurs 15 cl 16 sont trop dgés pour figurer dans ces manœuvres. Elles sont exécutées devant les quatre chœurs qui ne figurent pas.
Les neuf chœurs 7 à 45 sont les clunurs amoureux, et ue reçoivent aucun ordre en affaires industrielles. Les cinq chœurs 2 à 6 qui sont au-dessous de la puberté , reçoivent des ordres de la Régence, du Sénat et d'autres supérieurs dans certains cas déterminés. Ces cinq chœurs sont soumis à une discipline dont je parlerai dans les dialogues. Les deux chœurs 4 et 46 sont à peu près inactifs dans les travaux , n*ayant pas les loroM nécessaires. Us sont regardés comme aïeux et enfants de la Phalange , et traités comme tels.
Les dooze cfaorars de parade, n®' 3 à 44, fournissent chaque jour la garde industrielle, composée des deux sexes. Elle vaque aux fonctions non attrayantes; je veux dire à celles qui ne peuvent pas produire secte, car partout où il y a secte régulière, il y a attraction pour 1 objet qui produit la secte.
Ces fonctions non attrayantes et commises à la garde sont celles qui s'exercent eu incohérence , comme Tontretien des faaaai, la siinreillance nocturne des étables, de Pavana potte, du château , du caravanséraï , des galeries , des serres, du télégraphe , et autres occupations qui sont travail