‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 78 sur 136 · AUTRES CHEFS D* ACCUSATION · texte numérisé non relu

AUTRES CHEFS D* ACCUSATION

petits royaumes , partie incorporés à Fempire d'AUcroagnef et partie à un empire fédératif de Pannonie.

^o Prévention aveugle pour les agioteurs et marchands qu il aurait dû châtier par un monopole universel , après la [ ] qu'ils lui firent pendant la campagne d'Âusterlitz,

époque où ils commettaient en France plus de ravages que n'aurait fait un ennemi. Un monopole n'aurait pas pu rendre les relations plus fausses qu'elles ne le sont; il aurait assuré au fisc d'immenses ressources, et aurait valu à Napoléon en particulier le succès de son expédition de Russie, manquée par suite de la famine factice causée par les agioteurs en mars 4844, et qui fut cause du retard de la campagne et du traité de Bucharest. S'il était entré en campagne et arrivé six semaines plus tôt , [ ] eût retenu l'armée russe

du midi , et la Russie , voyant qu'il avait le temps de rabattre de Moscou sur Minsk , et d'envelopper la Volhînie , eût capitulé.

5« Agression irrédéchie, confuse contre ses 2 rivaux, qu'il pouvait diviser et jouer l'un par l'autre. Il pouvait différer la fermeture des ports, donner, dans son système fédéral , do petits trônes aux princes dépossédés, et mômes aux Bourbons, ridiculiser ainsi l'Angleterre qui ne leur donnait que l'aumôno, consolider par cette | | son système fédéral ,

qui aurait été [ ] en secret de la Russie, toute peupléo

de seigneurs factieux ; alors secondé dans ses expéditions sur rinde et la Chine, il aurait marché à grands pas à la conquête fédérale de l'Asie ; et, développant ensuite son système de fermeture universelle des ports d'Europe et d'Asie, il au. rait forcé l'Angleterre à capituler à discrétion.

6° Imitateur des travers des Français qu'il méprisait, il adopta la méthode française de précipiter et enchevêtrer les opérations, de les commencer sans les achever, ainsi sa frontière doVesel aux Alpes n'était ni alignée par Berne et Soleure, ni fortifiée de Landau au Bas-Rhin. Il adopta inconsidérément, comme les Français, la division provinciale de Thouret, contraire aux versants des bassins et à l'amalgame qu'il fallait former entre les provinces conquises et non conquises. Ainsi il contrariait lui-mômo ses plans do fusion et laissait les | | incomplètes. 11 savait pour-

tant mieux que personne qu'il n'y avait rien de fait tant qu'il reste quelque chose à faire, témoin ses victoires, à la suite

B'OtDRB SECONDAIRE* 333

ail talonnait Tennemi jusqu'à ce qu'il l'eût achevé, laute et juste estime pour l'armée le rendait franre son gré. Croyant ne s'attacher qu'à Tarmée, il es ridicules de la nation, comme celui de raillerie le et d'engouement pour ce foyer de gangrène poli- )mmé Paris. Ainsi, tout en affectant comme les un penchant à l'innovation, il était esclave soumis les dispositions et préventions ridicules qui avaient tnt lui. ^

orme dans sa politique et ses moyens, négligeant 1 propos des changements de système pour terminer rer certaines opérations, comme celle de l'Espagno IX efforts des armées; elle aurait obtenu subitement eose issue par quelques innovations, telle quo le ne, par lequel chaque province eut été aff'ranchie le la Castille. Il fallait donc en cette occasion la e qu'on fait sur les champs de bataille en cas de on fait un changement de front pour faire face à [ue inattendue. La règle est la même en politique : ire à propos des changements de front et no pas 3 l'obstination avec la fermeté.

Al de l'exception. C'est ici une des fautes de Nacelle-ci retombe sur l'influence des sciences, touurtées à donner des systèmes généraux sans ad- 3xception méthodique. Napoléon, dans ses systèmes, e mépris des civilisés, la fusion des partis, était lent judicieux ; il no lui a manqué que d'admettre )n systématique.

;ès de confiance en rivalités de ses antagonistes, t vrai au civil comme au militaire. Les principaux J3 philosophes; il entrevit de suite leur [ ],

iminuer leur influence en les excluant nominativerinstitut. Ils n'en devinrent quo plus puissants et les irent de plus belle emmélaphysiquéSf emmercantila cabale.

lention aux petits abus.

ces de sincérité sur ses projets contre l' Anglemi-mépris qui ne cède rien, trave d'exécution : nomme Jérôme» Jourdan, sacrifie iirle succès de son plan.

■à3^ CA08KS JDSTIFICATIVBI.

<i* Défaut de suite, d'ordre : attaque Espagne aTant Autriche achevée; attaque Ttussie avant Espagne acberàe.

15° Méprisant hommes, car douté que seraient traîtres avec lui? S'apercevait pas à la fin que chacun le trahissait.

46' Ferme contre mollesse des cours, eur s'enivre par courbettes des nobles et flatteurs crus sincères?

Les causes jusliRcatives sont :

1° Impèrilie do la science qui n'a 9u lui indiquer aucune voie pour exécuter son louable projet de réunion administrative du globe.

2' Nécessité de représailles contre l'Angleterre qui, dans son système d 'envahi sMm en t, mettant en jeu tous tes crinm en Afio comme en Europe, entraîne ses adversaires & se servir des mêmes armes.

3° Contrariétés particulières qu'a éprouvées son caractère ultrà-civiiisé , et qui l'ont poussé temporairement aux abus de pouvoir dont il n'avait pas le [ |, étant sobre de

tous pliiisirs etn'ayant île pensée que pour se Taire des créatures dont il n'aurait eu aucun besoin après l'exécution de son plan.

DU STSTÈXB PLANiTAIEB.

(1820.— 13, cote 9.)

Dans ce tableau (a), trop abrégé peut-être, j'aurais

po intercaler de nombreux détails , indiquer les époques des A A créations dont la planète n'a reçu encore que les 2 premières, savoir :

4® Création subversive composée majeure, faite sur l'an* ciea continent ;

9p Création subversive simple majeure, faite pour le nouveau continent.

Il nous reste donc 22 créations ou mobiliers à recevoir successivement, non compris les 2 créations ampbiharmoniques ou foyères , car on ne compte jamais les foyers en théorie de mouvement.

De ces 22 créations , nous en pouvons recevoir deux sans délai, et les voir commencer sous cinq ans, si notre globe se met en mesure de passer à la 8" période , qui est le plus haut échelon social où il puisse s'élever avec les ressources actuelles ; il ne pourrait passer à la 9"* période avant d*avoir reçu en plein les deux créations,

3<ns neutre simple majeure qui fera faite en Amérique.

ime neutre composée majeure qui sera faite en vieux continent.

Ces deux créations , dont la 2« sera très-brillante et nous donnera en tous règnes d'immenses richesses et de magnifiques produits , emploieront au moins i siècles. Nous n'obtiendrions que la moindre des deux , que la neutre simple majeure, si nous passions à la période 7^ ; mais, en passant à la 8", nous obtiendrons cumulativement les deux créations neutres majeures nos 3 et 4.

Pour complément du tableau que j'ai donné sur les i phases et les 32 périodes sociales, il reste à parler des anneaux ou signes pubères de notre plancto , signes en l'absence des-

(0) Tableau du mouvement social. Voir Nécessité d'une science nouvelle, S 26, Démocratie pacifique du 25 mal 1851. — Voir au«il le présent volume, p. 55«

33G rUBERTC DE LA PIA^iETE.

quels elle ne peut pas créer, car Tabsence du signe pubère entraine suspension de la faculté procréatrice.

Nous ne connaissons que Saturne qui soit pourvu d'an* neaux lumineux ; on ignore que notre planète doit partager avec lui cette prérogative. Les physiciens, habitués à juger sur les apparences et les dimensions, ont pensé que la Terre était un astre de peu d*importance ; ils se sont bien trompé, la Terre est planète conjugale de Saturne : à ce titre elle tient dans le tourbillon un rang supérieur.

Pour donner sur ce mystère quelques éclaircissements , quelques notions superficielles, il faut faire usage d'un second tableau qui servira à rintelligence du précédent : tous deux étant classés en 32 touches avec foyer, leur parallèle habituera le lecteur à raisonner sur Tunité du mouvement et reconnaître que toutes les harmonies de la nature sont distribuées sur un mémo plan , sauf quelques variantes ou transitions qui se coordonnent au plan général dont elles semblent diverger. Lorscju'on aura vu que l'harmonie planétaire est distribuée comme l'harmonie musicale, sur le nombre DOUZE, qui est le plus parfait et le plus économique, en ce qu'il fournit la plus grande somme do combinaisons dans la moindre somme de touches , on sera disposé à concevoir que si les passions humaines entrent dans le cadre de Tunilé générale, elles doivent aussi se coordonner au nombre do douze dans les relations d'harmonie dont elles sont susceptibles.

Déjà on a pu voir dans le tableau précédent que l'harmonie sociale est bornée à M périodes majeures et 12 mineures, non compris les foyers, qui ne comptent pas en calcul do mouvement.

En effet, si on distrait des 32 périodes sociales les i lymbes obscures antérieures ou philosophiques :

2^ pré-sauvagerie.

3« prépatriarchal.

i^ pré barbarie.

5*^ pré-civilisation, et les 4 lymbes obscures postérieures >u apocalyptiques 28 post-civilisation.

29 post-barbarie.

30 post patriarchal.

31 post-sauvagerie.

HARHOXIS PLANÉTAïnE. 33?

Il restera deux octaves de sociétés heureuses, qui sont, En majeur ou ordre ascendant, les 42 périodes sociales: 4. 6. 7. 8. 9. 40. 44. 42. 43. U. 45. 45

7 binharmonies.

En mineur ou ordre descendant, les 42 périodes sociales: 17.48.49.20.24.22.23.24.25.26.27.32

7 binharmonies.

et la période foyère ou amphiharmonique ; elle est dédoublée comme tous les foyers.

Les planètes sont distribuées de môme par : 42 touches majeures , — 42 touches mineures , — 4 pivotales , — 4 am* biguës, — 4 foyer ou soleil.

Ainsi toute hannonie est coordonnée aux nombres douze et vingt-quatre , lors même qu'elle parait s'en écarter en se distribuant sur d'autres nombres, comme 28 . 32 . 4 4 . 4 G ; dans ce cas, le surplus des nombres douxe et vingl-qualre ae compose de touches accessoires qui sont des liens du système douzainal , ainsi qu'on en va juger par le tableau do rharmonie planétaire composé do 32 touches et le foyer, touches dont la distribution est , sauf les variantes d'emploi y conforme à celle des 32 périodes sociales.

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