‹ Publication des manuscrits de Charles FourierChapitre 91 sur 136 · DOMESTIQUES CONTRASTÉS · texte numérisé non relu

DOMESTIQUES CONTRASTÉS

tpposîtion, sont le produit d*un travail divisé en deux vibra* ions pour une noémc fonction. Quand la Providence voulut ous pourvoir d'œufs et de plumes, elle distribua son plan ur ces deux oiseaux formant la vibration ascendante et la escendante. Aussi sont-ils à peu près d'égale utilité , l'un référable en rôti , Tautre en braisé ou bouilli. Leurs omelents offrent , quant aux emplois , le mémo contraste. La lame de poulet sert aux emplois ascendanU^ aux usages et ostumes (te parade, aux panaches et plumets, celle de caard sert aux emplois descendants, aux meubles de repos et e sommeil , aux coussins et traversins.

De ces contrastes parfaits dans deux oiseaux domestiques, fléctés aux mêmes usages» à la fourniture des œufs et des lûmes, on est déjà fondé à conclure que le poulet fut créé ) premier et le canard le dernier : car la vibration ascen* ante se crée avant la vibration descendante, comme la jeuesse arrive avant la vieillesse. Cette priorité de création eut sembler de nulle importance; mais si Ion veut connalre l*ensemble du plan de création , cela ne se peut qu'en léterminant ainsi une foule de particularité que les railleurs t les zoïles jugeront indifférents. Quand nous voudrons conlaître Tensemblo du plan, il faudra déterminer d'abord les 2 vibrations, de classe, ordre, genre, espèce et variété.

Chacun peut entrevoir qu'une vibration d'un oiseau à Taure , comme du poulet au canard , n'est pas une vibration le classe , ni même d'ordre , puisque la vibration d'ordre omprendrait romithologie entière ; de là on descendrait ux séries d'oiseaux qui présentent des vibrations de genre, ans l'ornithologie; puis on passerait aux vibrations d'esèces qui comprendrait dans les oiseaux domestiques le oulet et le caaard ; ensuite aux vibrations de variété qui ,ous indiqueraient lesquels furent créés les premiers des pou. Bis crétos ou huppés» des canards européens ou des canards larbes.

Après cela il restera à déterminer l'application ou unité le système avec les passions , science bien plus importante Il qui enseigne de quels essors ces animaux sont hiéroglyihes. Ceci tient à la huitième partie de Touvrage ; notre objet ci est d'arriver à Tanalyse des phases et des transitions qui f sont adaptées.

6) DES MOC-FQTnS

§il- Des «HAtre plHiafls 4a

Rien de plus aisé que de passa* de l'analyse des vibcatkMis à celle des phases. La subdivision est toigoun la plw simple que possible, puisque chaque vibration se divise en deu phases. Comparons-les dans la carrière d'un boainie el d*ini phénomène végétal.

On appelle sous-foyera les âges moyens de cha(|ue phase. Ainsi , dans une masi^o d'hommes en S* phase, aocroissemeai ou jeunesse de 20 a 40 ans, les hommes de soui-foyar sont ceux de 25 à 30, 28 à 32 , qui ont le caractère moyen defa jeunesse. Les hommes de 4& n'étant pas développés dais ce caractère, ceux de 40 étant sur le point de lo perdre, soal les moins imbus de Tcsprit dominant de cette phase.

Vibration ascendante.

\^ phase. V phase.

Enfance. Adolescence.

Houton. Fleur.

Vibration descendante.

3« phase. 4« phase.

Déclin. Caducité.

Fruit. Graine.

On décomposerait de mAme une paâ!»ion. Il serait aisédi distinguer les 4 phaiHS , cl celle division est bien plus pir* faite que la vibration , beaucoup trop restreinte, et pourtmt utile, abréviativp on calcul.^ généraux.

Nous sentons le besoin de distinguer les quatro phsKi dans toute carrière. Par exemple , dans le mois lunaire dt 29 jours, nous no comptons pas 45 jours de vibration mcaidante et 4 5 jours do descendante ; nous subdivisons les dcn vibrations , chacune en 2 phases dont la nomenclalore Mt inexacte jusqu'au ridicule; cor si la i^ phase estnonvaéi nouvelle lune , la 4', qui lui esl opposée , devrait a'i^tpeltf vieille lune. Il est encore plus irrégulier de nonmtier pleii0 lune la troisième phase , qui n*cbt pas plus pleine qoe li deuxième. Le nom de pleine lune conviendrait seulement as

point de station et de foyer, n l'époque où l'astre ne croît ni ne décroît, moment corrc^pondunt à celui de la virilité chez Thomme , pour qui l'âge viril ou stationnaire est foyer des i phases.

Pour rectiûer la nomonclaturo des phases lunaires, il eût eût été bien facile d'introduire les dénominations suivantes :

1** phase , nouvelle lune. . 2« phase, quartier croissant.

PLBirr ou FOTER.

3* phase, quartier décroisiant. . i* lune , vieille lune.

Ce sont , dira-tron , des inexactiludes sans conséquence. On se trompe, elles entraînent des préventions très fâcheuses; elles habituent les esprits au désordre, au mépris des premières règles d*harmonie. Ce défaut une fois contracté se communique à tous les travaux scientifiques et sociaux; Tindifférence pour les symétries et la méthode a fait manquer une foule de découvertes. J'en indiquerai au traité du Garantisme plusieurs où Ton serait parvenu par le seul goût de la méthode , le penchant à distribuer en harmonie progressive ou contrastée les parties d'un tout.

Il est très rare que les phases soient proportionnelles en durée. Les 4^* et i* qui sont les moius heureuses dans toute carrière, sont aussi les plus courtes : elles s'étendent au tiers dans un mouvement subversif ou malheureux, et sont limitées au huitième dans un mouvement heureux.

Souvent les deux phases extrêmes ne s'étendent qu'au seitîème de la carrière, et c*est un avantage réservé à notre globe, la théorie démontre qu'il doit avoir [qu'il aura) à peu près «20,000 ans d'existence, et que pourtant il aurait dû, aa bout de 5,000 ans, atteindre a l'harmonie, car elle pouvait naître dès le siècle de Périclès. Il est donc moulé pour 1/16 de malheur, car 5,000 de lymbe antérieure et 5,000 de lymbe postérieure ne fout que '4/42 de 420,000 ans et ne feront que 4/46, si au lieu de dater l'existence du globe dès son entrée en plan, on veut dater seulement de la créatk» du genre humain, qui ne remontait guère au-delà de 3,806 ans à l'époque de Périclès.

Les planètes lunigères comme la nôtre n'ont pas plus do 4/16 de phases extrêmes ou lymbes antérieure et postérieure. Ce sont des créatures d'un degré plus élevé que l'homme

64 INÉGALIli tmi éÉA8M.

et plus élevé que les satellites ou astm de V pdssanoe (l).

Une lunigère est de 3*. Elle est donc déjfà d*iiii raag éhnré parmi les astres, et cette perfectioi se manifeste par U courte durée des phases de malheur ou phases extrémea. S sviHh tre globe la 4 1^ phase a duré S,5O0 ans de trop, œltè leatar est la faute du génie et non de la nature qui arait fomi lei matériaux nécessaires pour imprimer au mouvemeat locîat une marche rapide.

Lorsque les 4^ et i"* phases sont assez courtes pour nefo^ mer cumulativement que 4/8, ou moins encore, d^nleca^ rière, ailes ont rang de transitions, et c'est un grand iMMbear pour les deux autres phases. Il est aisé deoonoefoîr qn'nae carrière est d'autant plus heureuse que les phaaei eocMmsii eufance et caducité, sont de plus courte durée.

La division par phase» est celle qui se reproduit laplai fréquemment dans toutes les analyses du mouvement. BUs est dans nos études ce que sont en géographie les 4 pointe cardinaux ; il faut donc s'exercer à la bien comprendre, et cela n'est pas aussi facile qu on pourrait le croire. On tombe à cet égard dans une foule d'inadvertances qu'il faut rectifier.

D'abord on commet la faute de diviser les phases en 4 portions égales. C'est une mélbode brute et qu'il faut éviter autant que possible. Si los phases en affaires matérielles, conune le cours do la lune, sont à peu près égales, il n'en est pa» de même en tous essors matériels , témoin la vie humaipc dont les phases sont fort inégales. Sur une carrière de 90 ans on peut bien les classer comme il suit :

Enfance 45 ans (2).

Accroissement jusqu'à 50 35

(1) On pourra demander : Quelles sont donc les étoilei de prime ou basse puissance? Il n*y en a pas dans notre lourbillon. CeiODl celles qui gravitent sur une nébuleuse ou soleil incomplet régissant un clavier simple et sans lunlgères. Quant aux sntellite» de notre système, Il est clair quMIs ont deux pivota . leur luntsère etieir soleil ; Ils sont donc de 2« puissance , quoique de la plus basse espèce du tottibUlon.

{2) l/enfinoo des harmonu ns sera de plus longue dur/o que la notre Un homme ne sera guère pubère qu'à da-huit ans, quand la race aura acquis toute sa vigueur.

TOMBIùK DE .lfOlJVKaii.\T. 65

Déclin jusqu'à dO 30 ans.

Caducité jusqu'à 90 10

Cette division inégale en lout sens est beaucoup plus na* turelle que celle qui fixerait à nombre égal les phases correspondantes, comme enfance, 45; accroissement, 25 ; décroisseinent, 25; cailuciié, i5.

Il faut donc admettre, pour première règle dans la distribution des phases, d'éviter Tégaiité des termes correspondants et faire peoclier la balance numérique du côté ascendant. On verra dans un chapitre spécial sur la tombée du MotrvfmeHl, que le côté ascendant ou majeur doit l'emporter pour le bien de l*harmonie. On peut entrevoir cette vérité dans une foule de dis{)ositions qui sont bien clairement le VGBU de la nature. On voit qu'elle crée plus d'hommes que de femmes. Elle donne plus d'accords en modo majeur qu'en mode mineur. EnBn elle donne partout une supériorité de force et d'accords à la vibration ascendante. Aussi place-telle éTordînaire les ornements sur le sexe mâle, depuis les insectes Jusqu'aux étoiles, où l'on voit les lunigères mâles ou majeures, pourvues d'anneaux que n'ont pas les lunigères mineures ou féminines (1), et la postérité regardera comme erreur des civilisés leur coutume de donner exclusivement la palme de la beauté aux femmes. Sans doute la courtoisie l'exige, et cet usage sera suivi, mémo en harmonie ; mais il est certain que la femme trouve l'homme encore plus beau que l'homme ne trouve la femme, et ce qui le prouve, c'est que la femme est plus amoureuse que Ihomme. Laissons cette thèse aux gens de l'Art. Je me restreins à ma conclusion sur le vœu de la nature qui est évidemment de donner in tombée de balance au côté de vibration ascendante. Il faut donc, dans le classement des 4 phases, observer cette règle dans tous les cas où elle est praticable. J'en viens de donner un exemple sur la division d'une carrière humaine de 90 ans. Chacmi peut se convaincre, par expérience, de la justesse de celte assertion et voir que chez un sujet robuste et sain de corps et d'esprit les % phases de vibration ascendante remportent en durée sur les 2 phases descendantes. Alcibiade

(I) le du féminines en daminanee , puisque toute planèlf est ^n^rogyne, mais avec dominance de i*nn des deux sexes.

ainsi roç;iO le mouvemont, et ; ordre différent , une égalité p dînerait dès (jue l'on serait a mons-nous à cette disposition, mouvement, la tombée, du cô principe, dans cette occasion l'harmonie n*est point dans X sexes arrivent simultanément dent à la même époque ? Non ans plus tard que la femme qui tdt que l'homme, preuve inconi d'éplîté entre les deux vibrati« roulons arriver ô la découvert scrupuleusement pour base de évidente de la divinité, Tinégali qui sont parties de vibrations.

inégalité dans la musique, orac Tharmonie ; nous reconnaisson vellement du dièze et du bémo et pourtant très différents de placés, suivant les circonstance La discordance est bien pire si ches du clavecin selon la sainte par tierce, quarte par quarte, unisson. Il en résultera une ca

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