LE MESSIE DE LA RAISON
Aiosî que vous l'avez dit, le chrétien n*est qu'erreur, les mahométaDS et les idolâtres ne sont (]u'erreur, et les sauvages encore ne sont qu*erreur. Ce qui fait environ 900 millions d'hommes dans Terreur pour avoir cru que les sociétés civilisée, barbare et sauvage étaient la destinée de Thommo et pour avoir rampé devant Dieu. Le désordre actuel du globe, la pauvreté et les fureurs de Thumanité étaient une accusation permanente contre Dieu; et si Tètro fictif que nous nommons Diable avait organisé le globe, aurait-il pu inventer plus de tourments pour les humains?
Vous confesserez sans doute que Dieu est beaucoup plus en état que les philosophes de nous donner de bonnes lois sociales. II sufiBt qu'il puisse les faire, pour qu'il doive les faire et nous les révéler. Il en a fait pour les insectes qui valent moins que nous. Il leur révèle, par reutrcmisc do, Tattraction, quel mécanisme social leur est convenable. Et croyez-vous que Dieu ne doive pas aux hommes autant qu'aux in^tes?
Diverses religions peignent Dieu comme un bourreau, elles supposent qu'il se plaît à nous faire souffrir en ce monde pour éprouver si nous serons dignes du bonheur dans Tautre. Estrii donc nécessaire de s'habituer au malheur pour être digne du bonheur? Le bon sens nous dit au contraire que si Dieu nous préparc tant de biens dans Tautre monde, il devrait nous en donner un avant goût dans celui-ci. C'est ainsi qu'il a pensé en calculant pour nous l'ordre social de l'harmonie, qui nous ouvrira dès ce monde les voies du bonheur, et nous #nnera encore la certitude du bonheur dans l'autre. Sa théorie nous donnera des notions certaines sur rimmurtalité de l'âme dont nous n'avions jusqu'ici aucune {jrcuvo. Elle nous donnera aussi des notions sur le sort de l'âine avant et après cette vie, la connaissance de ce qui se passe dans les divers astres que nos âmes parcourront pendant l'éternité, et mille autres notions qui nous étaient profondément inconnues.
Celui qui apporte de telles lumières aux humains sera donc le Messie de la raison. Je commencerai ma mission par signaler des rêveries « vides, inconséquentes et pleines de lacunes. » La morale sera la science vide, la politique sera la:6cience ineoméquenle^ et la métaphysiquo scia la s^ence im9 /ociitief» Sa grande lacune est de n'avoir pas analysé les
de révolutions, et que Tesprit so travers les orages. Telle a été la m avoir langui près do 3,000 ans d TÎlîsation, celle-ci touchait enfin à tarder un siècle ; mais nous n*aur intermédiaires entre Tharmonie de ces sociétés moins malheureu bien des siècles. Retard aussi f^ pour les vivants, car vous saurez que votre Ame, après la mort, pai collectif des habitants de ce rooc le bonheur (collectivement parlai DOS ancêtres et amis décédés son d*où elles ne sortiront quo lorsqi globe d'autres sociétés qui donnen Vous sentez quel coup la décoi nées va porter à vos sciences im sophiste qui les attaquera; il n*y doctrine; elle sera toute fondée su traction passionnée, qui n*est pa géométrie. Les théorèmes combii deviendront théorèmes des desti l'ordre du mouvement social. Ils l'application aux phénomènes ph
raMBAT DES B1BLI0TUÀQUE9 ET DEA VERS. 53
cofDprendroDt à merveille Tasseriion du R. P. Franchi : Torgoeil qui a craint de dévoiler Forgueil. Il y a 3,300 ans que cette crainte leur ferme la bouche et qu^ils refusent d*avouer que Tordre civilisa, barbare et sauvage est pour la raison une profondeur d*ignominie et de chaos.
Combien d'immenses bibliothèques vont être livrées à la pourriture et aux vers I Leurs livres nous avaient promis le bonheur dès ce monde ; ils ne Font certes pas donné. Voici le moment où Ton va voir une débâcle de livres, telle qu'on n*en voit qu'une fois dans toute l'existence d'un globe. Provisoirement, je conseille de vendre au grand et très grand rabais tout traite de politique et de morale.
Les auteurs do ces deux sciences seront consolés en apprenant que la catastrophe ne portera que sur les livres et non sur les écrivains vivants. Us y gagneront une immense fortune. Tout ce qui est physicien , littérateur, artiste, sera comblé de richesse et de considération. Dans l'harmonie, ils seront même harcelés et couverts d'or par les ambassadeurs des régions barbares où i*on manque de savants. L'on viendra séduiro les nôtres, parce qu'on ne peut pas organiser le service de Tharmonie sans avoir quelques savants de toute espèce. Il ne s'en trouve pas la 40* partie de ce qu'il en faudra pour l'Europe : que sera-ce donc quand il faudra fournir les régions barbares? On s'arrachera les savants comn^e on s'arrachait un morceau de pain au siège de Gènes , et il est plaisant de penser que tels peintres ou poètes dédaignés, qui languissent dans les greniers des capitales, lycevront bientôt des ambassadeurs des régions barbares. On leur fera un pont d'or pour les attirer dans la Chine ou la Perse, et Ton verra cent comédies pareilles, ^ Torganisation de l'harmonie. Voilà pourquoi j'annonce aux savants, comme une excellente nouvelle, le désastre prochain de leurs bibliothèques , et l'instant où le genre humain , prenant un eesor contraire aux vues du R. P. Franchi , passera de « la profondeur de i'ignominio » à l'inmiensité de gloire, de richesses et de vertus, et à a la haute estime de soi-même » qu'inspirera ((l'ordre sublime inventé par Dieu pour l'unité des relations humaines)) le bel ordre de l'harmonie.
Cette découverte fournira aux Français un moyen de témoigner leur gratitude au chef qui les a tirés de l'anarchie. Us pourront lui offrir une récompense proportionnée au ser-
ri
nouvelle. A l'inslant, tous les peu (fun mauvais songe , et toutes les a sans qu'il en reste aucun vestige. {]i\ casionno pcos le moindre froissement résullera , sera de faire mourir do je coup de personnes qui s*aiïeclent fac saisies de désespoir pour avoir passi liaatioD.
L'œuvre de lliarmonie ne pouvant i honune ou sur une compagnie qui canton , je n'avais jeté les yeux que premier consul {a) et le duc de Bedf* tové. Ce seigneur, qui réunissait la ph njmité et Topulenco , méritait bien (Jéllvrer le globe, et je dois dire, pot moire, que je jetai les yeux sur lui da do rattraction ; mais alors la France i chef actuel à qui cette tâche brilla dévolue.
Lorsque j*nuraî donné un manifeste c< iocertaines et les trois sociétés cxistan souscription la livraison du calcul de réserverai aux Français la faculté de 1 présent à leur chef et lui assurer la su]
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SPLENDEUR DB L'HARHONIE. 55
les inégalités imaginables, au physique ou au moral. 11 faut y rassembler le pauvre et le millionnaire, le Néron et le Fénélon, le Newton et rmibécille, la vestale et la Messaline : tout cela doit se trouver amalgamé , et le canton qui réunit le plus d'inégalités parvient à la plus brillante harmonie. Cette observation est très nécessaire pour éclairer diverses personnes qui , à ce mot d'harmonie, conçoivent d*abord des idées é*égalité et de modération. Le contraire a lieu, c^r, dans l'harmonie, malgré l'assemblage de facultés et do passions opposées que je viens de citer, on ne cherchera qu'à souffler le fea des passions, à en créer dix fois plus qu'il n'en existe. L'affluence et l'ardeur des passions seront le gage de la concorde et de l'opulence.
Je m'abstiens de donner aucune notion sur cet ordre futur, puisque je n ai voulu faire que l'annonce la plus simple. Je devais seulement dissiper le préjugé qui attache sans cesse les idées de modération et d'égalité au mot d'harmonie. On s*est bien trompé quand on a cru voir dans la nature quelque penchant pour l'égalité entre les individus ; il n'existe dans Tharraonie qu'une égalité de droits entre les divers cantons, comme aujourd'hui entre les divers cantons de France , et cet ordre est représenté par la ruche, qui est hiéroglyphe du gouvernement unitaire de l'humanité. Les abeilles figurent les cantons , les bourdons figurent les congrès de relations qui sont de diverses classes, la reine figure le foyer d'unité ou gouvernement central du Globe. Tout cela n'a aucun rapport avec l'égalité , encore moins avec la modération ; c'est pourquoi l'on peut, dès à présent, brûler tout livre qui vante la modération , car l'harmonie ne peut exister que par Timmensitc du luxe et des voluptés. C'est pourquoi elle ne pouvait pas être établie dans l'origine do la race humaine, lorsque l'industrie n'était pas développée. Et, par la même raison, l'harmonie se désorganisera après 50 ou 60 mille ans d'existence, lorsque les glaces et les frimats.. s'avançant des deux pôles vers l'équatour, auront réduit à peu de choses les richesses des trois règnes et les variétés du luxe qui est le fondement de l'haimonie. Alors commencera l'âge de la subvtrsion dacendante ou caducité du genre humain , âge opposé à la iubversion ascendante , qiii est Tétat actuel, l'enfance de la raison sociale.
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OU mouvement mixte. Les modernes en ont si peu (l*idée , qu'ils ont banni de leurs langues le genre neutre ou mixte et ne s'aperçoivent pas de cette lacune. Ils condamnent le genre mixte dans toutes les circonstances où il essaie de poindre. On lui donne la dénomination ignoble de genre bâtard , témoin le drame et la prose poétique , genres généralement réprouvés et avilis sous le nom de bâtards , qui est pourtant de baute importance aux yeux de Dieu ; car il a grand soin de ménager, d'intercaler entre chaque famille ou série de produits, une de ces espèces bâtardes, comme le| ).
II en est de même parmi les astres, où Vénus, Mars, Pallas et Sapho sont 4 étoiles d'espèce bâtarde ou mixte en arôme et en fonctions.
Quelques beaux esprits ont dit que Thomme est le miroir de lUniven. C'est une idée fort juste qu'ils ont hasardée comme tant d'autres, et dont ils n'ont su ni apprécier les conséquences, ni faire l'application. Us auraient dû en inférer que si le genre bâtard est établi dans tout l'Univers, il doit être admis de même dans le cadre des développements passionnels.
n faut aujourd'hui revenir sur ces préventions contre le système bâtard, qui déjà se trouve en grand crédit dans notre littérature sous le nom de romantique. Ainsi ce ne sera pas pour ce siècle un pénible effort que de se raccommoder, en passions, avec un genre dont il incline â faire sa boussole en littérature.
Ce genre comprend divers degrés, que je désignerai collectivement sous le nom de mouvement mixte. Ses subdivisions seront le neutre, l'ambigu ou métis, l'ambiant ou diffracté.
Nous avons bien consacré [ | du genre bâtard en
disant qu'il n'y a pas de règle sans exception. L*exc^tion n'est autre chose que l'ambigu, qui doit se trouver en initial et en final de chaque série.
Pour traiter avec régularité du mouvement mixte, il fout bien définir les points sur lesquels il doit dominer, ce qui exige un examen détaillé des vibrations et phases du mouvement qui doivent toujours être coupées et liées par des transitions soit de foyer, soit de neutre, soit d'ambigu.
C'est la dernière branche d'analyse qui nous reste à traiter. Les détails que j'en vais donner prouveront qu'au lieu d'à-
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vanoer dans la | *1 des my^r^ <fp b mgm, ]m$ .
allions à rencontre du but, puisque nous i^ipu^çe pu» en plus le genre mixte, qui eslléuen pnncïpal a^ rDttiyéi^ Bien n*est plus familier à tout le monde que la dîiâii<g{Mi des quatre phases du mouvement, et personne n'est hal»^ à distinguer une transition aux extiémités de chaqoe jpjj'aitf, C*est une erreur que nous allons recCffer en pr^odav^ jpir on court chapitre sur les vibrations.
Hes ^IbimiieBS.
La vibration est la plus courte division d*un noarunioal, puisqu'elle se n!duit à t portions : TÂscendanta éllià Déiâen* dante. €*cst donc la première division dont on'doirthfiter. C'est aussi la pluâ facile à analyser, car tout mouvémètit présente bien distlnctomont ses deux vibrations de troîssâneè cl décroissance. En maléricl ou en polîlique, on yoU le corps croître et décroître, stationner quelque temps au pbint intermédiaire ou foyer, dont je ne fais pas mention parce qu'on ne compte jamais le foyer en mouvement. Ainsi/ — dans le cours de la vie humaine , ou carrière matérleHe de rindividu; — dans la carrière spirituelle, ou scientifique oa littéraire;— on trouve un terme moyen où lo corps et le talent se maintiennent h un degré fixe sans déchoir. Ce degré Où foyer est plus tardif pour IVsprit que pour le corps, <?e$tiàdirequesi le corps commence ii déchoir à 50 ans, Tesprit peut bien croître jusqu'à 60 ; mais au-delà de ce terme , il tend à llndolence ou au relâchement.
IJIl en est des empires comme des individus, et généralement de toutes les choses Créées. Par exemple. Je prouvertii que notre Tourbillon, envisagé comme individu, est en rlbration ascendante ou croissante; qu'il est même fort jeiine et susceptible d'un immense accroissement, tant en nombre de planètes qu'en perfection aromale : il est donc dans la vibration ascendante qui est très peu avancée.
Le commun des lecteurs n*aime pas à s'entretenir dea astres et s'ennuierait si je l'entretenais des vibrations trans* céhdantes de l'Univers envisagé comme individu et
iSCBNDANCfi ET DESCENDANCE. 59
partie d'un Bioivers qiy comprendra quelques cent millioDs dTfthrefs comme te nôtre ; je prouverais que notre Univers eut, proportion gardée, aussi jeune qu'un homme au-dessous de la puberlé, qu'il est en vibration ascendante fort peu avancée, puisque les constellations sidérales ne sont pas encore distinguées en compartiments, mais éparpillées confusément; ce qui fait la différence de la courge au melon. L'un de ces végétaux est confus, l'autre est symétrique sériaire, distribué en tranches ou séries comme Torange. En outre, notre Univers est énorme, très évasé , sans aucun tourbillon qui forme lien avec le nôtre placé en foyer. Cette volumineuse expansion est une indice de jeunesse et faiblesse, de grossièreté aromale , comme celle do courge comparativement au melon qui , raffiné en sucs, a bien plus de prix malgré sa petitesse.
J'ai observé que ces démonstrations tirées de 1 Univers et manqueraient pas de rebuter le commun des lecteurs. Il est facile de se prêter à ces circonstances et de Tentretcnir de vibrations à sa portée, tirées de l'homme ou des animaux et végétaux.
L'homme a ses vibrations de tous degrés : en collectif et en individuel. Collectivement, il présente d'abord la vibration de carrière sociale , que j'ai estimée à 120,000 ans, donnant 46 périodes sociales de vibration ascendante (a], et autant de vibrations descendantes, non compris les 9i périodes de foyer. Chaque société, cnvisui^éo isolément» comme In Civilisation , se décompose do même en 2 vibrations , vi je prouverai en octave mineure que celte société, qui se vante de perfectionnement, est en vibration descendante par les progrès de l'esprit mercantile et fiscal qui constituent rêro du déclin.
Veut- on analyser dans l'homme quelques effets moins transcendants, quelques particularités individuelles? Nous trouverions la vibration dans chacune de ses passions. Un amour, uno ambition , no vont-ils pas croissant et décrols-
(a) Bans la classification de Fourier, les 8 premières périodes Mcendcntes sont: l«Ëden, ou paradis terrestre; 2« Sauvagerie; ^•Patrlarchat; 4« Barbarie; &« Civilisation; G* Garanti»rne; T* AsspdatlOD simple; 8« Association composée ou hnrmon\e. [JYote det ÉditêwrM.)
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aant? Il en eti de même en malériaf, léiMia It drculatioÉ da sang; elle est ascendante on centriftiga par toa mtènag et deacendante ou centripète par lea Yemea.
Lea vibrations se trouvent dana toua lea délaib du maih vement, dans sa marche, dans ses formes, sca enpMa. Donnons-en on exemple tiré de aigela tsmiliera, d'animaar domestiques les p!us connus, comme poules et canarda. Noaa allons observer dana leurs formes , instincts et emplna la caractère essentiel de la vibration. Cest le contraste da Pélan ascendant k l'élan descendant.
Dans le système des animaux domestiques le Poulet tient à la vibration ascendante • le Canard ï la vibration deacaa dante.
Ces deux oiseaux sont en contraste parfait d'omameiilay de facultés» d'instincts. Remarquona d'ai)ord la eoniraate da voix. Le cri ou chant du Coq est le plus éclatant qu'on trouve parmi les oiseaux , eu égard au volume. Celui du canard mâle est une eilinction de voix ; il faut que ce soit la fomelie qui appelle et rassemble le troupeau ; c*est elle aussi qui a les attributions mâles; elle est la plus active à attaquer chiens ou chats; c*est elle qui cherche le mâle dana le rut, où il figure aussi tristement que le coq est brillant en pareille affaire. On remarque même contraste dans leurs ornementa. La queue du Coq est formée de 2 lignes septenairea de plumes verticales et hautes; celle du Canard de f lignea septénaires de plumes horizontales et courtes. Le aigiae viril du coq est formé de grandes plumes cintrées dirigées de ((tète en queue]] nodr en sud ; le signe viril du canard e»t formé de petites plumes contrc-cintrées et dirigées de sud en nord. La tète , chez le coq , est chargée d'ommneata , cercle , huppe , etc. ; celle du canard est entièrement liaaa, n'ayant pas mémo de huppe, comme les mâle d'oie et da pigeon. L'un brille par la longueur et l'animation dea rayons ou longues plumes du cou ; l'autre par le simple reflet da plumes infiniment petites.
Deux domestiques, si bien contrastés en matériel , devaient l'être de même en inclination. Aussi l'un cherche-t-il la fluga et l'eau, tandis que l'autre cherche le terrain sec où it aim â s'ébattre , et les branches d'arbres ou autres qui loi sont nécesaairea pour dormir. Ces deux oiseaux , si réguliers en