Post-quartier
Vieux croissant 1 1/4
Ici Tévaluation des jours n'est qu'un aperçu à modifier selon la marche de Tastre. Je n'entre pas dans ce détail, je me borne à présenter un cadre approximatif des inégalités.
Dans cet exemple, la distinction des transitions et foyers de révolution lunaire peut sembler un accessoire inutile, un calcul de pure symétrie, et quelque simpliste prétendra que Tétu^e est plus commode et plus simple en suivant la mé thode usitée, qui réduit le tout à 4 phases sans époques de foyer ou de transition. Sans doute on peut s'en passer pour l'étude des phases de la lune, mais il faut s'y habituer parce cet ordreest suivi par Dieudans* toute la création, et lorsque nous voudrons classer une série d? produits animaux, végétaux, minéraux, nous y découvrirons très distinctement les espèces de foyer et de transition bien distinctes de celles de vibrations et phases. Citons pour exemple une série que j'aurai souvent occasion d'examiner, celle des Félins, qui s'étend du chat au lion, comprenant les tigres, panthères, onceS| lynx. Le chat et le lion ne font point partie des vibrations ou phases. Le lion est foyer, le chat est transition. Les autres félins, au nombre de 4â sur l'ancien continent (qui ne donne pas le jaguar, le couguar et l'ocelot], composent les deux vibrations de série qu'on peut diviser en i phases. Le lion, placé au centre, compte pour double comme tout foyer; aussi est-il armé en double sens en tète et en queue. Les 2 chats, savoir: le radieux ou angola et le lisse ou européen, forment les transitions antérieure et postérieure qui nouent cette série avec T homme. L'once est une des transitions in« ternes dont je n ai pas fait mention dans ce chapitre.
Les transitionsont la propriété do nœud qu'on ne rencontre souvent pas dans le corps de série. Le foyer a souvent aussi
70 nANMTioM^ ms tte» ahuul.
des làcullés de nœud qu*oii ne titmve p« dans le corps de série, et le lion, quoique chef des tigres, des pantMrâs, s'allie très amicalement aveo Thomme. II bat donc pour Télude de la natore observer l'analyse des fojren et transi* tiens avec autant d'exactitude quo Oleo en ael li les créer pour former les liens et pivots de chaque série. Ainsi, soit qu'on divise un mouvemOAt en t vibrations, smt qa'on s'élève à la décomposition en i phases, qui donne la dîflérence du simple au composé, la distinction des foyers el transitions est d'autant plus nécessaire qu'elle existe dans les passions et caractères comme dans les produits des divers règnes. Je n^ai mentionné dans ce chapitre que les deux transitions d'extrêmes; c'en est asses pour une courte série de 4 termes ou phases. Mais quand nous examinerons de grandes séries, dont chaque phase contiendra 10 et 20 termes, il flnidra s'habituer à distinguer, outre les transitions d'extrêmes, d'autres transitions moyennes, qui lieront la 4>* phase à la S*, puis la 3* à la 4*, comme on le voit dans le clavier planétaire où il y a quatre étoiles do transition. II faudra aussi distinguer, outre le foyer, plusieurs sous-foyers, comme on en voit au clavier planétaire qui a un sous-foyer pour chacun des 4 claviers correspondants aux 4 phases, et comme tout le système do la nature est unitair»>, nous observerons le même ordre dans Tétude des caractères et des passions dont nous n*avons envisagé jusqu'ici que la 2* puissance h 42 touches et le foyer. Dès que nous calculerons sur la 3« puissance à 32 touches, il faudra]reconnaflre des passions de sous- foyer et de transition. Je dois donc de bonne heure familiariser le lecteur à celle méthode, qui est d'emploi universel dans tout le système du mouvement.
Cette vérité sera sensible aux naturalistes, si exacts à distinguer les espèces mixtes qui servent de lien aux divere corps de série. Us n'ont pas donné la même attention à la distinction des foyers, comme le lion, qu'ils confondent dans les deux corps ou vibrations d'une série. Us no distinguent pas même les 2 vibrations.
Ces erreurs jettent la confusion dans les études, et pour les éviter en passionnel, il faut reconnaître d'abonl qu'on y est tombé dans tout ce qui touche aux études matérielles.
On est si neuf sur leç transitions, que des grammairftns français, entra autres Girault-Duvivicr, confondent les na-
TftANSITlONS GRAMMATICALES. 71
sales oii, m, «X on^ «n, oun avec les voyelles, et cependant on ne saurait trouver un mixte mieux caractérisé , puisque la syllabe an se prononce par intervention du nez et de la bouche ; elle est donc lien de Tun et de l'autre, et par conséquent transition des voyelles aux consonnes , — transition descendante , puisqu'elle est sourde , sans éclat. Cherchant son contraste , nous trouverons pour transition ascendante les syllabes ack des Turcs, dans Achmot, sans prononciation du c, ou^' des Espagnols. Elle donnera ocA, eeh, euch , ich , ocA, Mcà, auek ((en direct, et en indirect ou aspirée hha , Aà#« khi, AAo, AAu)), qui est une syllabe gutturale et différente de Vh aspirée.
Les grammairiens n*ont point distingué ces transitions, et c'est un indice de Tinadvcrtance du siècle sur une règle essentielle du mouvement : car, dans toute analyse, on doit commencer par définir les transitions ou liens. Si , dans un traité de botanique, on passe de la prune à la pèche, il faudra débuter par le brugnon , qui est lien des % séries.
Pour nous borner à Tobjet de ce chapitre, observons qu'on ne doit jamais raisonner sur les i phases d'une carrière, sans y annexer i transitions, 2 extrêmes, 2 intermédiaires, non compris le foyer. On verra, en avançant dans l'étude du mouvement , que la plus grande preuve d'impéritie des modernes est de n'avoir donné dans l'étude de la nature aucun rang aux transitions, que pourtant ils savent si bien apprécier en littérature , où ils ne font pas de grâce à une fable qui pèche par les transitions et ne lie pas les scènes. Pourquoi n'ont-ils pas su observer dans l'étude des passions et des règnes ces transitions dont ils sentent si bien l'importance dans les bagatelles qui servent à leurs plaisirs 1
DBS TROIS MODES.
Quel que soit le système social , qu'il soit civilisé, barbare, patriarcal , sauvage ou autre , on y distingue toujours 3 classes très différentes, qui sont : les hommes , les femmes et les enfants. De là naissent les 3 modes en exercice passionnel , c'est-à-dire que le mode est majeur, mineur ou neutre, selon que les dominanU^ ou donneurs de ton, sontbommeSy femmes ou enfants.
L'eoftmt est dans le mécanisme social un 3' sexe ou
n DES TM19 SIBXXA.
3* rouage, sous le rapport des déTeloppanento paeaioiiiiels qui sont, Gomme dàAS le système moHèa^,'' ata'iMMibre de Si la majeur, le mineur et le miite ou neutre, l^our domier Im £etf pie sensible à tout le monde » Je dioids tes 3 modes établis dans les relations de sexe et d'âge , savoir :
Bn mi\|eur, l'homme;
Eu mineur, la femme;
En neutre, l'enfent Impubère.
Ces 3 sexes, car Tenfant est un sexe Imparfoit, existent à la fols et modulent simultanément. LcQTg relations, étant Ctttiblnées et simultanées, n*ont point de rapport atise' lé mouvement de vibration qui se compose de S eas^M sdboeeaifs.
Les vibrations sont consécutives , les modes sont sfimittanés en exerdce. YoilA la distinction principale. Ké^Miilès définitions en d'autres termes.
On ne peut pas être à la fois jeune et vieux. On ne peut donc pas être à la fois en vibration ascendante et desceà^ dante , et le nom de vibration ne peut s'appliquer qu*à des périodes consécutives.
Le nom de modo s'applique à des périodes simultanées. Lorsque Dieu créa des liommes qui développent les passions en mode majeur, il dut créer en même temps des femmes qui développent en mode mineur, et partout où il y a des hommes et des femmes, il y a aussi des enfants qui modulent chmode neutre ou mixte , privés des deux passions affectives mineures : Ânàour et Familisme, jusqu'à Tâge de puberté. Ainsi , les homnaes; les femmes et les enfants sont trois êtres dont Texistence est simultanée, pour peu que le mouvement social dure seulement 4 ans ; on doit distinguer dans ces 3 sexes 3 genres de développements passionnels , cfoù naissent les 3 modes, savoir :
Le majeur, pour les homines pubères ;
Le mineur, pour les femmes pubères ,
Le neutre ou mixte pour les hommes et femmes au dessous de la puberté.
PBéUMI^CAIRES SUB L^ÉDUCATIOFT.
(1820. — 55, cote 0.)
I^ premier bat de Téducation harmonienne cât de faire disparaître une tache bien honteuse pour la Civil isntion , et qu'on ne trouve pas chez les sauvages : c*ost la grossièreté et la rudesse des classes inférieures. Elle peut être .léces* saire parmi nous où le peuple, accablé de privations, sentirait trop vivement ses misères s*il était poli et cultivé; mais, dans un ordre social où le peuple jouira d*un minimum supérieur au sort de nos bons bour,<;eois , il ne sera pas besoin de Tabnitir pour le façonner à des souffrances qui n'existeront plus, pour l'enchaîner à des travaux qui n'auront plus rien de pénible, puisque l'ordre sériairo les rend attrayants.
De cette attraction industrielle dérive la nécessité de polir la classe plébéienne ; car, si un nouveau mécanisme industriel, séduisant par ses dispositions, amorce les souverains comme les classes inférieures , il suffirait de la seule grossièreté du peuple pour contrebalancer les amorce du mécanisme sériaire. Les Grands ne pourraient jamais se plaire k se rencontrer dans le travail avec des rustres, à se mettre à toutes leurs fonctions. Ainsi , par le double motif du bienêtre du peuple et de l'accession des riches au travail , il devient non seulement inutile que le peuple soit grossier, mais il est nécessaire qu'il rival-so de politesse avec la classe riche pour la charmer dans le travail attrayant, qu'elle ne pourra pas diriger et présider sans se mêler aux plébéiens qui l'exécuteront.
La politesse générale ne peut s'établir que par une éducation collective qui donne a l'enfant pauvre les manières et le ton de l'enfnnt riche. Si THarmonie employait comme parmi nous des académiciens pour raffiner les enfants riches et des ignorantins pour dégrossir les pauvres , elle arriverait au même but que nous , à la duplicité , ou ton grossier chez
74 POLITKSftE OÊHteALB.
les pauvres et rafllnement chez les ridies. Elle évite oet »' oonvénient par au système d*édacatioii qai est «m poar tooto la Phalange.
Les enfants y sont taUemeni eitnlnés par le plaisir aaz occupations matérielles d*agricolture et manufocUire, qall. n'est pas besoin de les eidler systénatiquement.
On n*y excite pas même les petits enfants , et si l'on esige nuijorili de thèses en matériel , c*est pour se conforoiar an mécan^me des séries , qui n'attire les enlànts qu'an Ame* tiens matérielles. On ne s'applique dans l'Harmonie qu*k taconder l'attraction, favoriser ses impulsions avec antant'da soin que la philosophie en met à les étouflér.
"inTngt ans de recherches sur le mécanisme des aériea pas* slonnées m'ont mis en état déjuger sur quelles brandÉes da travail elles 1 | chacan des 46 chœurs, et , dans les
aperçus que je donne k cet égard , je ne raisonne pas en distributeur arbitraire , mais en interprète des impulsions industrielles que répartit Tordre sériaire aux enlknlsqui y Font élevés. Du reste j*adbère volontiers à toute rectiftâtion motivée qu'on pourra m'indiquer.
Par exemple, un esprit symétrique pourra me faire observer que le passage des Séraphins aux Lycéens étant le centre de doux vibrations contrastées en systèmes, il semble que les 46 thèses exigées du candidat devraient être en balance du matériel et du spirituel, 8 de chaque espèce. Mais j'ai dit au chapitre des vibrations que , pour l'équilibre même, elles ne doivent jamais être égales , comme s'il s'agissait d'une pesée de matière, et qu'il faut ménager en harmonie une tombée. Elle doit être chez les enfants du cété matériel. C'est donc pour l'équilibre même que j'ai dû admettre dans le concours mitoyen de 46 thèses la supériorité du matériel. Il en sera ainsi de beaucoup de fautes apparentes qu'on lecteur pointilleux pourra relever, et qui , après mûr examen , se trouveront être des dispositions régulières, fondées sur quelques principes émis antérieurement et perdus de vue par le lecteur.
Remarquons que les enfonts forment un sexe très disparate uvdc les % autres; car l'enfant ne connaît pas les % passions
L'BlIPANCfi BtT UN SEXE NTOTEE. 75
affectÎTeB mineures : amour et familisme. II serait même très fâcheux qu'il les connût, et l'on doit s'étudier à le maintenir jusqu'à la puberté dans une ignorance complète sur ces 2 affections.
En vain dira-t-on que les enfants doivent respecter le lien de famille, de filiation, révérer les pères et mères. Je prouverai que les enfants n'ont et ne doivent avoir aucune connaissance du lien de paternité ou familisme, et que toutes ces affections qu'on prétend leur inculquer sous le nom d*amour filial , ne sont que des liens d'amitié cl de préférence amicale ; aussi arrive t-il fréquemment qu*un père, avec tous ses titres et son étalage de droits à Taffection des enfants, est moins aimé d'eux qu'un valet qui les flatte et se prête à leurs fantaisies. Dans les maisons de grand seigneur, l'enfant est roi à la cuisine; aussi s'empresse-t-il de déserter le salon pour se réfugier à la cuisine, où il commande en maître, où ses moindres fantaisies sont des ordres qu'il faut exécuter sans réplique.
Sur ce, les moralistes et idéologues répliqueront que l'enfant a tort, qu'il doit se plaire à modérer ses passions , perceptions et sensations par les méthodes analytiques et les abstractions métaphysiques pour le bien du conunerce et de la charte. Plaisant verbiage ! L'eufant no connaît goutte à ces subtilités do balances, contre-poids, etc. ; Tenfant n*est dirigé que par l'amitié et l'ambition ou sectisme, esprit corporatif. S'il a de l'affection pour les père et mère , c'est à titre d'amitié; aussi fait-il souvent grande différoncc de l'un à l'autre, quant aux affections. Il n'aime le pèro ou la mère qu'autant qu'ils se prêtent à ses caprices. Bref, Fenfant ne connaît que les 2 affections majeures : amitié et sectisma ou lien corporatif.
00 l'édmestloa iBvene d'li»rfli»nle.
L'éducation harmonienne est de 2 ordres , Vinverte et la directe.
L'inverse est celle qui ne s attache qu'aux besoins de l'enfance. Elle s*étend jusqu'à la puberté. On la nomme inverse, parce qu'elle procède par des voies contraires à la vérité; elle est obligée de cacher aux enfants le système des lois de
uire, 11 sera force d'en cacher à ] n'en laisser entrevoir que des par calculé de manière à ne pas exciu pour des éludes prématurées.
Telle est la différence principai éducations d'Harmonie et de Civil de fouet donner k l*enfant plus d l'autre s'applique à détourner W attiré en tout sens par l'état des < nien opère sur l'enfant, quant comme nous opérons sur le cheva A retenir le char qui le presse.
Et comme l'Harmonie n'emploi lîves, elle a recours à une ruse for l'enfant de l'étude des théories , c de la pratique , de l'absorber ai diriger de manière qu'à l'âge de cien sur toutes choses ; méthode nos perfectibiliseurs qui veulent 1 un profond métaphysicien Initié i tilîtés du kantisme et du reidismc Quelques enfants ont des dispoî devancer l'époque des études. Cel ménagera des livres élémentaires n'enseignent que la science pure
us ANALOGIES. 77
des I C'est nous-mêmes qui sommes inconséquents de vouloir en faire des théoriciens avant Padolesccncc. Quel est le premier besoin de l'enfant? celui d*acqtiérir la sanlé et la dextérité pour bien jouir d'une longue carrière et en prolonger la durée. Il ne convient donc pns qu'un hnrmonien qui peut espérer 4 4i ans de vie, s'adonne aux sciences dès U bas-âge. Il y perdrait la vigueur que lui vaudra un régime actif, un exercice varié et gradué, et favorable au développement physique. Douze années employées à ce genre de vie lui vaudront une prolongation du triple sur son existence , et telle est la première cause pour laquelle Dieu n'a pas voulu que 1^ enfants harmoniens Tussent des savants.
Exph'quons-nous sur ce titre de savants. L'Harmonie ne l'interdira aux enfants qu'en sens composé et non pas en simple, qui peut comporter toutes les connaissances possédées aujourd'hui et plus encore; mais elle évitera l'initiation aux études composées, à l'énigme de l'analogie universelle, qui serait une connaissance inadmissible chez l'enfant. Si , pour l'encourager dans l'étude de la botanique , on va lui démontrer que la tulipe est hiéroglyphe de la justice, que le lys est hiéroglyphe de la vérité, il vous demandera bientôt de quoi la rose et la jonquille sont hiéroglyphes, et voudra connaître l'analogie de ces deux fleurs, qu*il ne sera pas possible do lui enseigner, parce qu'elles représentent dos propriétés d'amour et de famillisme , et que Tenfant ne doit pas [ ].
Il faudra cionc lui enseigner la botanique en ordre simple, c'est-à-dire sans analogie ni application au système de Punivers malériel.
Il en sera de même de toutes les sciences. Lorsqu'un Pascal ou un Pic voudra dès le bas-âge étudier les mathématiques, on le favorisera en tout ce qui est étude simple, mais non pas en composé ; car si on lui enseignait les sections coniques par application ou analogie passionnelle, il faudrait s'arrêter sur le cercle et l'hyperbole dont les propriétés représentent celles de l'Amitié et de l'Ambition. L'élève ensuite demanderait cur on ne lui explique pas les analogies de l'ellipse et de la parabole en gamme régulière ou accords de tous les degrés. On serait dans l'impossibilité de lui répondre quia. On ne peut pas faire connaître à un élève de 10 ans les gammes d'amour et de famillisme. Il faudra
7S DES TERREUnS HEUbtEtlSfak U/iM LE RA»-AGE.
donc le limiter aux études (implsi on Miflm C»i|Wq* Vi analogie avec la nature. On adineUnpoirtMt !■ rTilHuri d'onploi des niélbodea miilea ot pea éloigni» dn qalème de la nature, doDt on m Iroave aueune tnm diM les 73 systënies de boldulquo , doq plus qua dans lai I I-
Ob peut eoDcevoir, d'aprèi cet édairdaaemaBl , et jqaa fenleoda eu disant qu rHarmonie m voudra pas qtw ki •pfimts deriennent des savante, c'est-A-dira qo'dlc a* laor ouvrira que la cariiëre simple du dom^ae acienliSqaa, BUa préEèrera qu'ils faaseal moins de progrès at qu'ils ov aatnaissent ni no soupçonnent rnistmce des liens d'anaar tt de fanùllismo. En c«la ollo (lifTèrera da nos ti" '
débutent par entretenir un enfant de l'immaculée oosuptiN et da l'opération du Saint-Esprit , sur les crimes d'adiuttni de Iniure et de sodomie. Les enlants s'épuisent en questioai sur ces crimes et sur ces mystères. Quand ils insistent, oa tenr répond avec de bonnes férules sur les doigta , et l'on n'aboutit qu'à leur faire découvrir làl ou lard certains mystères, auxquels ils n'auraient pas songé si on no les eilt pas entretenus de luxure, d'adultéré, d'immaculée conception et autres incongruités. (Voir la note A.)
[jVou a. — Des lerrcuH religieuses Inspirée* i l'enfance.)
L'éducation civilisée est remplie do préceptes saugrenus pour lesquels on devrait donner la élrivièrcs aux pédauts et non aux enfants. Je m'en rapjioiiu ù tout iiDmme sensé : qucllo impertincaco d'aller, dans un catécliiâmo, entretenir les enfants d'adultère, de fornirallun, de sodomie? Les pins curieux des enfanls ne manijucnt pas do prendre des iolbrmations sur ces mystiques énigmes, et malheuremenl ils rencontrent des gons qui ont lu soitise do leur en donner de trop exactes.
En outre, on mcnaco les enfants de brûler éternelleoMat, s'ils déguisent quelque péché- On leur fuit croire que le plus juste pèche sept fois par jojur ; on les désoriente b force de lerreura. J'étais, i l'âge de sept ans, bien ten-iBé par la
l'autciîr au confessio:v^al. 79
crainle de ces chaudières bouillantes. On itip prinonnil do sorroon en sermon, de neuvaine en neu vainc; tant enlin, qu^épouvanté par les menaces des prédiciitcurs cl les rôvcs do chaudières bouillantes qui m'assiégeaient toutes les nuits, je résolus de me confesser d'une foule de péchés auxquels je ne comprenais rien et que jo craignais d'avoir commis sans le savoir. Je pensai qu*il valait bien mieux en confesser quelques uns de trop que d'en omettre aucun. Là-dessus je classai en litanie tons ces péchés incompréhensibles pour moi , comme la fornication , et je m en allai les débiter à Tabbé Comier, vicaire de Tégliso des Annonciades. Je récitai d*abord les menus péchés do compte courant, comme d*avoir manqué à ma prière ; ensuite j'abordai la liste énigmatiquo pour moi , et m'accusai d'avoir fait de la luxure (j*avais sept ans). -* u Vous ne savez ce que vous dites, me répond le vicaire. » Je m'arrête un peu interdit. — « Allons, achevez, voyons. » Jo continue et je m'accuse d*avoir fait de la simonie. — a Ah ! de la simonie ! Allez , vous dites des bét'ses. » lloi , fort embarrassé, je tâche do jeter la faute sur autrui , et je réponds : On m'a dit chez nous de me confesser de ça. Nouvelle semonce du pieux vicaire. — «r Vous êtes un petit menteur, on ne vous a pas dit ça 1 » Je terminai là ma savante confession, et le vicaire , ce me semble , eut grand tort de se fâcher; il n*y avait que do quoi rire. Un enfant de sept ans qui s'accuse de simonie 1 S'il m'eût laissé aller jusqu'au bout , je lui aurais débité toutes sortes de crimes: fornication , adultère, sodomie et tout ce que j'avais trouvé d'inoomprébensible dans le catéchisme. J*étai8 résolu à m'accuser de tout plutôt que d'omettre quelque péché qui pût me faire plonger dans In géhenne.
Observons dans cette [ | les conséquences de l'ëdu •
cation civilisée, qui veut traiter l'enfant en | ] com-
posé, l'entretenir de péchés qu'il ne peut ni ne doit connaître. Tel est le fruit des lectures de la Bible, qui ne nous parle qoe de fornications, d'adultères du roi David avec Bothsab>e. Là-dessus l'enfant s'informe et trouve des imprudents, des goguenards qui lui donnent les renseignements. 11 eût beaucoup mieux valu se borner d n'entretenir l'enfant que des péchés de sa compétence. Telle est la méthode de l*harmonie, qui, par cette ra:.<<on , se rodtreint à l'éducation •impie oa dégagée de Tanalogie universelle, de cette analogie
80 DC SIHPLG ET DU COBfOSÉ M àuncAtlVS.
que DM métapbyùciaiu, Muu la oonnalM, pitlH ' gDW à lout le monde.
C'wt B9«ei prouver que l'MactffeB de Penhot (m&iMea Harmonie) doit é'.n simple on bornfa I l'ëtode pure et ^nple de« adenccfl, et isolée du csdre entier des lainières hiiMinn, et qu'il faut ralentir par Inns les moyens onz qm tadrvient à l'élprer au composé, à l'analogie imlrarseUe. Oa érlle cet inconvénient avec les enhnla cThannooie, •■ Irs distrayant par l'artivité et la variélé des tnvan dont ik rccunllent des ronnaiieances pratiqnes avant les Ihéoritiuef. Crt approvisionnement Irur sera utile quand II %'wffn filadier l'Analogie ou le composé scientifique.
On voit maintenant sous quel rapport l'Harmonie ne veut pas qno tes enrsnls deviennent savants, c'est qu'elle ne les Juge pas savants tant qu'ils se bornent aux notions isolées de l'Analogie comme les civilisés. Ccui-ci ont pour r^le d'initier l'entant à loutrs les lumières acquises, niéme a relies de l'immaculée conception doni il surail plus prudent de ne pas leur parler. Les hnrmnniens, plus judicieux, borneront t'eafnnœ aux études qui entrent dans le cadre des convenances. De là résultera l'instruction simple ou isolée de l'Anali^c, qni est pourtant i'flme des études. Nos ibéoriee simples ne sont qu'un squelette scienlidque, une doctrine décbarnée et rebutante, qui d'ailleurs n'est classée régulièrement en ancun (ystëme, pas mémo en m a thé ma tiques.
La dislinclJon du simple au composé repose ici sur ce que les barmoniens, connaissant le syslëmo de l'univers, renslogie universelle, ne peuvent pas l'expliquer à l'enfant impa> bère. Il faudrait lui donner connaissance de la gamme pnîs' sancielle d'amour et do main:o autre notion qui n'est point dn tout de la compétence do râi;e neutre. On est donc obligé d'adopter dans l'éducation des enfants un système simple, co ce qu'il est isolé do l'annlugie universelle, dont on ne peul dévoiler la théorie qu'aux adultes.
En restreignant ainsi le cadra de renseignemani , on m tombe pas pour cela dans le ridirule de.prMter aui «afinU aucune doctrine qu'il laille discuter par la suite , cootma il
PAS d'Études précoces. 84
arrive dans la plupart de nos systèmes, soit en religion, soit en morale, prêchant le mépris des richesses , les brasiers d*enfer et autres moyens qui ravalent nos systèmes fort au dessous de l'enfant à qui on les applique. Faut-il s'étonner que des peuples qui ont recours à de si misérables moyens , n'aient jamais fait que des inepties en éducation?
Répétons que l'enfant ne perdra rien à ces délais. C'est user les facultés intellectuelles que les raffmer trop tôt. Il suffît do les exercer légèrement chez Tenfant. On est sûr qu'à Tàge de 4 8 ans, quand on pourra lui dévoiler le syslème de la nature, les tableaux hiéroglyphiques des passions , il apprendra si rapidement qu'alors il deviendra avantageux pour lui do no s'adonner qu'aux études pratiques. Il concevra d'autant plus promptement les théories, et les relards qu'il aura éprouvés en ce genre deviendront pour lui des gages d'accélération, lorsqu'à 20 ans il recevra l'éJucation directe, l'initiation aux études combinées, au clavier d'application à tout le système du mouvement.
Le meilleur arbre n'est pas celui qui fructifie avant l'âge, il sera bientôt épuisi*. Or, à quel âge doivent commencer les grandes études pour aller d'accord avec l'attraction ? Après la puberté. En eflet, notre premier foyer d'attraction étant le luxe interne ou santé, il faut que Tàgo où se forme la santé de l'homme s>it employé tout entier à cette œuvre fondamentale, et que toutes les autres fonctions n'interviennent qu'en accessoires de celles d'où dépendent la vigueur, la dextérité de l'enfant. Motif péremptoirc pour que les études composées ou théories analogiques n'occupent nullement les instants de l'enfance, et qu'elle soit entraînée constamment aux exercices industriels, soutenus seulement de quelques abrégés en théorie simple.
On ne pourrait pas admettre cette règle en civilisation, parce qu'il n'y a aucun moyen d'occuper l'enfant à la pratique. Tout exercice corporel est outré par la durée des séances. Il est insipide par les compagnies mal assorties, par la présence des pédants, enfin par tous les incidents d'où Dsit le défaut d'Attraction. Elle ne peut exister que dans les séries passionnelles, où l'industrie se trouvant métamorphosée en plaisir, devient apte à former le pivot de l'éducation. Elle y fait le bonheur présent de l'enfant tout en préparant
8t ÊLEYEZ D'AMED L'ENFAMT A I^ tANTi.
son bonheur futur. L'enfant, en parcoarant taa nombrauz ateliers de la phalange, est entraîné par les rîTalitéa à y preodrô qoelque part active, au moins ane légère initiation; fl arrhe à 46 ans avec des connaissances pratiques sur tout le nurté* riel de Fagriculture, des manufactures, des scienoea et des arts, et avec un bénéfice industriel qui excède les dépenses de son enfance. Ajoutons à ces avantages la santé et la dextérité. On conviendra qu'un tel résultat vaut bien celui d'être initié aux subtilités philosophiques. Passons aux détails qui démontreront | ].
J'ai donné le nom d'inverse à toute la période de Féducation, qui achemine de la naissance à la puberté. On ne regarde pas l'éducation comme finie à 46 ans, mais seulement faite à demi et comme ébauchée. Dans cette esquisse qui achèvera l'éducation directe, on ne commet aucune des Inconséquences de l'éducation civilisée, qui souvent n'enseigne aux enfants que ce qu'ils seront obligés... [Lacune. Feuille 55-56 arrachée).
Esprit de l'édacatlon simple.
Ëtude sur les Irots fonctions primordinlcs de Dicn appliquées
à IVducat on.
Quel esprit, quelles mœurs faufjra-t-il faire germer chez cette jeunesse? Telle est la question que feraient nos sages, et là-dessus le moralisto opinorail à les élever au mépris des richesses , tandis que l'économiste voudrait les élever à Tamour du trafic. Nous no risquerons pas de tomber dans ces contradictions. Il y a sur toutes les dispositions do Tharmonie un guide sûr, qui est l'Attruclion. Ycut-clle nous conduire, 4 «au luxe. 2^ aux groupes, 3** au mécanisme, à TUnité, c*est là-dessus qu'on doit se guider, et c'est l'esprit des instituteurs même qu'il faut d'abord rectifier. Les nôtres parleraient d'élever l'enfant à la vertu, tandis qu*il faut d'abord l'élever à la santé , 4** branche du luxe. Et quel rapport existet-il entre la santé et nos écoles, où l'on fait accroupir l'enfant sur des bancs pour l'ahurir sur une conjugaison et l'envoyer de là dans une église glaciale, l'entretenir de chaudières bouillantes où il sera plongé. C'est lui hébéter l'esprit en même temps que lui comprimer le corps , et si i^os insti*
DB LA G\M.\ASTIQIIE CIViUSEE. 83
tuteurs avaient quelque respect pour la nalure, ils confesseraient qu*on ne peut faire, en Civilisalion, aucune éducation, parce qu'on no peut la coordonner a rubjet primordial , qui est la santô.
Depuis Ibnt de siècles que Ton fait des systèmes sur Tcducation , on n'en a pas vu un seul qui avisât à ces objets. Ceux de nos jours commencent à remettre en scène la gymnastique, fort on usage chez les anciens; mais ils cx)mmottcnt, sur ce point, la même faute que les anciens, celle do ne pas habituer Tenfant pur degrés proportionnels; et, ce qui le prouve, c'est que tous les jeunes gens élevés gymnastiquement, n'ont de penchants que pour les excès, et outrepassent leurs moyens; tant il est vrai que tout n'est qu'abus en Civilisation , et qu*on tombe sans c^'sse d'un abime dans un autre, i équilibre ne pouvant pas exister hors des séries qui ont la propriété de contrepoids universel. Cur un Bambin, pour se préparer à soutenir 7 thèses de dextérité corporelle, ne s'abandonnera-t-il à aucun excès, a aucun exercice dangereux ? C'est que les 7 fonctions dont il fait clioix pour le concours font partie d'un cadre de 20 o?i 30 fonctions assignées par l'aréopage pour l'option des thèses des Bambins, et fîxcos à un degré que nul n'aura la fantaisie d'excéder; car, dans son impatience d'admission , il aura assez il faire de se former en plein sur les 7 fonctions qu'il aura ciioisîcs. D'ailleurs , les séances aux salles ot lieux d'exercice ne sont pas do longue durée. Les instituteurs que Tenfant va soUiciter ne le pousseraient pas au-delà du de^ré exigé. Ses camarades, occupés à vaincre les diflicuUés, ne rexcitcraient pas aux efforts outrés comme font parmi nous les enfants qui ne cessent do provoquer les imprudences. Aussi est-il douteux si la gymnastique est une sage institution pour les civilisés, surtout chez les peuples enclins aux excès comme les Français.
D*un objet do détail, passons à un calcul d'ensemble sur Tesprit qu^on devra inoculer à la jeunesse. On a vu que cet esprit doit tendre à l'unité; mais comment entretenir des enfants de i ans de l'unité universelle? J'ai dit moi-mémo que l'harmonie se gardera bien de les initier prématurément aux affaires scientifiques. Dès lors, quelle règle devra-t-eJIe suivre pour inculquer à l'enfance l'esprit d'unité? Aucunt autre que de seconder la nature et lattractioD. Si l'iioouD^
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est, comme on l'a fort bien dit, miroir de I^anivm, il doit être dans ses penchants originels, miroir de rcaprît de Dieu, dès que Tordre divin ou mécanisme des séries est orgmoiaé. Eh ! quel est cet esprit de Dieu? C*est en base l'Unilé ds système et
en 1** puissance. . . 4. L'économie de ressorts.
S, La justice distribulive.