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BANC A TIRER LES BANDES MÉTALLIQUES

Contlruit par ITsine de GraffenMadeti, &onm la direction de 1H. JW USITIER, Ingénieur,

POt'B L'HATBL DE* MONNAIES Ml «TIUMOUIIG.

(PLANCHB 22.)

Los moyens employés pour la fabrication des monnaies d'or, d'argent ou de cuivre, comprennent deux opérations distinctes; la préparation des flans ou des rondelles de diamètres et d'épaisseurs variables, et leur impression ou l'empreinte de la gravure que l'on reproduit sur chaque face et même sur le champ. A une époque où l'on paraît s'occuper activement de la refonte des monnaies de billon, il n'est sans doute pas indifférent de faire connaître une partie, au moins, des machines et des procédés proposés pour cette fabrication, qui est évidemment d'une certaine importance, d'autant plus, d'ailleurs, que ces machines et procédés trouvent naturellement d'autres applications dans l'industrie, comme par exemple la confection des médailles, des jetons, adresses métalliques, etc.

La préparation des flans est une opération qui, quoique très-simple en elle-même, est cependant assez délicate, à cause de la précision extrême qu'il faut apporter dans le travail et dans les outils pour satisfaire aux conditions exigées et ne pas dépasser la limite de la tolérance qui est, comme on le sait, très-restreinte. Par la méthode généralement suivie jusqu'ici, on commence par laminer des plaques fondues à une certaine épaisseur, et avec l'alliage des matières spécifiées par le règlement ; puis quand ces plaques sont réduites à très-peu près à l'épaisseur voulue pour les pièces auxquelles elles doivent servir, on les découpe en bandes de largeur correspondante au diamètre de ces pièces, à l'aide de découpoirs ou mieux de cisailles analogues à l'une de celles que nous avons déjà publiées précédemment.

PUBLICATION 1NDC8THIET.I.K.

Mais ces bandes, qui ont passé è des laminoirs ordinaires semblables à ceux qui sont en usage dans les fabriques de fer, de cuivre, ou d'autres métaux, n'ont pas toujours une parfaite égalité d'épaisseur dans toute leur étendue, de sorte que les flans que l'on y découperait , si on ne les régularisait pas préalablement, ne présenteraient pas toute la rigueur nécessaire en épaisseur et en poids. Pour atteindre l'exactitude désirable, on emploie dans différents hôtels de monnaies , des bancs à tirer, appelés communément dragons , construits avec beaucoup de soin et auxquels on soumet ces bandes avant de les découper, pour les rectifier et les mettre autant que possible à la môme épaisseur. 11 est certain que l'on n'y passe pas celles qui contiennent des piqûres, des pailles, ou la moindre soufflure apparente à l'œil nu ; elles sont mises au rebut pour être jetées au creuset avec les lingots.

A l'exception de M. Debladis, gérant des usines de Fourchambaut, nous ne sachons pas que personne ait cherché à modifier le système de préparation des flans, qui ne laisse pas que d'être long et dispendieux, non-seulement par les diverses manipulations qu'on fait subir au métal, mais encore par les nombreux recuits qu'on est obligé de lui donner pendant l'opération, et par les déchets qui résultent des rebuts. Si, comme nous l'espérons, le procédé proposé par M. Debladis pour la fabrication des flans destinés à la monnaie de billon, est accepté, nous en parlerons avec détails.

En attendant, comme le dragon ou le banc à tirer les bandes métalliques, construit par M. Mesmer, ingénieur de Graflenstaden, est un outil précieux qui se recommande par sa bonne exécution et par les diverses applications que l'on peut en faire dans l'industrie, nous avons cru devoir le faire connaître.

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