DESCRIPTION DU DRAGON OU BANC A TIRER
HKPBÉSBÏITÉ FIG. 1*6, PL 22.
La fig. V représente une coupe longitudinale de la machine. — La fig. 2e est une section transversale faite par l'axe de la roue motrice. — Et la fig. 3' une vue par bout du côté des cylindres étireurs.
On voit par ces figures que la bande métallique A, qui doit être soumise à l'action de l'appareil, est serrée à l'une de ses extrémités par une pince mobile en fer B, formée de deux branches assemblées à charnière autour du tourillon «. Ces branches sont coudées vers l'autre bout pour se rapprocher et embrasser en partie l'axe 6, qui fait corps avec le chariot C.
Cette disposition est telle, que plus le chariot tire, plus la pince sert la bande, et par conséquent plus celle-ci est tenue solidement, de sorte que l'on peut être certain qu'elle n'est pas susceptible d'être abandonnée pendant la marche de la machine.
Le chariot est mis en mouvement par une chaîne sans fin du système de Galle. Les maillons e de cette chaîne sont réunis par des goujons d en
PUBLICATION INDUS"! Kl ELI. R.
acier ou en fer trempé, de manière à faire exactement l'office d'une crémaillère à fuseaux cylindriques, qui s'engagent successivement dans les dentures des deux disques ou plateaux D, W.
Les axes e, e' de ces plateaux sont mobiles dans des coussinets de bronze, rapportés au milieu de la hauteur du banc en fonte E. Le premier des deux axes est prolongé au dehors du bâtis pour porter la grande roue droite en fonte F, qui engrène avec le pignon droit G, dont l'arbre / porte la poulie motrice II, afin d'être mise en activité par le moteur même de l'usine.
Lorsque cette poulie et les deux engrenages sont en marche, si on engrène le toc ou crochet g (fig 1") dans l'un des goujons de la chaîne, celleci entraîne naturellement le chariot dans la direction indiquée par la flèche. Pour que ce chariot suive toujours une direction exactement rectiligne et horizontale, son axe b porte deux galets à rebords I qui roulent sur toute la longueur de parties h fondues avec le banc et préalablement dressées sur leur surface supérieure.
Lorsqu'on veut arrêter la marche du chariot , et par suite celle de la pince, il suffit de décrocher le toc g et de soulever la poignée • ; le chariot pivote alors autour de l'axe b avec d'autant plus de facilité qu'il est chargé en tête d'une sorte de contre-poids j ; en prenant le manche k pour soulever la première branche de la pince, on la dégage de l'axe et on desserre la bande que l'on peut alors enlever aisément.
A la tête du banc est rapportée et fixée par des boulons une plaque en fonte J évidée vers le centre, et sur laquelle est appliqué le support fixe K, destiné à recevoir les cylindres lamineurs ou étireurs /, /'. .Mais la position de ce support est exactement réglée au moyen d'une vis buttante m, dont la tête porte un petit volant que l'on fait tourner à la main, et au moyen de dt ux clavettes o, o' qui se terminent comme le montre la fig. 3, chacune par un filet de vis , afin de permettre de les serrer au degré convenable par de petits écrous molettes. Le cylindre inférieur / est ajusté à l'entrée du support et retenu par la platine w, et le cylindre supérieur /' est ajusté au bas de la plaque L, et retenu par la plaque n'.
Ces différentes pièces sont exécutées avec le plus grand soin et ajustées de manière à ne pouvoir se déranger lorsque une fois elles sont réglées dans la position relative qu'elles doivent occuper.
Les deux cylindres /, /' sont, comme on le pense bien, en acier trempé; ils portent à l'une de leurs extrémités les manettes p, p', au moyen desquelles on peut les retenir a«sez solidement pour les empêcher de tourner. On fixe ces manettes au moyen de petits goujons que l'on introduit dans les trous des secteurs g, q'. Les platines n, «' sont également en acier; la première porte deux joues latérales r (voyez les détails fig. 4, 5 et 6), afin de servir de guides a la bande métallique A.
Cette disposition de cylindres étireurs, qui remplacent le système de filière ordinaire, est très-avantageuse pour l'opération à laquelle elle s'applique, et comme elle permet d'opérer avec une grande exactitude, nous ne
douions pas qu'on en fasse l'application pour des fabrications autres que celle de la monnaie. Nous pensons qu'elle peut être mise en usage avec suecès toutes les fois que l'on voudra étirer des bandt s qui exigent un»; grande régularité.
Cette machine est donc, selon nous, susceptible de rendre service dans plusieurs branches d'industrie.