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REPRÉSENTÉE FIG. 1 , PL

Cette turbine dont nous indiquons la section verticale faite par l'axe sur la fig. lr% a été proposée par M. André, au sujet d'une demande que nous avons été chargé de lui faire par une personne de nos amis, et qui, nous n'en doutons pas, ne tardera pas à se réaliser. On désirait un récepteur hydraulique capable de fournir une force moy enne utile de 40 chevaux, avec une chute variable depuis 0" 80 jusqu'à 2ro50, et une dépense d'eau disponible beaucoup plus grande d'ailleurs que celle nécessaire pour la puissance demandée.

Comme on le voit, en admettant que la turbine puisse donner 60 p. 0/0 d'effet utile, dans le cas de la plus grande chute, et seulement 50 p. 0/0 dans le cas de la chute la plus faible, il faut la disposer de manière qu'elle dépense des volumes d'eau extrêmement variables et très-grands. Car avec la hauteur de 2- 50 pour produire iO chevaux utiles, ou

iOx 75=3000 kilogrammèlres

il faut .„ n , =2000 litres, ou 2 mètres cubes d'eau

puisqu'on suppose que le moteur utilise les 0,<>0 de la force brute ; et avec la chute de 0" 80 seulement, il faut

=7500 litres

c'est-à-dire un volume d'eau qui est prés de ï fois plus ^rand.

l'L BLICA I ION ÎMU STUIKLI K.

Or, il est à présumer qu'on obtiendra plutôt 60 p. 0/0 d'effet utile avecla chute de 2m 50 et le volume d'eau de 2 mètres cubes que 50 p. 0/0 avec la chute de 0m HO et le volume de 7 à 8 mètres tubes; par conséquent on voit qu'il faut réellement une turbine d'une rapacité variable pour satisfaire à de telles conditions.

M. André, comme M. Fontaine, de Chartres , ou plutôt son successeur, M. Fromont, qui continue la construction des turbines et des moulins, ont donc proposé pour de tels cas, des récepteurs doubles, qui ont deux vannages, de telle sorte que lorsque la dépense d'eau est considérable, on ouvre tous les orifices de la turbine ou le plus grand nombre, et quand, au contraire, la dépense est beaucoup moindre, on n'en ouvre qu'une partie.

Le système de M. André consiste, comme le montre la fig. t'% en une grande couronne de fonte A, divisée en plusieurs compartiments, par des cloisons verticales concentriques, afin que les aubes comprises entre chacune d'elles soient indépendantes parce que, comme l'observe l'auteur, si on ne mettait pas de séparations, à cause de la grande largeur de la couronne les « aubes étant engendrées par une génératrice commune, s'ap- « puyanl d'une part à l'axe du système, et de l'autre contre la courbe « moyenne prise au milieu de la largeur, elles ne sauraient satisfaire aux « conditions d'entrée et de développement, à cause de la variation de a vitesse relative de la roue, sur les divers points de l'aube dans le sens du « rayon. »

Pour améliorer laubage dans ce sens, M. André divise donc la largeur en plusieurs parties a, b, c et d, et il procède alors séparément pour le trait de la courbure de chacune de ces parties.

Quant au distributeur B qui se trouve au-dessus de la turbine, le constructeur l'établit aussi avec une cloison intermédiaire e , de manière à le diviser en deux compartiments annulaires, dont l'un /sert à communiquer avec les aubes o de la roue, et l'autre plus grand g avec toutes celles, 6, c et d, qui sont alimentées à la fois,

Ces deux compartiments du distributeur sont fer més, indépendamment l'un de l'autre, par les vannes C et D,qui, comme on le voit bien sur le dessin, ont chacune la forme d'un demi -tore, ou d'une surface annulaire engendrée par des demi-cer les, ayant pour diamètres les largeurs mêmes •les compartiments.

Chaque vanne est suspendue à quelques tringles verticales A, h' qui se réunissent à leur partie supérieure, par une disposition analogue à celle que l'on a vue employée dans la turbine publiée tome 4* de ce Recueil.

ta turbine est supposée devoir faire 24 révolutions par minute, moyennement ; son diamètre extérieur, dans le haut est de 3 mètres, par conséquent sa vitesse à la circonférence par seconde, est de

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On sait que la vitesse de l'eau correspondante à la hauteur de 2" oO est de

\=V*jh ou V 19,62 x2,r»0

soit de 7m003 par 1" il).

Le diamètre de la turbine, mesuré au milieu de la largeur des aubes a% est de 2" 08, par conséquent la vitesse moyenne de ces aubes est de

ou environ les 0,48 de celle de l'eau.

C'est le seul compartiment /, qui est ouvert, lorsque la chute disponible est de 2" 30, parce qu'on dépense alors le moindre volume d'eau ; ainsi, ce sont les aubes a seules qui reçoivent et transmettent l'action à la turbine.

Lorsqu'au contraire la chute est réduite notablement, on ferme la vanne C, et on ouvre la vanne I), pour distribuer l'eau sur la roue par le compartiment y. La dépense s'effectue alors à la fois par les aubes 6, c et d.

Au besoin, on pourrait augmenter la capacité en ouvrant les deux vannes, et par suite en distribuant l'eau par tous les orifices en môme temps.

Nous ne pourrions assurer quel pourrait être le rendement d'une telle turbine, puisqu'elle n'est pas encore exécutée, mais on doit être persuadé par avance/que tout en présentant l'avantage de permettre de débiter dans certains cas des volumes d'eau considérables, elle ne peut donner un effet utile proportionnellement aussi grand, dans les basses chutes, que dans les moyennes ; c'est, au reste, ce qui a lieu le plus généralement avec les divers systèmes de turbines. Mais là n'est pas la question principale, puisque la dépense d'eau est toujours plus considérable qu'il n'est nécessaire.

M. André évite les effets de la contraction de la veine fluide, en donnant à son distributeur la forme évasée, comme le montre le dessin. Cette pièce est en fonte, assujétie sur une forte charpente E, qui elle-même est supposée assise sur des pilastres ou pieds en fonte F ; son moyeu est en forme de cloche sur la surface de laquelle l'eau glisse librement ; il est percé à son centre pour le passage de l'arbre vertical G de la turbine.

Cet arbre est fondu creux d'une seule pièce, et porte deux tourteaux ou disques de fonte II, qui y sont solidement retenus par des clés ou nervures, pour recevoir la couronne de la roue, laquelle y est boulonnée sur toute la circonférence. Un pivot d'acier I est rapporté au centre d'un manchon fixe J, et reçoit la crapaudinc en bronze ï, ajustée avec soin à la partie inférieure de l'arbre, dans laquelle elle est logée entièrement ; un tube intérieur^ y amène constamment de l'huile pour graisser ce pivot, et une platine en fer h empêche qu'elle ne s'échappe au dehors. Le manchon J est renfermé dans une poëlette de fonte K qui est scellée sur un massif en pierre, et sa position est réglée par des vis de centrage.

Voyn Irt ublrt »<ir les rbutei d'ciu, lomf i«, I" IWralten.

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