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DE TURBINES HYDRAULIQUES

IH. André HŒCHLIK et C", de NulhouMe,

ï. Jar,|u« INDHÉ, de YimTbami, ri IN. LURENT et DECtJERI, an Cbilrirt.

( PLAMCHE 23. )

Depuis que l'on a reconnu les avantages que peuvent présenter, dans bien des cas, les turbines hydrauliques ou roues horizontales, lorsqu'elles sont bien entendues, bien construites, plusieurs ingénieurs et mécaniciens se sont occupés de ce sujet, et ont proposé successivement des dispositions plus ou moins heureuses, pour obtenir de ces moteurs le meilleur effet utile possible. .Déjà nous avons fait connaître dans le premier, le deuxième et le quatrième volume de notre Recueil, divers systèmes qui ont eu du succès, comme les turbines de M. Fourneyron (I], de M. Fontaine, etc.

Comprenant toute l'importance que ces moteurs acquièrent, surtout dans les localités où les roues â augets et les roues à aubes planes emboîtées dans des coursiers circulaires ne peuvent être appliquées avantageusement, nous cherchons à mettre autant que possible nos lecteurs au courant de ce qui se présente sur cette question qui intéresse évidemment nn très grand nombre d'industries.

On sait que les turbines ont l'avantage de pouvoir marcher, étant plus ou moins noyées, par conséquent elles peuvent encore fonctionner, lorsque des roues verticales sci aient complètement arrêtées par des engorgements trop grands, ('et avantage est apprécié toutes les fois que les chutes d'eau sont très variables, et que le niveau inférieur surtout est susceptible de s'élever considérablement. Elles ont bien aussi, du moins, jusqu'à un certain degré, le mérite de pouvoir dépenser des volumes d'eau plus ou moins considérables, mais il faut dire cependant que la plupart de celles que l'on a construites à cet effet, sont trop limitées, et ne permettent pas d'avoir des

(I) Le brevel de turbines délivré pour 13 ani, rn I83i, à M. Fourneyron , c t aujourd'hui dan* lil domaine public: on prui le »olr dan» le lome lv dos t reiet* expir/x , publlu parle, aiinist^re de P«Rf iciillirrr et du commerce

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capacités suffisamment variables, pour répondre; souvent aux différences énormes qui existent dans les dépenses, à diverses époques de l'armée. On comprend difficilement, en effet, qu'on puisse faire une roue qui soit susceptible de ne débiter tantôt que 500 litres d'eau par seconde, par exemple, et tantôt 2 à 3,000 litres et plus.

El pourtant, malgré la difficulté, plusieurs constructeurs ont cherché ù résoudre le problème, en tâchant d'obtenir, dans chaque eas, un effet utile maximum, par rapport à la chute disponible. Déjà nous avons p.irlé du système de turbine double proposé par M. Fontaine , pour la solution de cette question, et nous savons qu'il en a fait plusieurs fois l'application depuis. Nous allons faire connaître aujourd'hui celui que propose M. André, l'un de nos premiers mécaniciens pour l'exécution des moteurs hydrauliques, et des transmissions de mouvement ; nous donnerons ensuite celui de MM. Laurent et Deckherr, qui s'occupent beaucoup aussi de ce genre d'appareils, ainsi que des moulins à blé.

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