‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 112 sur 189 · LES CYLINDRES · texte numérisé non relu

LES CYLINDRES

PAU M. PAUL PINEL, MÉC4N1CIE* A BOUEN.

On emploie dans les machines de filature un grand nombre de cylindres cannelés, de diverses dimensions, eu fer et en cuivre, pour l'étirage des mèches ou des fils de lin, de laine ou de coton. On sait que les cannelures de ces cyliudres, après qu'elles ont été tournées à peu près à la grosseur voulue, sont faites successivement et une par une, sur une machine à raboter dont l'outil est en forme de grain d'orge.

Par ce mode d'exécution, on comprend qu'il est impossible d'avoir des cylindres exacts, bien calibrés; aussi u'est-il pas étonnant de voir que sur le même métier on obtient des fils de numéros différents; ces différences ne proviennent que de l'inégalité même du diamètre des cylindres.

Ayant été à même de reconnaître cet inconvénient, M. Pinel a cherché à y porter remède par une nouvelle disposition qui permît de faire les cylindres d'un même métier, exactement de même grosseur, et parfaitement ronds sur toute leur longueur, et avec des cannelures très-régulières.

Le système qu'il a imaginé à cet effet consiste à soumettre chaque cylindre à canneler, à l'action de plusieurs bagues qui, en se promenant sur toute sa longueur, égalisent exactement son diamètre partout, et font en même temps les cannelures à la fois sur toute la circonférence. Os bagues sont ajustées dans un support à chariot qui marche dans une direction parfaitement rectiligne, et conduit' par une vis de rappel. Le cylindre est guidé et retenu dans la position qu'il doit occuper, pour que toutes les cannelures soient toujours extrêmement droites.

Page 1