‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 145 sur 189 · X '749 = 0' 00149 vitesse de la dernière roue y3, et · texte numérisé non relu

X '749 = 0' 00149 vitesse de la dernière roue y3, et

longueur développée à la circonférence du pignon e* ou longueur d'ascension ou de descente du chariot à la dernière couche.

Mouvement du cône. — Le cène U, qui joue un si grand rôle dans les fonctions du banc à broches, et que la méthode de notre description nous a

amené à décrire partiellement, se compose d'une partie conique en fonte U, fixée par ses extrémités sur un arbre en fer ci\ reposant d'une part , par son pignon A', sur l'intermédiaire/, qui lui sert de support, et de l'autre dans l'encoche d'une crémaillère mobile g* qu'on manœuvre à la main. Cette crémaillère, dont on a indiqué quelques détails sur les fig. 21 et 23, pl. 33, sert à élever le cône pour faire perdre à l'une de ses arêtes la position horizontale, qu'il occupe habituellement, et par suite à diminuer le contact de la courroie ; on éprouve alors moins de difficulté pour la ramener, lorsqu'un bobinage est terminé et qu elle atteint Je plus grand diamètre. L'ouvrière chargée de la conduite du banc peut donc, à sa volonté, en faisant tourner la manivelle / faire monter la crémaillère g* à diverses hauteurs, ce qui lui sert également pour régler son ren vidage, et obtenir une très-grande douceur lorsqu'elle ramène la grande crémaillère T', ainsi que la poulie et la courroie qui lui sont adhérentes : cette dernière opération s'effectue à l'aide d'un petit treuil ou cylindre sur lequel s'enroule une corde fixée à la crémaillère T, et que l'ouvrière fait manœuvrer en temps utile. On comprendra facilement ces opérations en remarquant que la manivelle/1 fait tourner dans son mouvement l'arbre h* sur lequel elle est montée, et avec lui (Gg. 21) le pignon j\ Ce pignon détermine de lui-même la hauteur convenable, car il est muni d'un arrêt pénétrant dans une des 3 encoches pratiquées dans la pièce i* fixée dans le bâtis V", et comme l'arbre sur lequel il est monté est muni d'un ressort à boudin, qui n'a pu être représenté, on conçoit qu'en poussant la manivelle pour dégager l'arrêt, lorsqu'on fait monter la crémaillère, il suffit de l'abandonner à un instant voulu , pour que l'énergie du ressort produisant son effet fasse pénétrer l'arrêt en question dans la pièce i\ et l'y retienne convenablement pendant tout le temps qu'on le désire.

Nous avons vu que la courroie de la poulie passant sur le cône U et la poulie T était , au commencement de la formation des bobines, sur un diamètre de 0,k5ml", tandis qu'à la fin elle en occupait un de 120; il faut donc que la courroie se déplace à mesure que les bobines grossissent : c'est ce qui arrive a chaque course du chariot, et toujours de la même quantité. En effet, l'arbre vertical K.', qui fait un tiers de tour à chaque course du chariot, transmet, comme nous l'avons reconnu, cette vitesse modifiée à la crémaillère T', qui , étant liée invariablement avec le tendeur Y, oblige celui-ci à se déplacer avec sa courroie à chaque course du chariot, dans un instant d'autant plus court que le ressort est plus énergique.

Les différentes courses uniformes de la crémaillère peuvent se calculer aussi en faisant partir le mouvement du pignon sa, marchant, comme on sait, à une vitesse de 0' 652 ,

0,265 X0' 652 = 0' 173 vitesse du pignon J\ et par suite vitesse du pignon Q', commandant la

crémaillère. Celui-ci , en raison de la longueur développée à sa circonférence, marchera et fera marcher la crémaillère d'une longueur de :

24 x 31416 x 0«173 = 0-0132 par course du chariot ou par couche de coton.

De la détente. — A la fin d'une opération complète, c'est-à-dire lorsque la crémaillère T' et la courroie X sont arrivées à l'extrémité de leur course , le mouvement doit s'interrompre pour permettre d'enlever les bobines, d'en replacer d'autres , de ramener le mécanisme à son état primitif, et de recommencer un second travail. Ce mouvement s'effectue par un mécanisme dépendant du banc à broches même.

A l'extrémité de la crémaillère Q' est fixée une équerre p* qui, à la dernière couche de la bobine, soulève la patte q* faisant corps avec la tringle x* (voir le détail, fig. 18), et portant un arrêt r* glissant dans une coulisse inclinée. Ce mouvement a dégagé le pignon Q' en inclinant l'arbre sur lequel il est monte, et fait basculer le support mobile Ca autour de son axe s* et à l'aide du ressort t*. Il résulte de ce mouvement que d'un côté le mouvement est arrêté à la crémaillère et aux pièces qui en dépendent, et qu'au même moment, la tringle supérieure u\ glissant dans les supports Da, a poussé un anneau v* dans lequel passe la courroie de commande, ce qui a promené cette dernière de la poulie fixe à la poulie folle, et a, par suite, arrêté complètement tout le mécanisme.

Lorsqu'on veut, dans le courant d'une opération, arrêter le métier, l'ouvrière pousse la tringle u* à la main , ce qui produit les mêmes effets, et quand, dans les deux cas, on veut recommencer à marcher, ou pousse cette tringle en sens opposé, elle amène la courroie sur la poulie fixe, tend le ressort et remet l'arrêt de la patte dans son encoche.

Travail. — Prix. — D'après les observations faites dans plusieurs filaturcs qui se servent de ce système de bancs à broches à mouvement différentiel , le produit est de 0k 500 N* 9 , par broche et par journée de 12 heures , en donnant à ces broches une vitesse de 600 tours par minute.

Prises à l'atelier des constructeurs, ces machines reviennent à 40 fr. par broche pour les bancs en fin, et à 70 fr. environ pour ceux en gros (1). Elles sont garnies, partout où il y a des engrenages extérieurs, d'espèces de chapeaux mobiles y* qui protègent les ouvrières contre les accidents, et qui servent aussi à empêcher la poussière de s'introduire dans les dentures et les mouvements.

Nous donnons ci-après un tableau complet comprenant les dimensions et les vitesses de tous les organes de la machine, que nous avons calculées en supposant à l'arbre moteur une vitesse de 200 tours.

(I) C'est a M. Froeltcb, ancien ingénieur de li maison Pihet et C»«, que nom deroni la communication des destina du banc i brochet ; noua lui adressons ici nos sincères remerciements, aulanl pour celte communication Intéressante, que pour les renseignements qull nous a transmis.

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