‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 152 sur 189 · APPLICABLES AUX CHAUDIÈRES A VAPEUR · texte numérisé non relu

APPLICABLES AUX CHAUDIÈRES A VAPEUR

Par 91. BOREIi , Ingénieur à Paris.

L'industrie doit à M. Sorel d'utiles inventions dont plusieurs sont parfaitement connues aujourd'hui du public : tel est son système de galvanisation du fer, qui a été l'objet d'une usine importante montée à Paris; tels sont ses appareils économiques pour le chauffage des bains et des appartements, pour la cuisson des comestibles, etc. Mais depuis quelques années, c'est surtout vers la vapeur que M. Sorel a dirigé ses investigations ; aussi nous croyons qu'on ne verra pas sans quelque intérêt ses appareils appliqués aux générateurs, et dont plusieurs ont déjà été remarqués à l'exposition demièrc.

Parmi ces appareils nous avons distingué : 1° son dégage-grille qui se place au-dessous du foyer pour servir à nettoyer la grille et à faciliter le passage de l'air à travers le combustible ; *2° son moyen de surchauffer la vapeur, pour qu'elle n'entraîne pas d'eau dans les bottes de distribution et dans les cylindres; 3° ses sifflets, indicateurs, soupapes et autres mécanismes de sûreté ; 4° son régulateur-modérateur destiné à maintenir la vitesse constante des machines, malgré les variations de pression et de résistance. Nous allons décrire successivement ces divers appareils que nous avons supposés, pour rendre le sujet plus simple et plus complet en même temps, appliqués à une seule et môme chaudière cylindrique à bouilleurs, telle qu'on les emploie généralement dans les fabriques.

Nous n'avons qu'un mot à dire de cette chaudière, car elle ne présente réellement en elle-même, soit comme disposition, soit comme construction, aucune particularité. Elle consiste, comme le montre la section verticale et longitudinale ( fig. 1, pl. 35 ) en un corps cylindrique en tôle A, terminé par deux bouts sphériques, et muni de quatre tubulures ou culottes B, pour se réunir avec deux bouilleurs semblables C, également en tôle. Elle est renfermée dans un fourneau en briques disposé pour que la flamme et l'air brûlé sortant du foyer D, se dirigent par le canal horizontal inférieur E,

8008 tonte l'étendue des bouilleurs, et se rendent ensuite dans un canal latéral antérieur, puis dans un second canal semblable, séparé du premier par une cloison mince F, afin de chauffer encore la moitié de la surface inférieure du corps cylindrique de la chaudière avant de passer à la cheminée. Les barreaux de la grille du foyer sont portés par des boites en fonte H, formant réservoirs d'eau, pour éviter qu'ils ne s'élèvent à une trop grande température. Ces augets peuvent être maintenus constamment pleins d'eau, au moyen de deux petits vases de Mariotte, semblables aux bouteilles des lampes ou quinquets.

Page 1