‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 151 sur 189 · PUBLICATION INDUSTRIEL!. F · texte numérisé non relu

PUBLICATION INDUSTRIEL!. F

Pour que le cuir soit bien retenu contre le cylindre, surtout près du couteau, le constructeur a appliqué une suite de touches à ressort o qui , étant flexibles , se prêtent naturellement aux irrégularités d'épaisseur de la matière; toutes ces touches sont maintenues appuyées sur la peau près du tranchant ( fig. 5 et 8 ), au moyen d une règle p qui se prolonge sur toute la largeur, et trouve son appui sous des oreilles ménagées aux côtés intérieurs du bâtis. A quelque dislance au delà est une seconde règle ou barre plus forte q, qui sert de support aux queues des touches, en môme temps qu'elle tient le cuir déjà appliqué sur la surface du tambour. On règle aussi la hauteur esacte de cette barre à l'aide de deux vis de rappel x% qui sont appliquées au-dessous des montants à coulisse y, ajustés dans les mortaises rectangulaires et verticales du bâtis.

Les deux parties séparées par le tranchant s'éloignent l'une de l'autre: la première, celle inférieure, reste sur le cylindre, comme on l'a vu plus haut , tandis que la seconde est libre et va s'enrouler, si on le désire , sur un petit rouleau que l'on dispose à volonté sur la machine.

Lorsqu'une peau tout entière est découpée , pour la remplacer par une autre que l'on veut séparer de même, on doit faire descendre le tambour, aOn de le dégager du couteau. Il faut donc pour cela que l'axe de ce cylindre soit disposé de manière qu'on puisse à volonté le faire monter ou descendre. A cet effet , ses coussinets r sont ajustés dans des colliers mobiles portés sur le sommet des tiges verticales s et que l'on peut soulever ou baisser au moyen de deux bascules en fer /, ayant leur point d'appui sur les bases des châssis E, et réunies par une seule et même traverse en fer, sur laquelle l'ouvrier se contente de mettre le pied ; les tiges ainsi que les colliers sont guidés de telle sorte à être forcés de suivre rigoureusement des directions verticales. Pour que la vis sans fin reste toujours engrenée, les coussinets qui portent son axe vers cette extrémité font corps avec la pièce qui réunit les deux tiges $

On peut, au besoin, interrompre la marche rotative du cylindre, en débrayant la roue à hélice E, qui est ajustée libre sur son axe , et qu'on rend solidaire par le manchon u, à l'aide de la fourchette v. On réunit donc ainsi toutes les commodités désirables pour le service comme pour le règlement des différentes parties de l'appareil.

M. Giraudon nous a dit qu'avec cette machine, on pouvait aisément découler 36 peaux vertes par journée de 12 heures, y compris le temps nécessaire pour monter ces peaux sur le tambour et remettre en train. Il a livré de ces appareils, pris aux ateliers, à raison de 6,000 francs.

Page 1