APPAREILS DE SÛRETÉ ET SIFFLETS D'ALARME
Les fig. lr* et 7 représentent un système de double flotteur à sifflet appliqué aux chaudières fonctionnant non-seulement lorsque l'eau baisse audessous de son niveau normal , mais encore lorsqu'elle s'élève au-dessus. Ce système est différent de celui que nous avons décrit dans le ive vol. Il consiste en deux flotteurs reliés à la même soupape v' (fig. 1 1} ; l'un x, suspendu directement à la lige qui porte cette soupape, laquelle s'ouvre de haut en bas ; il est construit comme les flotteurs ordinaires, pour plonger à moitié de son volume dans le liquide: l'autre flotteur x', placé plus haut que le premier, est adapté à un levier à bascule y, oscillant par son milieu et portant à l'extrémité opposée un contre-poids qui le maintient en équilibre. Ce levier se relie à la môme lige verticale, il en résulte que lorsque celle-ci descend par l'effet du premier flotteur x, c'est-à-dire quand le niveau baisse, la soupape v' s'ouvre (fig. 7) et donne issue à la vapeur, qui, alors, s échappant par le passage extrêmement étroit laissé autour du plateau fixe s, frappe les bords de la cloche ou du timbre s', et produit, comme on le sait, un son très-aigu qui s'entend de loin et prévient le chauffeur.
Mais lorsque l'eau augmente et s'élève sensiblement au-dessus de son niveau habituel, elle atteint le second flotteur x\ et par conséquent en diminue le poids; il en réelle que l'équilibre du premier est interrompu, il devient plus lourd, et par suite, forcé de descendre, il fait ouvrir la soupape, qui donne également issue à la vapeur comme dans le cas précédent. Cet appareil est donc ainsi à double effet.
Pour permettre de régler exactement l'équilibre du premier flotteur lorsque le second x' est un corps creux ou en matière légère, l'auteur a ajouté au-dessus de la cloche z\ un ressort à boudin sur lequel il fait presser une douille surmontée d'un écrou à oreille qui est traversée par la lige verticale prolongée de la soupape. On comprend qu'en comprimant plus ou moins ce ressort entre l'embase de la cloche et la douille, on arrive à régler le jeu exact que l'on veut donner à la soupape.
PUBLICATION INDUSTR1EI.I.B.
On voit aussi sur la chaudière représentée flg. 1", un appareil comprenant à la fois le flotteur de niveau , le sifflet d'alarme et la soupape de sûreté. Le flotteur a! est suspendu par une tige mince à une chaînette qui est attachée au balancier X, muni de son contre-poids, comme dans les systèmes ordinaires, mais portant en outre une tringle b' terminée par une vis taraudée à poignée & que Ton fait butter au-dessous du levier d' . Celui-ci, assemblé par articulation avec un support fixe, n'est autre que le levier à poids qui pèse sur la soupape à siège plat e (flg. 8), laquelle est surmontée d'un timbre comme les sifflets. Il résulte de cette disposition que lorsque le niveau de l'eau baisse dans la chaudière, le flotteur descend, et soulevant le levier d\ fait ouvrir la soupape, qui donne issue à la vapeur, et par couséqnent fait résonner le sifflet. Quand le niveau est à sa position habituelle, si la pression de la vapeur augmente, la soupape se soulève encore, non par l'effet du flotteur, mais parce que l'équilibre du contre-poids est rompu, et on est également prévenu de l'échappement de la vapeur.
A cet appareil M. Sorel propose d'ajouter, d'un côté, un robinet f ouvrant alternativement deux tubulures (fig. 1 et 9) fermées à volonté par des disques ou rondelles fusibles, ce qui permet de remplacer l'une ou l'autre de ces rondelles pendant la marche même de la chaudière, et de l'autre, un petit tube g' descendant jusqu'à l'un des bouilleurs C de la chaudière, afin de projeter sur le foyer un jet de vapeur, quand la pression intérieure est trop considérable. Un second tube semblable ya, communiquant avec la partie inférieure du premier, et avec la partie supérieure de la chaudière, permet également de faire projeter la vapeur directement. On se rappelle à ce sujet que depuis longtemps déjà, des ingénieurs connus, M. Galy-Cazalat et M. Frimot, ont proposé des moyens analogues, pour éteindre ou diminuer l'intensité du feu, lorsque la tension de la vapeur engendrée est à un degré trop élevé.
Nous avons encore indiqué sur la môme chaudière (fig. 1"), un appareil de sûreté Y composé, d'une part, comme précédemment d'une soupape ca, chargée d'un poids à levier d1, et munie de son timbre pour former sifflet, et de l'autre, d'une boite rf» garnie d'un obturateur «' et d'une botte à étoupes. L'obturateur oa disque plat est lié avec le fond de la botte par une tige filetée du diamètre convenable selon la force de la chaudière et la tension de la vapeur. Lors d'une production brusque d'une grande quantité de vapeur, la force élastique de cette dernière presse à la fois sur les deux rondelles dont se compose l'appareil de sûreté Y, et tandis que d'un coté elle brise la tige i3 en soulevant le disque auquel elle est adhérente , elle agit sur le timbre h* en produisant un son très-aigu.
Outre ces appareils, M. Sorel a imaginé encore un mécanisme permettant la fermeture graduelle du registre fermant ou établissant la communication avec la cheminée , et indiquant par un timbre lorsqu'il faut renouveler le charbon. Il repose sur le principe des tourne-broches.
MACHINE