DESCRIPTION DES MACHINKS D'EPUISEMENT
BEPBRSBNTÉES PL. 38, 39 KT 40.
Les machines d'épuisement du Cornouailles sont à simple effet ; leur théorie est à proprement parler la même que celle des machines à vapeur à double effet, seulement leur travail n'en est que la moitié pour un même nombre de coups doubles de piston.
Elles sont ordinairement h balancier et appliquées à faire mouvoir des pompes aspirantes et foulantes : elles n'ont par conséquent à soulever, comme nous l'avons dit, que le poids des tiges et des pistons de ces pompes; la montée de l'eau dans les tuyaux d'ascension et la descente des tiges et des pistons, s'effectue alors en vertu du poids de ces pièces. Quand ce poids n'est pas assez ou est trop considérable, on emploie pour ramener l'équilibre un contre-poids particulier (balance 606), placé à un ou plusieurs étages suivant la force dont on veut disposer.
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Comme la consommation du combustible est très-considérable dans ces machines, il est de la plus haute importance de leur donner toutes les dispositions qui peuvent apporter de l'économie dans la dépense de la vapeur. Aussi sont-elles toutes à détente et à condensation ; à détente, parce qu'on peut appliquer ce mode de distribution à toutes les machines; à condensation, parce que l'eau ne peut manquer d'être en abondance là où la force motrice est spécialement employée à l'extraire.
La machine d'épuisement dont nous allons donner la description est représentée dans son ensemble et vue extérieurement sur la fig. 1™, pl. 38.
Elle consiste en un balancier L, porté sur un mur M, et communiquant par chacune de ses extrémités, d'une part à la lige / du piston moteur N, et de l'autre à la maltresse-tige O des pompes. Comme les rayons ou leviers du balancier sont inégaux, la vitesse qu'ils communiquent à ces tiges est par suite inégale : celle du piston à vapeur est la plus grande. Cette disproportion dans les doux parties du balancier de chaque côté de l'axe d'oscillation, permet d'avoir une grande longueur de course, sans être obligé pour cela de communiquer une trop grande vitesse aux pistons des pompes d'épuisement, ce qui les mettrait bientôt hors d'usage.
La course du piston à vapeur est limitée par une traverse m qui , munie d'oreilles, vient porter contre des poutrelles élastiques n, lorsque les oscillations du balancier tendent à prendre trop d'amplitude, ce qui pourrait occasionner des ruptures, par suite du choc du piston contré le fond <lu cylindre. Dans les machines à rotation, cette précaution est inutile, car la course est constante et invariablement réglée par la manivelle. Des treuils ou grues P, sont disposées au-dessus du cylindre à vapeur et des pompes particulières de la machine pour soulever aisément leurs pistons. On voit sur la fig. 1'% pl. 38, et à une plus grande échelle fig. t7, pl. 40, la disposition de ces pompes.
La vitesse avec laquelle se succèdent les coups de piston, est réglée par un appareil nommé cataracte, qui n'est autre qu'une pompe foulante détaillée fig. 15 et 16, pl. 40.
La figure 2, pl. 38, représente la coupe de la machine par J'axe du cylindre à vapeur. Dans ces deux premières figures, le bâtiment ou plutôt le hangar qui sert de chambre à la machine, est représenté coupé de manière à ne cacher aucune pièce du mécanisme ; le tout est dessiné à l'échelle de 1/50*.
La fig. 3, pl. 39, indique une portion du cylindre et de la distribution, en supposant cette dernière vue extérieurement et dans une position correspondante à l'élévation du piston.
La fig. 4 indique les mêmes pièces dans une position directement opposée.
Les fig. 5 et 6 représentent dans les mêmes rapports le mouvement de la cataracte.
tig. 7 est l'ensemble complet de ces mécanismes ; les différents leviers
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vus de champ ou de côlé et disposés suivant l'arrangement des fig. 3 et 5 ; ces diverses figures de la pl. 39 à l'échelle de l/25e.
La planche 40 est consacrée aux détails des soupapes, de la cataracte, de la condensation , etc.