‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 49 sur 189 · PI «LICAT10N INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

PI «LICAT10N INDUSTRIELLE

Le cylindre A est composé de l'assemblage de fortes feuilles de tôle , garnies à leurs extrémités de larges cornières en fonte B.qui lui servent de brides. Ces dernières s'assemblent ainsi, d'une part, avec les feuilles A, au moyen de rivets f, et de l'autre , avec les couvercles ou fonds C C, au moyen des boulons g. Ces couvercles sont percés d'ouvertures assez rapprochées h h\ se divisant par moitié en deux séries : l'aspiration et le refoulement. Des cuirs DD7, percés de trous de môme diamètre, mais placés de manière à correspondre au plein des couvercles en fonte , sont fixés à leur circonférence extérieure comme à leur diamètre, les uns D, d'aspiration, au-dessous des demi-cercles de ces couvercles, et les autres D', de refoulement, au-dessus. Ce sont ces cuirs qui forment soupape, soit pour faire sortir l'air contenu dans le corps de pompe, soit pour y faire pénétrer l'air du tube de propulsion.

Une bâche à deux branches E E\ recouvrant chacune une moitié des deux couvercles, s'y boulonnent à demeure, ainsi qu'à l'extrémité du gros tube d'aspiration.

La construction du piston F, n'offre rien de particulier , si ce n'est l'application des garnitures en cuir i qui y sont ajoutées et maintenues par les platines,/'. Sa tige H, glissant dans le tube k, s'assemble à une manivelle formant l'extrémité de l'arbre moteur de la machine à vapeur. 11 résulte de la disposition générale de l'appareil, que lorsque le piston s'élève, l'air contenu dans la pompe s'échappe par les ouvertures des cuirs D , en même temps que l'air contenu dans le tube de propulsion se précipite dans le cylindre A , par le conduit E et le cuir D'. Lorsqu'au contraire il redescend, le refoulement de l'air à l'extérieur s'effectue par le cuir IV et l'aspiration par celui 1).

Ces cuirs, répétons-nous, n'ayant pas leurs ouvertures correspondantes avec celles des couvercles, s'appliquent lorsque l'aspiration a lieu contre ceux-ci et en ferment hermétiquement la communication ; mais comme leur dimension totale est un peu plus grande que celle des couvercles, il s'ensuit que lors du refoulement ils se détachent pour ainsi dire de leur paroi, et, se gonflant comme un soufflet, dégage nt leurs ouvertures par lesquelles l'air peut s'échapper.

Cette disposition de soupape est très-intéressante , nous avons eu l'occasion d'en citer quelquefois l'application ; combinée avec les pompes de Saint-Ouen, elle remplit parfaitement le but proposé, en même temps qu'elle est d une simplicité et partant d'une économie remarquables.

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