HORIZONTALES , SERVANT DE MOTEUR AUX POMPES PNEUMATIQUES
DB SAINT-GBIIMAIN ,
CONTRUITES D*APAÈS LE PROJET DB Uf. FLAC1IA.T, par M. EiLLITTE d'arras.
Les trois appareils on moteurs fixes destinés à faire mouvoir les pompes pneumatiques du chemin de Ter de Saint-Germain , ont été construits par trois établissements différents , ainsi que nous l'avons vu précédemment. Ces appareils, exécutés d'après dos plans d'ensemble étudiés par M. Fiachat, ingénieur en chef du chemin , sont à peu près établis sur le même modèle; ils ne diffèrent réellement que dans quelques détails d'exécution de peu d'importance. Ils se composent chacun de deux machines accomplécs, marchant à moyenne pression, a détente variable, avec une condensation entièrement séparée , c'est-à-dire fonctionnant par une machine spéciale. Ce système de condensation, qui est la conséquence de la disposition des machines, présente l'avantage de pouvoir à volonté obtenir le vide nécessaire , par une accélération indépendante de la vitesse des machines horizontales.
L'appareil qui est représenté sur les figures de la planche 12 est celui qui fonctionne à Saint-Germain ; on se rendra aisément compte des autres, lorsqu'on aura étudié celui-ci, puisqu'ils présentent la plus grande analogie.
Il consiste en deux systèmes tout à fait distincts, composés chacun de deux cylindres à vapeur placés horizontalement et réunissant le mouvement de leurs pistons à un môme arbre de couche , qui , par un très-fort pignon , le communique à une grande roue droite motrice placée sur le milieu d'un second arbre, à l'extrémité duquel sont les manivelles de commande des pompes pneumatiques. Cette disposition, qui fait naturellement perdre au moteur une fraction de sa force, présente le grand avantage de permettre d'obtenir des pistons les meilleures conditions de vitesse , eu égard au travail qu'ils doivent produire et au milieu dans lequel ils se meuvent.
Pour la distribution de la vapeur dans les cylindres, on a adopté, au lieu de tiroirs, des soupapes analogues à celles qui sont appliquées sur les machines dites du ComouaiUes, et on a eu le soin, pour faciliter la sortie de la vapeur après qu'elle a produit son action sur les pistons , d'additionner des soupapes d'évacuation plus grandes que les premières , mais disposées de même ; celles-ci fonctionnent au moyen d'excentriques ordinaires , les autres par des cames mobiles qui communiquent avec un grand et fort régulateur à boules.
La force à transmettre , suivant une période croissante , nécessitait l'application d'une détente variable ; on s'est servi justement à cet effet de camerons excentriques qui opèrent la distribution, de manière que lorsque la vitesse de la machine augmente, les tringles des soupapes d'introduction se trouvent en contact avec la partie décroissante des cames, et, lorsque le contraire a lieu, ces mômes tringles sont commandées graduellement par la partie croissante.
Les pompes pneumatiques sont, à peu de chose près, d'une construction analogue aux pompes pneumatiques de Nauterre , que nous avons décrites sur la planche précédente. Nous n'y reviendrons donc que pour en constater les différences et pour indiquer les calculs qui ont servi à leur détermination.