‹ Publication industrielle des machines outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récentsChapitre 70 sur 189 · PUBLICATION 1NDLSTR1EI.LK · texte numérisé non relu

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vitesse , par la facilité et l'économie d'entretien , comme par l'exactitude des ajustements , et par les convenances générales au point de vue mécanique.

« L'expérience a démontré , disent MM. Lacroix , que la meilleure méthode de peignage était de faire mécaniquement ce que Ton fait dans le peignage à la main , c'est-à-dire qu'on a acquis la certitude que , pour obtenir le meilleur résultat , il est absolument nécessaire d'attaquer le lin par l'extrémité de la poignée , et de continuer lentement et graduellement jusqu'à ce que la pointe du peigne l'attaque au milieu ; puis , pour obtenir le plus grand rendement en long brin et la meilleure qualité en étoupes , il est nécessaire de peigner alternativement chaque côté de la poignée , en continuant ainsi sur le premier, le deuxième, le troisième peigne, etc. C'est là le but , c'est là la bonne voie , la vraie perfection.

« Mais, ajoutent MM. Lacroix, le peignage gradué et alternatif sur chaque côté de la poignée et sur des peignes de diverses séries, sans l'intervention de la main de l'homme , n'avait point été jusqu'à présent un fait accompli, une victoire remportée. Aucun des systèmes connus n'avait résumé, à lui seul, les causes de perfection du peignage à la main, tout en écartant les inconvénients qu'il entraîne. »

En pivscnce des divers systèmes que l'on met en concurrence aujourd'hui , des avantages que leurs auteurs cherchent à faire ressortir, et des inconvénients que les Olateurs leur reprochent, il n'est pas facile de dire quel est réellement le meilleur, quel est celui qui devra remporter sur les autres. Cependant, nous croyons que la machine de M. Busk, que nous allons décrire , est encore une de celles qui présentent le plus d'avenir, le plus de chance de succès, surtout après les modifications que les constructeurs y apportent chaque jour.

Cette machine, pour laquelle la force nécessaire peut être évaluée à celle d'un demi-cheval à un cheval vapeur au plus , est susceptible de peigner environ 500 kilog. de lin par jour moyennement. Elle peut être employée pour le long brin ou pour le lin coupé en deux ; elle n'exige que quatre ou cinq enfants seulement, pour visser et dévisser les pinces, et un ou deux hommes pour la diriger et faire tout le service. Le prix d'une telle machine , dans les dimensions représentées sur le dessin , est de 5,000 fr., prise chez les constructeurs, à Rouen.

La combinaison de cette machine est vraiment fort ingénieuse ; nous avons trouvé dans le mécanisme des particularités très-remarquables, aussi nous ne doutons pas que, sous ce rapport comme sous celui de l'application, elle ne soit regardée, par un grand nombre de nos lecteurs, comme très-intéressante.

Le principe sur lequel elle est établie est un cylindre ou grand tambour, armé de peignes à sa circonférence , et recevant un mouvement de rotation plus ou moins rapide. La disposition des peignes est toute particulière; des planchettes, dont on règle l'inclinaison à volonté, ne permettent

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aux aiguilles que de s'enfoncer d'une certaine quantité dans les mèches , sans qu'elles puissent aller au delà. Ces peignes sont, d'ailleurs, construits de manière que les aiguilles soient d'autant plus fines et plus serrées qu'elles se rapprochent de l'extrémité où le peignage doit se terminer. On les change aussi suivant ta nature des lins, leur degré de dureté ou de finesse.

Les mèches, ou plutôt les poignées de lin , sont préalablement étendues et serrées entre dflundchoires ou des pinces plates et larges , que l'auteur a su fort nigénieuseWyt grouper parallèlement au cylindre à peigner; ces pinces ont , pendant le travail , plusieurs mouvements qu'il sera trèscurieux d'examiner avec détails. Adaptées à un grand chariot horizontal , elles sont ajustées de telle sorte qu'elles peuvent, d'une part, monter et descendre avec lui pour s'éloigner ou se rapprocher du tambour, et de l'autre, marcher suivant des plans parallèles aux génératrices du cylindre, ou, si l'on veut, parallèles aux peignes, afin de faire passer successivement leurs poignées de lin des aiguilles les plus fortes et les plus espacées à celles les plus fines et les plus serrées; elles ont, en outre, un mouvement de rotation intermittent , c'est-à-dire qu'elles font, par instants égaux, un demi-tour sur elles-mêmes, pour présenter tantôt une face et tantôt Vautre à l'action des peignes.

Ces divers mouvements sont exécutés avec une précision, une régularité mathématique, par des mécanismes simples qu'il sera facile de comprendre en lisant la description qui suit.

Un cylindre à brosses, mis en contact avec une partie latérale du gros tambour à peignes , sert à enlever les étoupes qui résultent du peignage et à les porter à un autre cylindre plus éloigné, garni de cardes.

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