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DESCRIPTION DE LA RAPE DE M. CAMBRA Y

Kl G. 1, 2 ET 3, 1>L. 17.

Toutes les râpes à mouvement continu consistent , comme on sait, en un tambour A que l'on a fait d'abord en bois , quelquefois en tôle , mais plus particulièrement en fonte, creux , monté sur un axe horizontal R auquel on imprime une rotation rapide, par une poulieC ajustée à l'une de sas extrémités. Dans la machine de II. Cambray , le tambour est en trois pièces, c'est-à-dire composé de deux croisillons à trois branches en fonte, entourés d'une chemise à rebords, mince et cylindrique , avec laquelle ils sont boulonnés (flg. 1 et 3). Comme il importe qu'il tourne parfaitement rond , à cause de la grande vitesse dont il est animé, on comprend qu'il est essentiel que 1rs surfaces soient tournées intérieurement et extérieurement aOn de ne pas présenter de faux lourd. Pour cela , nous préférons des disques pleins aux croisillons à jour, parce qu'ils permettent d'arriver à plus d'exactitude.

Sur toute la circonférence du cylindre sont rapportée» des lames minces a dentelées comme des scies (iig. V et 51 et séparées soit par des calles en bois, soit par des calles en fer b; on se rappelle que de distance en distance on ménage dans les joues du tambour des mortaises qui permettent d'y introduire des clefs ou coins c pour rapprocher et serrer les calles avec les lames. Une table inclinée en fonte D est placée près du Uimbour pour recevoir les tubercules que des enfants y apportent entières, et qui sont pressées contre la surface par les sabots ou poussoirs E ajustés entre les joues verticales de la table. Ces derniers sont simplement en bois dur, et sont munis chacun d'une platine en fer r/, dans laquelle on agrale les crochets des bielles en fer forgé F, qui sont directement assemblées à charnière aux coudes de l'arbre G.

Cet axe reçoit un mouvement de rotation très lent par la grande poulie H qui est commandée par un arbre intermédiaire autre que celui du tambour dont la vitesse est trop grande. On comprend déjà qu'à chaque révolution de l'aie coudé, l'un des poussoirs s'avance contre le tambour pendant que l'autre s'en écarte et réciproquement, ce qui permet de mettre des betteraves sur une partie de la table , pendant que celles qui se trouvent sur la seconde partie sont posées contre les lames de scies et successivement déchirées par leurs dentures. Une joue supérieure e recouvre une partie de la table pour empêcher que des tubercules pressées entre les poussoirs et le cylindre ne tendent à se soulever.de môme qu'un couvercle en tôle mince ou en cuivre I, recouvre toute la partie apparente de ce tambour, au-dessus du bâtis de fonte J qui le porte, pour éviter des accidents. Des poignées

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permettent d'enlever le couvercle à volonté, soit pour visiter le cylindre , soit pour retirer ou remplacer des lames.

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