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PRODUIT DE CE SYSTEME DE RAPE

Pour reconnaître les effets que produit une telle râpe ainsi disposée, nous sommes très-aise de mentionner ici les résultats obtenus sur le premier appareil de ce genre, que M. Trèsel a construit, comme essai, dans une sucrerie, près de son établissement à Saint-Quentin:

On met dans chaque trémie k kilog. de betteraves ; soit pour les deux 8 kilog. par chaque révolution de l'arbre des cames , et comme celles-ci ont six révolutions par minute, il en résulte qu'on les charge chacune six fois dans ce même temps, soit 48 kil.

Donc par heure le chargement total est de 2,880 kil.

Et comme le travail effectif do la journée est ordinairement de 22 heures , il est donc de 2,880 x 22 . . . . ,|^.- \ . . -.vit, . . 63,300 kil.

Les betteraves soumises a une telle machine fournissent en jus 80 pour

Ou en nombre rond : 582 hectolitres.

Et comme on obtient un boni d'environ 3 pour cent de jus, ou 17,46 hectolitres, on a en réalité à très peu près 600 hectolitres par jour; tandis que dans les râpes anciennes on obtient à peine un peu plus de la moitié de ce chiffre par 22 heures de travail de jour et de nuit.

Une telle différence dans les résultats permet de penser que ce système perfectionné offre de grands avantages pour les sucreries de betteraves , par l'économie de main-d'œuvre et de temps , comme par la plus grande quantité de produit et la célérité du travail.

Par une disposition fort simple, que M. Trèsel se propose d'ajouter a cet appareil, il compte alimenter les deux trémies mécaniquement, c'est-àdire qu'à chaque mouvement de retour du poussoir, chacune des trémies recevra une quantité déterminée de betteraves, soit à l'aide d'un réservoir supérieur, dont une trappe s'ouvrirait à chaque révolution des cames, soit à l'aide d'un élévateur, dont le mouvement serait également dépendant de celui de l'arbre des excentriques ou des poussoirs, et qui viendrait verser dans chaque trémie.

M. Dewilde, qui était mécanicien à Arras, a aussi construit des râpes à betteraves et quelques-unes avec des poussoirs mécaniques. Son système

Comme on ajoute 15 pour cent en eau, soit 7,503

On a pour la défécation

58,191 litres.

RAPE DE M. DEWILDE ,

BEPRESENTÉE F1G. 11 ET 12, PL. 17.

236 PUBLICATION INDUSTRIRI.I.G.

ed ii simple tamliuiir, comme un le voit sur la coupe transversale fig. 11. Celui-ci n'est pas exécuté comme les précédents: il consiste en deux plateaux en fonte et à nervures A reliés par des boulons 6 et serrant entre eux des douves épaisses en bois It qui sont jointes et tournées extérieurement pour recevoir les i Iles H 1rs lames de scie ». Celles-ci se distinguent des autresen ce qu'elles sont taillées sur les deux arêtes opposées (fig. 14) , au lieu de l'être seulement sur un côté fig. 5), ce qui | ermet de les changer de côté à volonté. Les s abots ou poussoirs D sont en fonte évidés et ont la forme indiquée sur les détails (flg. 13).

PROCÉDÉ PROPRE A OUATER TOUTE ESPECE D'ETOFFE m nssi; l M «II VARIE, hhevkte u nom de m. ni foi r.

Tout II* monde sait que depuis longtemps il se fait, à la main , des étoffes ou tissus ouatés qui, par suite de la manutention, reviennent à un prix fort élevé, lorsqu'on les livre à la consommation.

Le métier à la Jacquart offre, à cet effet , beaucoup plus de ressources qu'on ne le pense généralement , car il permet de fabriquer des produits auxquels on n'a peut-être jamais songé jusqu'ici. Ainsi , c'est avec ce métier mécanique que M. Dufour opère pour ouater par le procédé qu'il a breveté, et avec un tire double maillon qu'il place sur un métier ordinaire ;i tisser; et il parvient à faire deux tissus . en les ouatant et les attachant ensemble , de manière à ne former qu'une seule et même étoffe.

Il fabrique également cette étoffe sans la mécanique Jacquart , en se servant alors de harnais composés de lames , comme on le fait quelquefois dans les fabriques de tissage pour certains produits.

Pour faire ces deux tissus renfermés de ouates , il n'emploie qu'uue seule chaîne et par suite une seule ensouple. Il a deux navettes, et par conséquent deux trames, dont l'une sert à la confection des deux tissus qui reuferment la ouate , et l'autre sert à introduire cette ouate.

L'auteur n'a rien changé au montage du métier en général , tout le procédé , toute l'invention proprement dite consiste dans la manière de faire dessiner, lire et piquer les cartons qui doivent servir à faire fonctionner la machine Jacquart.

Voici, à ce sujet, quelques exemples qu'il sut lira de lire, au moins pour les personnes habituées au tissage, pour comprendre le système.

Prendre du papier disposé à mettre les dessins en carte (on sait que ce papier est appelé , dans la fabrique , papier à mettre en carte).

t" course (expression employée par les liseurs de dessins) :

Pointer un carré, en laisser trois et ainsi de suite. %

Y course : Commencer au 3"" carré, le pointer, en laisser trois , en pointer un , et ainsi de suite.

Ces deux courses sont destinées à faire les tissus de dessus.

.t course : Pointer trois carrés , en laisser un , et ainsi de suite.

4* coûtas : Poiuter deux d'abord , en laisser un, pointer trois, en laisser un , puis pointer trois , et ainsi de suite.

Ces deux dernières courses sont destinées à faire le tissu de dessous.

Ces quatre courses, outre qu'elles forment ainsi deux tissus, parviennent encore à les coudre ensemble, en prenant et laissant des fils de chaîne en plus ou moins grand nombre, aux endroits marqués sur la carte.

6* coubsb : Pointer un carré, en laisser un , soit , par conséquent, de un en un. Cette cinquième course est destinée à ouvrir les deux tissus pour y introduire la ouate- On peut, à cette dernière course , laisser plus ou moins de fils destinés à faire voir en forme de dessins une portion de la matière qui sert de ouatage. On peut également faire sur le ouatage même des dessins brochés ordinaires, soit en trame, soit en chaîne ; il suffit pour cela de mettre le dessin en carte sur la partie de la chaîne qui doit former l'endroit des tissus.

En résumé, en plaçant sur un métier ordinaire à tisser, soit la machine Jacquart, soit des harnais , soit toute autre mécanique propre à tisser, on fabrique en même temps deux tissus par des moyens connus. Mais pour ouater, on ouvre ces tissus en employant également des moyens en usage dans le tissage , et on introduit alors entre eux une trame ou substance quelconque qui peut être, soit de la ouate ordinaire, soit du coton , du lin , du chanvre , de la laine , de la soie ou de la bourre de soie. Pour réunir les deux tissus qui doivent renfermer cette sorte de trame qui sert à ouater, on les attache naturellement sur le métier comme à l'ordinaire.

Cette même trame peut aussi servir à attacher les deux tissus en les faisant ressortir de manière à présenter à l'extérieur une espèce de dessin régulier. Pour cela il suffit de prendre ou de laisser des fils de chaînes aux endroits mêmes où Ton désire qu'elle ressorte , ce qui peut également avoir lieu par un moyen quelconque.

Cette trame s'introduit aisément entre les deux tissus malgré la couture qui se fait en même temps pour attacher ces deux tissus, par cela même qu'elle est douce et flexible.

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