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DESCRIPTION DE LA RAPE DE M. TRESEL

BËl'BKSENTÉE FIG. 8 ET 9, PL. 17.

Cette rApe se distingue des précédentes en ce que le mouvement des poussoirs est disposé sensiblement au-dessus de l'appareil, afin de ne pas gAner le service ; le format de nos planches ne nous a pas permis rte des-

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ftiocr celte partie du mécanisme à la place qu'il doit occuper, nous en demandons pardon à l'auteur ; mais nous avons pensé qu'on excuserait aisément la modification que nous sommes obligé de faire , en reportant le mécanisme vers le sol , au lieu de le placer vers le haut.

Le tambour A de la râpe a une longueur sensiblement plus grande que celle qu'on a l'habitude de donner dans les appareils de ce genre ; il est alimenté par deux trémies égales B dans lesquelles on apporte les tubercules que l'on veut réduire en pulpe. Ces trémies sont en fonte et renferment chacune un poussoir C, qui y est ajusté avec sojn.

Ces deux poussoirs sont tout à fait indépendants l'un de l'autre, et leur mouvement est de même ; ils sont disposés de telle sorte que, lorsque l'un est vers le commencement de sa course, l'autre arrive vers la fin, et réciproquement. Us sont chacun attachés par articulation à la fourchette qui forme la tête des bielles en fer forgé D ; celles-ci ne sont réellement qu'agrafées aux tourillons des poussoirs , de manière qu'on peut aisément les décrocher à la main , lorsqu'on le juge nécessaire, et cela pendant la marche même de In machine , ce qui est un avantage , parce qu'on peut souvent éviter des accidents en empêchant un poussoir de marcher, quand on s'aperçoit, par exemple, qu'une pierre vient se présenter à l'action de la râpe.

Les mêmes bielles sont attachées par leur autre extrémité à la tête des leviers ou balanciers à trois branches E mobiles autour de l'axe fixe a. La branche opposée de ces balanciers est munie d'un galet b contre lequel vient s'appliquer la circonférence d'une virgule ou came à développante F, dont on voit un détail fig. 10. La branche la plus courte de ces mêmes leviers, celle du milieu, porte un contre -poids <\ qui a pour objet de tendre constamment à faire appuyer le galet contre la came ou l'excentrique pendant la marche, et de ramener les balanciers à leur position primitive dès que leurs galets sont abandonnés par la courbe; des virgules.

L'axe en fer G , sur lequel sont montées les deux développantes , est muni , à l'une de ses extrémités , d'une roue droite dentée H, par laquelle il reçoit un mouvement de rotation très-lent qui n'est pas de plus de six révolutions par minute. Ainsi , chacun des poussoirs ne s'avance contre la circonférence du tambour que six fois pendant que celui-ci tourne avec une vitesse qui , comme on le sait , peut s'élever de 800 à 900 tours par minute , et quelquefois plus. Cette marche extrêmement lente des poussoirs est très-favorable au travail de la machine , en ce qu'on obtient des pulpes extrêmement fines, et par suite, plus de rendement en jus lorsqu'il s'agit de betteraves, ou plus de fécule lorsqu'il s'agit de pommes de terre.

Le mouvement est transmis à la roue II par le piguon I, qui est monté sur l'axe intermédiaire J, lequel porte les poulies K. On comprend sans peine que par les rapports établis entre les diamètres des poulies, on arrive à faire marcher le tambour de la râpe avec une grande vitesse , pendant que les poussoirs marchent au contraire très-lentement.

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