VIII PRÉFACE
s’appellentetseconditionnentréciproquement, comme
l’a fort bien démontré un jeune théologien dans la Revue chrétienne (1898, no 7). Aussi n’ai-je aucune raison pour ne pas accepter provisoirement, faute de mieux, pour notre théologielenom de symbolo-fidéisme qu’on lui donne depuis quelques années. La seule
réserve que je ferai, c’est que ce nom ne s'applique. qu’au principe formel et au principe matériel de notre. enseignement, et non à toutes les idées dogmatiques, …
historiques, exégétiques qu'il peut nous arriver d’émettre. Sur plus d’un point, mes vues diffèrent de celles de M. Sabatier. On n’est pas en droit d'appeler symbolo-fidéistes les idées particulières de l’un ou de l’autre. Gette observation n’est pas superflue, car on
a déjà appliqué ce nom à des opinions auxquelles
notre enseignement fondamental n’a rien à voir. Le nom de « Nouvelle École » qu’on nous a donné,
manque de précision et n’est guère qualifié pour
désigner une tendance qui a déjà cessé d’être « nou-
velle » et est appelée à un long et grand avenir. La
même remarque s'applique à la désignation un peu
moins indéterminée de « Nouvelle Ecole évangélique ».:
On a aussi appelé, non sans raison, notre théologie la .
« théologie de la conscience ». Mais je doute que ce.
terme soit définitif, car il est d’un emploi peu commode. Toutes ces désignations peuvent servir à loc- Casion, pourvu qu’elles ne prêtent pas à malentendu.
Du reste, ce qui importe, ce n’est pas l'étiquette, mais