‹ Publications diverses sur le fidéisme et son application à l'enseignement Chrétien traditionnelChapitre 2 sur 59 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

la défense de cette doctrine, de laquelle découlent et autour de laquelle se croupent toutes mes conceptions dogmatiques. |

L’une de ces conceptions est le symbolisme religieux, dont mon cher ami et collègue, M. le doyen Auguste Sabatier, s’est fait le champion éloquent dans sa remarquable Esquisse d’une philosophie de la religion. On verra dans ce volume le jugement que je porte sur cette œuvre magistrale.

Le terme de symbolisme a pu donner lieu à des méprises, parce que le mot symbole à divers sens. Le symbole est tantôt une image, une métaphore, une figure de rhétorique, tantôt une parabole, une allégorie, tantôt un emblême, tantôt la forme concrète dans laquelle se manifestent la substance ou la force invisibles. Cest essentiellement dans ce dernier sens qu’il faut l’entendre quand nous parlons du symbolisme religieux. L’idée, le sentiment, le fait religieux S'ICArnent dans une forme contingente, locale, temporaire, soumise aux lois de FPévolution. Cette forme est le symbole. Elle varie au cours des siècles sous linfluence des idées philosophiques etscientifiques. Le fond reste le même. Il est le produit de l’action du Saint-Esprit dans le cœur de Phomme. Il constitue la religion proprement dite, la religion au sens absolu.

Le fidéisme vise plus spécialement le fond ; le syÿmbolisme traite surtout de la forme ; mais ces deux doctrines sont inséparables, elles sont connexes, elles

Lans

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