‹ Publications spécialesChapitre 135 sur 274 · Cf. Félibien, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Cf. Félibien, op. cit., pp

2. En effet elle suppose que la foire existe, et, qu'en raison d'elle, on a déjà changé le jour primitivement choisi pour la célébration de TEndit, ce qui nous force à admettre que, depuis 1 109, plusieurs années ont dû s'écouler. Cf. supra, p. 214, note 4.

3. Cf. Exuvist sacrm Constantinopolitana, p. 228, et supra, p. 35.

cise, en établissant successivement que notre texte devait être, au" plus tôt, de l'extrême fin du xi* ou des premières années du xu' siècle, puisqu'il était postérieur à 1109.

A cette façon de le dater on peut, il est vrai, opposer les raisons, que l'on donnait d'ordinaire pour le vieillir et qu'il importe maintenant d'examiner. On avait cru trouver daqs la Descriptio plusieurs indices, qui prouvaient qu'elle était antérieure à 1095. Le premier était son silence à l'égard de la Croisade '. Nous voyons maintenant, qu'on ne peut plus invoquer cet argument, si, en effet, la façon dont nous est représentée Texpédition de Charlemagne est au contraire directement inspirée des événements de cette première Croisade et suppose que l'auteur en avait vu la réalisation ^.

Dans un autre trait l'on avait cru reconnaître un écho de la querelle des Investitures ^ et l'on en avait conclu que l'auteur avait écrit aux environs de 1075 ^. Ce qui avait paru reporter à cette date la composition de la DescriptiOy c'est que, pour introduire son récit de l'expédition de Charlemagne, le moine de Saint-Denis parlait des malheurs, qui, « sous son règne aussi », désolèrent l'Eglise et la Chrétienté. On y avait vu la preuve, qu'au moment où il écrivait, l'une et l'autre étaient fortement éprouvées : ce ne pouvait être, pénsait-on,

1. Cf. Rauschen, Die Légende Karîsdes Grossen im XI utid XII Jahrhufidertf p. 99, et Neue UntersucJmngen, etc., pp. 261-262.

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