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I. Cf. supra, p

LA DESCRÎPTIO bE SAÏNT-DENlS 221

la châsse de Notre-Dame, et, avec toutes les reliques, Tévêque donnait une bénédiction générale. Plus tard, c'est le clergé de Paris, qui, pour la circonstance, « délivre » sa châsse et la confie aux religieux de Saint-Denis ', le droit de bénir étant toujours réservé à Tévèque. Mais, jusqu'au transfert de TEndit dans la ville, il reste, au moins dans une certaine mesure, la fête de Tévêque, et c'est, à notre avis, la vraie preuve de son origine.

On voit, dès lors, à la lumière de cette hypothèse, quel est le. vrai rôle et l'importance réelle de la Descriptio. Elle est, nous l'avons vu, une réponse habile aux prétentions de Compiègne; elle est surtout le manifeste, par lequel l'abbaye affirme son droit à particiciper à la fête instituée par le clergé de Paris. Elle accepte les conditions de date, de lieu et de dépendance qu'elle ne peut écarter. Elle reprend par ailleurs du reste tout ce qu'elle concède, en feignant de considérer la fête nouvelle comme la restauration d'un Endit ancien institué par Charles le Chauve et en l'honneur de ses propres reliques. Enfin, si l'on admet notre manière de voir, on a le moyen de dater d'une façon certaine ce texte de la Descriptio : elle ne peut être que postérieure, et sans doute de plusieurs années *, à la date de 1109.

Ainsi, l'examen que nous avons fait de la Descriptio à des points de vue différents nous amène à la conclusion, qu'elle est beaucoup plus récente qu'on ne l'avait cru jusqu'ici et postérieure à la première Croisade. C'est exactement ce que pensait M. de Mély, en s'appuyant sur le fait, qu'il y est question de certaines reliques « invraisemblables », qui n'ont été connues qu'après le retour des Croisés '. Mais nous avons pu arriver à une détermination plus pré-

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