‹ Publications spécialesChapitre 145 sur 274 · Cf. Épopées françaises, 2« éd., III, pp. 283 sq · texte numérisé non relu

Cf. Épopées françaises, 2« éd., III, pp. 283 sq

6. Nous n'avons cependant pas pu le vérifier pour la « Chronique de Tournai » que, faute d'indications plus précises, nous n'avons pas pu identifier. Il ne peut s'agir en tout cas de la Chronica Toniacensis, publiée par De Smet (Corpus Cbronicorum Flandriae II, pp. 473-580), où l'on ne trouve aucune mention du Voyage de Charlemagne.

est évidente pour la Chronique de Philippe Mousket*. Il ne se pouvait pas non plus, que l'auteur de la dernière rédaction des Grandes Chroniques de Saint-Denis y voulant y insérer le récit du Voyage de Charlemagne, adoptât une autre version que celle, qu'avait jadis imaginée l'abbaye pour la plus grande gloire de ses reliques. C'est également la donnée essentielle de la Description que nous retrouvons dans le Charlemagne de Girard d'Amiens, dans les Conquêtes de Charlemagne de David Aubert, qui suit manifestement le récit de Girart, dans la Fleur des histoires de Jehan Mansel, enfin dans le texte inédit, publié en extrait* par Léon Gautier et qu'il intitule les Neuf Preux,

Dans certaines chroniques se manifeste cependant, de façon curieuse, une défiance relative à l'égard du récit du moine de Saint- Denis. On ne nie pas la réalité de la croisade de Charlemagne, mais comme il est impossible de la placer sous le règne de Constantin V, on s'efforce de corriger sur ce point la Description afin de rendre le fait historiquement vraisemblable. On pouvait déjà remarquer cette tendance dans VEstoire de Jérusalem et d^Antioche. L'auteur, quia éprouvé le scrupule que nous signalions, a pensé se tirer d'affaire en supprimant le synchronisme gênant de la Description et en passant sous silence le nom de l'empereur grec, qui, à la prière du patriarche, sollicite le secours de Charlemagne. C'est exactement de même façon que le clerc de Compiègne avait agi, quand, voulant corriger l'invraisemblance de la donnée primitive, il avait mis Charlemagne en rapport avec un « roi grec » anonyme *.

Un autre chroniqueur, appelé « Gui » par Albéric des Trois-Fontaines, et qui n'est probablement autre que Gui de Bazoches ^ à propos

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