‹ Publications spécialesChapitre 262 sur 274 · I . Cf. de môme v. 147 : « François sont orgellous démesuré · texte numérisé non relu

I . Cf. de môme v. 147 : « François sont orgellous démesuré

Laidengier le vauront et ranproner. »

v. II 57 : « François sont orgellous desmesurés ^ Et si sont coustumiers de lait parler Laidengier vos vauront et ranproner. »

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certains traits, son œuvre est un roman pieux et presque dévot. II ne peut donc être l'oeuvre d'un de ces jongleurs, que l'auteur est le premier à mépriser \ La préoccupation morale qui l'anime, la faveur non équivoque qu'il marque pour les clercs *, les connaissances, qu'il atteste, surtout en géographie, tout nous indique que cet anonyme, auquel nous devons YAiol, était un clerc.

D'autres indices tendent d'ailleurs à nous confirmer dans cette façon d'entendre le poème. Tout comme le Voyage en Orient, VAiol n'a eu de véritable diffusion qu'à l'étranger, et seulement, après qu'un remanieur eut essayé d'en faire l'épopée semi-romanesque que nous avons conservée. Les différentes versions hollandaises, italiennes ou espagnoles remontent toutes non au poème primitif, mais à sa forme remaniée '. Mais, même sous cette forme altérée, la tendance morale de l'original transparaissait si manifeste, que le poète espagnol, auquel nous devons la première des « romances » inspirées de la légende d'Aiol, débute par une pensée morale, dont la « romance » n'est que l'application*. Ce qui est plus curieux encore, c'est que le remanieur français, qui, du poème moral primitif, a voulu faire le récit romanesque et banal que nous avons,

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