Cf. Aiol. Introduction, pp. xxxv-lix
4. Dans ces trois romattces^ Aiol et Élie, son père, sont devenus respectivement Montesinos et Grimaltos. Et la première, qui résume l'histoire de Grimaltos, illustre surtout cette pensée morale, qu'il ne faut ni glorifier le riche ni mépriser le pauvre.
• C'est, en effet, une des nombreuses leçons, que l'on pouvait tirer du poème français. L'auteur dit expressément :
« Muchas veces oi dezir Y a los antiguos contar, Que ninguna por riqueza No se debe ensalzar Ni por pobreza que tenga
Se debe menospreciar » (Wolffet Hofman, Prinuivera y flor de Romatices, II, 251).
a si bien senti lui-même le caractère pieux et dévot du héros, que, naïvement, il identifie Aiol avec le saint du même nom, dont le corps est conservé dans Téglise de Provins \
Il faut donc non seulement distinguer V Alexandre d'Albéric de Briançon et le poème d'Aiol, au même titre que le Voyage en Orient, des chansons de geste, mais encore les retrancher absolument de l'histoire de notre littérature chevaleresque. Malgré son sujet, le poème d'Albéric n'a pas plus de rapports avec les romans du cycle de Tantiquité, que VAiol n'en a avec les poèmes de l'épopée féodale ou que le Voyage avec les chansons de la geste royale.
Les différences, constatées entre le caractère d'Alexandre ou d'Aiol d'une part et celui des personnages de l'épopée populaire, ne s'expliquent pas, comme on paraissait le croire, par un progrès sur-