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Cf. le chapitre IV de cette même seconde partie

v,errons % qu'il ne peut non plus être considéré comme émanant d une chanson de geste. A supposer même que cette conception se soit exprimée dans la poésie héroïque du ix* et du x* siècle, le déyelop- . pement ultérieur de la légende devait tendre à l'éliminer. Ces ambassades de Constantinople, qui avaient si vivement frappé l'esprit. des contemporains et dont les générations postérieures gardaient le souvenir, devaient forcément prendre dans leur imagination un caractère et un sens tout différents de ceux qu'elles avaient eu en réalité. Elles durent leur apparaître comme l'hommage d'un vassal à son suzerain et comme le signe de la dépendance de Constantinople. Cette dépendance elle-même ne pouvait être que le résultat d'une , guerre heureuse. La légende carolingienne, en modifiant les rapports réels des deux empires, devait leur imposer la forme essentielle de son esprit belliqueux. Elle ne pouvait imaginer qu'une conquête de Constantinople par Charlemagne.

Aucun des poèmes qui nous sont parvenus ne raconte, il est vrai, cette conquête, et peut-être n'y a-t-il jamais eu de poème ayant pour objet propre de la chanter. Par contre, il est certain, qu'à un moment donné, on s'est représenté cette conquête comme ayant eu lieu : elle a été l'objet d'une tradition ou d'une croyance largement répandue parmi le peuple. De l'e.xistence de celle-ci nous avons deux témoins dans l'allusion que deux chansons distinctes font à la conquête de Constantinople.

La première est le poème provençal de Fierabras et l'allusion s'y trouve trois fois répétée*. On peut, sans doute, faire des réserves sur l'autorité de ce texte, au point de vue de la valeur des traditions épiques. L'original français ignore cette conquête de Constantinople et lui-même n'est pas antérieur au second quart

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