CHARBON DE BOIS
La fabrication du charbon de bois semble être de peu d'importance, cependant elle emploie un bon nombre de personnes. On en emploie beaucoup dans les fonderies et pour des usages domestiques. Le dernier récensement énumère 32 endroits où on fait le charbon de bois et où 83 personnes sont employées ; en outre de cela on en prépare une grande quantité dont on ne fait pas mention dans les rapports. De grandes quantités de charbon de bois sont consumées aux torges St. Maurice, à l'Islet, à Batiscan, à la Rivière aux Vaches et à la Baie St. Paul dans la Province de Québec. Dans les rapports d’arpentage géologique de 1874, M. Harrington dit que dans le comté seulement, à la fournaise St. François, du Ier décembre au Ier avril, 50 bûcherons et 6 charretiers sont employés à couper et à charroyer le bois aux fourneaux, et en outre du contre-maître 7 hommes sont employés aux fours et 7 à la fournaise, tous employés à la préparation du charbon. Une corde de bois sec donne de 50 à 60 minots de charbon, on se sert de bois dur et de bois mou (un tiers de dur et deux tiers de mou) consistant en érable, bouleau, pruche, épinette, hêtre, pin et baumier. Le bois mou perd moins de son volume en se carbonisant que le bois dur. Les fourneaux 6nt 50 pieds de longueur, 16 de largeur et 12 de hauteur. Environ 190 minots de charbon sont requis sous les circonstances les plus favorables pour faire une tonne de fonte en gueuse; et au printemps quand le minérai est mouillé et couvert de glace 400 minots sont quelquefois nécessaires. Le Professeur Hind dit qu'à Woodstock on emploie 126 minots pour une tonne. M. Romans dit qu’à Londondery, il faut 135 à 160 minots pour une tonne. Il est consumé par des fournaises dans le voisinage, et il coûte, rendu à la fournaise, sept centins et demi le minot.
PERCœCHES À HOUBLON. «
On a fait beaucoup d'argent ces années dernières, dans le Canada central, en expédiant à diverses stations de chemin de fer, de jeunes cèdres écorcés pour les cultivateurs de houblon de l'état de New-York. Ces perches sont coupées et ramassées par les cultivateurs et déposés en grande quantité pour les acheteurs. Ces derniers rejettent tout ce qui n’est pas assez droit ni assez fort et quand un nombre suf-
fisant a'été accumulé, on les énvoie aux divers cultivateurs de houblon suivant lor-
dre qu’ils ont reçu. Il est impossible de donner les détails de ce commerce, car dans les rapports de douanes les perches à houblon sont comprises avec les pôteaux de télégraphe et les cercles.