DE LA COMMISSION D'AGRICULTURE
Prescorr Er RusseLL.— Environ quarante-sept et demi par cent de la superticie entière est en bois, consistant. en pruche, cèdre, épinette rouge, hêtre, merisier, bois blanc, frêne, baumier, pin, épinette, noyer, noyer tendre, cornouiller, cerisier à grappes et prune ; employés principalement pour bois de construction, clôtures, bois de chauffage, traverses de chemins de fer et bois de sciage.
GLENGARRY, STORMONT ET DuNpas.— Environ trente par cent de la surface entière de ces comtés est encore couverte d'érable, de hêtre, de merisier, de frêne, d’épinette rouge, d'orme, de bois blanc, de pruche, d’épinette, de baumier et. de quelques pins ; employés comme bois de chauffage, de construction, traverses, pôteaux de télégraphe et bardeaux.
CARLETON.— Environ 287,000 acres de terre dans ce comté ne sont pas encore défrichés. |
Leeps ET GRANVILLE.—Dans tous les townships, excepté Burgess et North Crosby, qui ont souffert des ravages des feux de buissons, il y à encore une grande quan:ité de bois debout, consistant principalement en bois dur et en bois mou; employés pour bois de chauffage, clôtures, bois de construction, baquets et seaux. #Æ
LaNark.— Environ vingt-quatre par cent de la terre non défrichée est couverte de bois ou de buissons. Le bois consiste principalement en pin, hêtre, érable
bois blanc, frène, merisier, cèdre et épinette rouge. On fait une exportation consi-.
dérable de bois durs et on en consomme beaucoup pour les traverses des chemins de fer, les clôtures, ie bois de chauffage, &ce. Une grande quantité de pin a été détruite dans les feux de 1870. The
RENFREW.— Environ quarante-six par cent de la surface entière est encore couverte de bois. Il y a une grande quantité de pin rouge et de pin blanc. Il y à aussi une abondante provision de frêne, d’orme, d'érable, de bois blanc, d’épinette, de cèdre, d'épinette rouge, de baumier, de peuplier, de hêtre et de pruche. . On. coupe une grande quantité de bois pour exporter sur les marchés européens et américains. Les bois durs sont principalement employés comme bois de chauffage et,le cèdre pour les clôtures. | es ue ll
FRONTENAC.— D'après l’estimé qu'on peut faire, environ cinquante par cent de la terre du comté de Frontenac est encore couverte de pin, de bois blanc; de frêne, de pruche, de hêtre, de baumier, d'épinette rouge, de cèdre et d'érable, employés principalement comme bois de construction, de clôture et de chauffage. à
LENNOX ET ADDINGTON.—L'étendue de terre en bois dans ces comtés ne peut être estimée à cause des rapports évidemment inexacts qui ont été faits dans différentes OCCasions. On rapporte cependant que les quatre-cinquièmes de Denbigh et des -townships adjoints sont couverts de pin, d'érable, de hêtre, de cêdre et que le commerce de bois y est fait sur un grand pied. Il y a aussi une quantité considérable de terres à bois dans Fredericksburg nord et sud, dans Camden et Sheffield.
Couré pu Prince-EpouarD.— Environ six par cent de la superficie entière est encore couverte de bois, consistant en hêtre, érable, orme, cèdre, chêne, frêne noir et quelques pins ; employés pour bois de chauffage, douves de tonneaux, clôtures et bâtisses.
HasriNes.__Une grande partie du terrain est encore couverte de bois; une étendue de soixante-quinze par cent dans quelques townships.
HArtBURTON.— Environ quatre-vingts par cent de la superficie entière est encore couverte de bois, consistant principalement en érable, hêtre, merisier, pruche, bois
LES FORÊTS DU CANADA. à 13
blanc, orme, frêne, pin, épinette rouge et en cèdre ; employés comme bois de construction, de clôtures, traverses de chemins de fer, pôteaux de télégraphe, bardeaux, billots de sciage etc.
PETERBOROUG H.— Une grande proportion près de la moitié de la superficie__est en bois, consistant en pin, ‘cèdre, hêtre, érable, pruche, bois blanc, épinette rouge, merisier et frêne ; employés comme bois de construction, de clôture, de chauffage, bardeaux, traverses de chemins de fer et poteaux de télégraphe. Les feux de buissons en ont détruits de grands espaces, particulièrement dans le township d'Harvey.
NORTHUMBERLAND ET DurHau.— Environ dix-huit par cent du nombre entier d’acres sont encore couverts de bois dur, de cèdre, de pin, de pruche et d’épinette rouge. Le premier. est principalement employé comme bois de chauffage, le dernier pour les bâtisses, les clôtures et les douves de barils.
Vicrorta.— Environ cinquante par cent de la terre est en bois, consistant en cèdre, pin, pruche, érable, merisier, hêtre, bois blanc, frêne noir, cormier, baumier, épinette rouge, chêne et orme ; employés comme bois de construction, de chauffage, pour les clôtures et les bâtisses.
ONTARIO.— Environ dix-sept par cent de la superficie du comté d’Ontario est encore en bois, (excepté le comté de Reach.) . C8 bois consiste en pin, érable, hêtre, bois blanc, épinette rouge, baumier, cêdre, frêne noir, pruche et orme, employés principalement comme bois de construction, de chauffage, pour les clôtures, les douves et les usages domestiques.
York.— Environ vingt-sept et demi par cent de la superficie du comté de York est encore en bois, consistant en hêtre, érable, orme, bois blanc, pin, pruche, cèdre, épinette rouge et merisier ; empioyés pour la construction des bâtisses, des clôtures et comme bois de chauffage.
SIMCOE.—I1 est impossible de recueillir, d’après les rapports le nombre d’âcres en bois dans ce comté, mais probablement que plus de la moitié du comté entier est en érable, hêtre, orme, bois blanc, épinette rouge, pin, pruche, cèdre, baumier, merisier, frêne et chêne. On fait un grand commerce de bois dans plusieurs townships et d’écorce de pruche, qui est considérablement employée dans le comté et exportée pour les tanneries, on fait aussi des pôteaux de télégraphe, des traverses de chemins de fer et du bardeau. Les bois durs sont employés comme bois de chauffage et les bois mous pour la construction des bâtisses et des clôtures.
PgeL.— Environ onze par cent du nombre total d’acres sont encore couverts de bois, principalement de bois durs. Il y a très peu de pin. Le bois est principalement employé comme bois de charpente, de clôture et de chauffage.
WENTWwoorTH.— Quatorze et demi par cent à peu près sont en bois, consistant en pin, hêtre, érable, orme, frêne noir, cèdre, épinette rouge, chêne et noyer; employés commo bois de charpente, de clôtures et de. chauffage.
LiNCOLN.— On ne connaît pas la grandeur du terrain en bois dans le township de Caistor ; à part de ce township Lincoln a au-delà de 24,000 acres encore couverts de hêtre, de frêne noir, d'érable, d'orme, de chêne, de noyer et de quelques pins; employés comme bois de chauffage, de bâtisses, de clôtures, et pour les manufactures, aussi pour la construction des vaisseaux et pour les traverses de chemins de fer.
WELLAND.—Environ dix-huit par cent de la superficie est en bois consistant en hêtre, érable, chêne, frêne, bois blanc, orme, pruche, peuplier, merisier, noyer tendre, employés pour la construction des vaisseaux, des maisons, des clôtures et comme bois de chauffage.
HaLoImaND.— Environ vingt-quatre par cent du nombre total d’acres sont encore couverts de bois, principalement de bois durs ; employés pour les elôtures, la construction des bâtisses et comme bois de chauffage.
NorFoLk.—A peu près vingt-quatre par cent de la superficie entière est encore en bois, consistant principalement en pin, chêne, érable, noyer, frêne noir et frêne blanc, orme et cèdre ; employés comme bois de charpente, de chauffage, pour les traverses de chemin de fer et les clôtures.
BRanT.—Environ vingt-cinq par cent sont encore en érable, hêtre, orme, chêne, pin, cèdre, bois blanc, épinette rouge et noyer.
WATERLOO.— Environ vingt-quatre par cent de la superficie est encore couverte de pin, de chêne, de hêtre, d'érable, de cèdre, de frêne et de pruche.
GREx.— Environ trente-quatre par cent de la terre est encore couverte de bois, principalemeut de bois dur. On trouve très peu de pin et du cèdre seulement pour les clôtures.
Bruce.— Environ vingt-cinq par cent de la terre est couverte de bois. L’érable, le bois blane, l’orme, la pruche, le cèdre, le frêne et le merisier sont les bois qu'on trouve en plus grande quantité ; il y a aussi quelques pins. Ù
Hurox.—Environ vingt-cinq par cent de la terre de ce comté est en bois, durs et mous.
Perra.— Environ vingt et un par cent de la terre est couverte de bois consistant en hêtre, orme, érable, bois blanc, frêne blanc et noir, pin, pruche, cèdre, merisier et épinette rouge.
OxrorD.—Dix-sept par cent de la terre de ce comté est en pin, cèdre, hêtre, éra ble, orme, frêne, bois blanc et chêne.
ELGix.— Trente par cent de la superficie de ce comté est couverte .de tous les bois indigènes excepté le cèdre.
Mippzesex.—Trente-cinq acres par cent dans ce comté sont en bois durs ; on trouve aussi quelques pins.
Kexr.—Trente-sept par cent de la superficie de ce comté est en chêne, frêne noir et blanc, noyer, érable, cerisier et sycomore, quelques noyers noirs et quelques tulipiers.
Essex.— Les deux tiers de ce comté sont encore en bois, consistant principalement en bois blanc, chêne, frêne, orme, noyer, sycomore et autre bois.
WELLINGTON.— Environ quinze acres sur cent sont en hêtre, érable, orme, pruche,
bois blanc, frêne et baumier.
“Ti D'après M. Ward, Ontario fournit 4,474,000 morceaux équivalant 2,600,000 billots de pin de première qualité, de 200 pieds chacun produisant 520,000,000 de pieds de bois ; 6,790,090 pieds cubes de pin blanc et rouge ou 81,000,000 pieds ; bois de dimension, 23,000,000 pieds ; bois dur, cèdre, etc., valant 5,000,000 pieds, et payant au Gouvernement Provincial pour droits, $501,000, et pour rentes de terre, $46,000.
PROVINCE DE QUEBEC. - Exportations 1881 1882 À 1883 Produits bruts des fonte $12,785,223 $9,280,238 $11,050,002 Produits manufacturés des forêts... D 476,327 424,519 404,581
Les limites à bois de Québec comprennent cette partie de la Province située à l’est de la Rivière Ottawa ; le distriet du Saint-Maurice, rivière qui, avec ses tributaires fait le drainage d’une superficie de 22,000 milles, riches en pin, épinette, merisier, érable et orme ; le Saguenay a une snperficie de 21,000 milles carrés et produit du pin, de l'épinette, du merisier et de l’épinette rouge ; et la péninsule de Gaspé. On fait aussi un grand commerce de bois sur les rivières situées au nord du St. Laurent. La grande forêt du Canada par excellence dit l'Honorable M. Joly couvre au delà de cent mille acres, et les tableaux d'exportation font voir le montant de ses productions. La Province de Québec en particulier est g'andement favorisée par le nombre de ses ruisseaux et de ses lacs, dont plusieurs-sont utiles aux marchands de bois qui construisent des écluses aux embouchures de ces cours d’eau, créant ainsi de vastes réservoirs qu’ils emploient quand les ruisseaux deviennent bas, ce qui les rend capables de descendre leurs billots la première année tandis que sans ces moyens artificiels ils ne pourraient pas atteindre leur destination avant deux ou trois ans. En adoptant ces moyens, les limites éloignées ont presque autant de valeur que celles qui sont situées sur les rivières principales. La même destruction des forêts de la Province de Québec à prévalu pendant plusieurs années comme dans la Province
nero et sur ce sujet l’'Honorable M. Joly, dans son précieux article sur les forêts, dit :
Je ne crains pas tant à l'égard du manque de bois pour les besoins du pays, que le danger que court notre grand commerce à l'étranger. Nous avons encore une grande quantité de bois sur les terres de la Couronne, et notre peuple, commençant à apprécier la valeur du bois qui croît sur ses fermes a, en général, cessé de je regarder comme un embarras dont il devait à tout prix se débarrasser. Mais il n’en à pas toujours été ainsi et il n’en est pas de même partout, même à présent. Dès l’année 1696, la destruction des forêts attira l'attention des gouverneurs français du Canada. Rien cependant ne fut fait par eux et peu a été fait depuis.
Le résultat nous jette un reproche à la figure, spécialement dans la Province de Québec, la plus ancienne de la Puissance. Les vieux établissements sont péniblement dépouillés de leurs arbres ; vous marchez quelquefois des milles sans rencontrer un arbre qui vaut la peine d’être regardé, et l'étranger qui passe se croit dans un pays plus dénué d’arbres que les plus vieux pays de l’Europe. Il y a une grande étendue de terre très propre à l’agriculture au sud de Montréal, ou la rareté du bois, qui est un sujet de vie on de mort dans notre pays, a obligé plus d’un cultivateur à sacrifier une belle ferme et à laisser le pays ; il y a plusieurs endroits dans la Province à peu près semblables et malheureusement le procédé de destruction continue dans plus d’un endroit. D’après M. Ward, Québec a sous licence 48,500 mille carrés, produisant 2,500,000 billots de pin valant 386,000,000 pieds de planche et 1,308,000 billots d’épinette, produisant 106,000,000 pieds de planches ; 3,110,000 pieds cubes de pin blanc et rouge, valant 37,320,000 pieds de planche ; 51,000 pieds cubes de bois dur, ou 611,000 pieds de planche : 143,000 traverses de chemins de fer de 32 pieds chacune faisant 4,576,000 pieds de planche ; 4,500,000 pieds de cèdre ; 5,760,000 pieds de planche d'épinette et de pin; 175,000 pieds de planche d'épinette rouge ; 34,000 pieds de pruche ; 5,000,000 de pieds de bois de corde, faisant en tout 549. 976,000 pieds et donnant à la Province un revenu de 668,596.
Je dois à M. Chapais la liste suivante des arbres appartenant à cette Province et dont les bois sont employés dans les manufactures : le bouleau. rouge, le bouleau à canot, le bouleau blanc, le merisier rouge et le bouleau noir ; le noyer, le noyer tendre, la noix blanche, le charme ; le chêne rouge, le chêne blanc et le chêne jaune ; le bois dur ; 5 la petite épinette, l’épinette jaune et l’épinette blanche ; l'érable blanche, l’érable à sucre, le bois barre ; le frène noir, le frêne rouge et le frêne blanc ; ; le hétre ; l’'épinette rouge ; le noyer tendre ; le peuplier, le baumier, le liard, le tremble ; le pin gris, le pin jaune, le pin résineux : le platane de Virginie ; la pruche : le sapin blanc ; le saule blanc, le saule jaune ; le cormier ; le cèdre blanc : le bois blanc.
Afin de donner le moyen de distinguer les arbres ci- -dessous, une liste énumérant les noms français, anglais et botaniques de chacun d'eux est ajoutée :
ASDARTAGRE. TE REA Frêne Noir... Fraxinus Sambucipolia HISITOMERES PRÉRROSS RP NORME Hrôné Rouge, nr Fraxinus Pubesans.......…. BAR hite 2er... Frèéne, Blanc, 2er eue Fraxinus Americana......… OU ter mr aucoes PAPOTS PDIATIOe Prec pie Tilia Americana....... CLS ARR Re ie es RAC Rens 2e NM AE Fagus Ferruginea...:..... PATCH RIRE. 2. n.e Merisier, Rouge.…....:......…… Betula Occidentalis....…. AO CAT, Bouleau à canot... .......... Betula Papyracea...
LT PRIS RARES BotteaiL NOT Rescue Betula Lenta.............….. MCE HILe. 4 eue. Bouleau, Rouge.............… Pete AIDANEE. de D TOO. nt rossces Bouléau, DIanc.. 7... Betula Lutea...
BOLÉPÉTU Lester tree de NOV AEENUTE Re 2, eue dre Juglans Cinerea....
PACA VW IL... en nntess CÉERDIANC. ME ere Thuya Occidentalis, .
Chorrv Blacks... MED ... e Prunus Scrotina.. se DAC TTéG un rare Bonduc,.Chicot:.-..."..... Gymmocladus Canadensis… Elm, Red or Slippery......…. Crmes Rouge. Mere Ulmus Fulva.… 4 ET Ne. 0... Urme-Blanc.. nr Ulmus Americana. .… ne ere Sapi, Blanc. METRE Abus Balsamea...
RO en eparnse se D'ÉRNE TO AE 2 VAT Fsuga Canadensis..
Hickory, Swainpor Bitter...|Noyer, Dur... Lt... Sims |OATYA AMMATA CREER Hickorey, Shell-bark ee N oyer, L'ENOPORRE NUM Carya Alba. CES Hickory, Whiteheart.…......…. Noix, Blanches Carya Lomentosa. ..... po Hickory, Pignut.........…....…. Noyer, Brun Per, ren Carya Forina..... ne. ; Hornbeang.::..s.tiut. 0. Charmes. RER UE Carpinus Carolinéana...... PORN OO Le nt Asie ete Bois Dur: BoPMEer Ostria Virginica 400 Pérche(lamarac rss. Epinette, Rouge. + 1LAEIX Americans: 4 ONE Maple, Red... M eo Blaine...".... ST en AcerDrunmonde "#2 : Maple, Roch or Sugar... Erable à sucre... Acer Saecharinum. ,.. ... . Maple, Striped................. Bois Barre... Her re Acer Streatum 2. 00004 Maple, White.................… Erable, Blanche Acer Dasycarpum 32 Mountain eAsh.irssee m0 HANCOFIAIGE. 0 2,5. . RC PAT Pirus Americans = 10068 Oak}Ohestnut:...:.,:....111. Chêne, Jaune 497002 QuercustPrinus ets CARO. Chêne, Rouge RENTE Quérous Rubans :
Dal M bites. ER Chêne, Blanc ÉRC he PPRUEE (Quercus Alba PT Pine, Red or Moravay.....…. Pin/SRésineux er 0 Pinus Resinosa. 1000 é Pine Smu0 2.5. Pin, GTI: AN eee Pinus Bank$SIAna ts Pine AMWHItE.s2 nets Pin:éJaune..:. mere Pinus Sous RS # Planete... certe Platane de Virginie... .… :|Platanus Occidentalis. .. …. POHALAASDEN. 7.00 Trembles serres Populus Tremuloides...... Poplar (Palsar...7est Baumier es OT Th Une Populus Balsamifera..... ? Poplar, Cotton wook .….....…. Liard... ds 280 M OR EN Populus Monilifera........ Poplar, Large-toolhed.......…. Peupliér:.. ee Populus Grandidentata.... SOLUCONDiAL KR... 4100 Epinette, Jaune............ 1 | PICEAUNIDTA. PE RERNEES : Spruce, White... 1x: RÉRERE Petite Epinette..........1.… Picea AIÏba + CRE Wiilow, White..…....:...:...1 Saule 3. re Salix Cordata 0 Willow, Yellow.....is.......: Saule Jaune.......:, Salix\Nigra.’.725242%08 UE
Il y a plusieurs autres arbres, mais n'étant pas indigènes, leurs noms ne sont pas donnés ici, tels que le peuplier de Lombardie (Populus Pyramidalis), l’acacia (Robinia Pseudo Acacia), et quelques autres. Le peuplier de Lombardie semble avoir été un des arbres qu’on plantait le plus souvent quand les premières missions furent éta-
blies. On le trouve particulièrement près des églises et des vieilles demeures seigneuriales. ; PROVINCE DE LA NOUVELLE-ECOSSE.
Exportations. 1881 1882 1883 Produits bruts des forêts... PT . #1,325,280 $1,987,941 $1,650,811 Produits manufacturés des forêts... 107,163 105,441 186,268
(RAPPORT DE M. W. A. HENDRY, DÉPUTÉ-COMMISSAIRE DES TERRES DE LA COURONNE.)
Cette province est si bien adaptée à la croissance du bois qu'avec un judicieux système de couper les arbres, c-à-d. ne pas les couper avant qu'ils aient atteint une certaine grosseur, les forêts continueront à suppléer aux besoins de plusieurs générations si elles sont préservées des feux. Chaque partie des parties inoccupées serait maintenant couverte d’un boïs épais si ce n’était de la destruction du sol et des forêts par les feux qui ravagent le pays chaque saison. Les forêts améliorent graduellement un sol, la hache, il est vrai, fait de tristes ravages, mais les feux sont terribles.
Les arbres de la Nouvelle-Ecosse peuvent être décrits comme suit :
EpriNetTE RouGE.— Nom aborigène Hackmatack- Ce pin est le plus fort et le plus durable de toutes les espèces que nous ayons. Pour la construction des vaisseaux, il est supériéur au chêne même ; dans les vieux vaisseaux ce bois a été trouvé parfaitement sam quand le chêne blanc était complètement pourri. Ce bois est généralement employé dans toutes les parties de la Province pour les gournables et les courbes et est, en vérité, exporté en grande quantité sous ces formes aux Etats-Unis.
Il croit généralement sur un sol pauvre, dans des maraïs couverts de mousse et des endroits stériles, dans toute la Province. On le reproduit facilement par la graine ; il croit rapidement, mais atteint rarement dix-huit pouces de diamètre.
A cause cle ses qualités précieuses, l’épinette rouge mérite d'être beaucoup cultivée ; dans chaque comté de la Province il y a des mille acres de terre stérile et marécageuse qui pourraient être couverts de ces arbres ou d’épinette rouge européenne, qui à à peu près la même valeur sous le rapport de ses qualités, mais croît plus rapidement.
PIN Braxc.—Cet arbre est si précieux qu’il est difficile de concevoir comment ïl pourrait être remplacé si nos forêts de pin venaient à s’épuiser. En empêchant les feux par des soins ordinaires, on peut dire que cela n'arrivera jamais, car cet arbre pousse sur toutes espèces de sol et un approvisionnement est certain si les jeunes arbres sont protégés, car ils croissent rapidement. Les marchands de bois intelligents considèrent qu’une forêt de pin se renouvelle d'elle-même tous les vingt ans. C’est le plus grand de tous les arbres qui croissent dans nos forêts ; il s'élève en une colonne droite de soixante à soixante-dix pieds de hauteur et à vingt à trente pouces de diamètre à cinq pieds de la terre. Nous considérons que des arbres de ces dimensions sont de gros pins. Dans les Etats voisins et plus à l'Ouest en Canada, sa hauteur est beaucoup plus grande, ayant quelquefois deux cents pieds sans branches et cinq à six pieds de diamètre. Les gros pins de la Nouvelle-Ecosse ont généralement des nœuds et des fissures, probablement à cause des grands vents qui font pencher les arbres de côté et d'autre, ces arbres étant généralement le long des lacs sont plus exposés à l’action du vent.
Pix JAUNE, Dur où pe NorvÈèGEe.—Je suis informé que ce pin n’est pas le vrai pin de Norvège, mais la description y ressemble beaucoup. C’est un arbre qui croît rapidement et à un grand tronc ; l'écorce est en grandes écailles d’une couleur rougeâtre et n’a pas de lichens. On le trouve sur les terres stériles de tous les comtés de la Province et est grandement estimé, particulièrement pour les ponts de bâtiments, les mâts et les pompes et est réellement considéré comme étant peu inférieur au vrai pin de Norvège. Il y avait autrefois de très-grands arbres de ces espèces, mais il serait maintenant difficile d'en trouver un mesurant plus de 18 pouces de diamètre à cinq pieds de la terre et de quarante pieds sans branches.
Sur les plaines sablonneuses d’Aylestord et de Wilmot, il y a de beaux bocages de ces arbres. Les feuilles ont deux, cinq et six pouces de longueur et forment de grosses touffes au bout des petites branches. Les jeunes arbres ont une très-belle forme ; les splendides touffes de feuillage vert foncé contrastent admirablement bien avec le vert plus pâle des autres arbres.
Prucus.—Nous avons deux espèces de pruche, la rouge et la blanche. La blanche fait la meilleure qualité de planches et est comparativement sans nœuds ni fissures, mais la rouge a beaucoup de nœuds. Elle ressemble en quelque sorte au pin blanc, le tronc diminue très-peu jusqu’à ce qu’il atteigne les branches, ordmairement à quarante ou quarante-cinq pieds de la terre. Le bois est employé pour la charpente des maisons, pour les madriers et les planches, pour la boiserie et les planchers . grossiers, il est aussi employé pour faire de la latte et pour différentes autres choses. Tous les quais d'Halifax sont faits de ce bois. Pour différents ouvrages, la planche de pruche blanche est considérée égale à celle de pin blanc, le bardeau de pruche vaut celui de cèdre. Elle croit sur un sol de meilleure qualité que celui sur lequel croît le pin blanc, quelque fois sur un sol argileux, qui est très-bon, Le tronc de la pruche est couvert d’une écorce grise- rougeâtre, en quelque sorte raboteuse et a de longues rainures quand elle devient vieille. L'écorce contient une grande quantité de tanin uni à une matière qui colore, qui fait qu'on ne peut s’en servir pour les meilleures espèces de cuir. Par un simple procédé la matière qui colore peut être enlevée et alors le cuir est tout-à-fait semblabie à celui qui est préparé avec l’écoree de chêne.
La belle apparence du feuillage est grandement et justement admirée. Dans le commencement de l’été chaque petite branche est terminée par une touffe de feuil-
les d’un vert jaunâtre, surmontée par le vert plus foncé de l'année précédente ; l’effet est un objet de beauté difficile à surpasser. Ces années dernières, cet arbre est devenu un arbre d'ornement pour les pelouses et est très admiré en Angleterre.
Pix De LA MonraGne.— Cet arbre est seulement trouvé sur les sommets des côtes ; ces feuilles n’ont pas plus de la moitié de la longueur de celles du pin blanc. II diffère des autres pins de plusieurs manières, il est court et rabougri, les cônes qui contiennent les graines sont presqu'aussi durs que des os et ne parviennent à maturité que la troisième année. Il est trop rabougr1i pour être d'aucune valeur.
SAPIN ARGENTÉ.— Cet arbre n’est pas grand, atteignant rarement plus de quinze pouces de diamètre ; il est droit et forme un cône avec ses branches. Il diffère légèrement du sapin argenté d'Europe et est communément connu dans cette Province sous le nom de sapin. Ce n’est pas un bois de valeur, mais est beaucoup employé pour les tinettes à beurre, les seaux, etc. Le bois est léger et ne donne aucun goût désagréable au beurre. Cet arbre ne craint pas les rigueurs du climat, se transplante facilement, croît rapidement et avec beaucoup de vigueur-$a belle écorce verte et son feuillage vert foncé—en forme de pyramide-—les grands cônes droits dont les branches supérieures sont souvent chargées le rendent un des plus beaux des arbres toujours verts. Il vit très-peu d'années, devient raide et raboteux en apparence quand il devient vieux; c’est son grand défaut. La gomme se forme en tubercuies dans l'écorce. Elle est ramassée en grandes quantités et vendue dans toutes les pharmacies sous le nom de Beaume du Canada ou Baume de Gilcad. Elle est aussi employée pour veruir à l’intérieur des maisons. F
EPINETTE JAUNE.— Nous avons deux sortes d’épinette__ la jaune et la blanche, ou, comme on les appelle quelquefois, la double et la simple. ŒÆElle diffère du sapin et de la pruche dans l’apparence de l'écorce, des feuilles et des cônes. Le tronc de l’épinette est parfaitement droit et diminue régulièrement de la terre au sommet et a souvent 70 à 80 pieds de hauteur ; l'écorce est quelque peu unie et couverte de petites écailles ; les branches sont en groupes de six ou huit et quand l’arbre devient vieux les écailles deviennent plus rondes. Ce n’est pas un arbre d'ornement, mais le bois est de valeur et d’un usage général. Cette Province semble particulièrement favorable à la production de l’épinette. Le bois est léger et fort, croît rapidement, devient gros et est de grande valeur pour tous les ouvrages où le pin doit être employé, telles que pour la construction des maisons et des vaisseau,, pour le bardéau, les lattes et les douves. On en fait aussi des madriers qu'on exporte. C'est le seul bois employé ici pour les plancher et je crois qu’il est grandement employé partout pour cet usage.
Hêrre.— Cet arbre est très-commun et forme l’approvisionnement principal de.
bois de chauffage. L'espèce de terre appelée terre à bois dur est presque toujours couverte de hêtre et d'une petite quantité de merisier et d'érable. Les fleurs sont belles et en têtes à peu près rondes; chaque fleur à la forme d’une cloche et le bord est divisé en six segments. Le fruit se forme sur une tige poilue et est appelée faîne. C’est une noix riche, huileuse et il y a une différence considérable dans la saveur et la qualité du fruit de celui de différents autres arbres. Le hêtre croît rapidement et ne vit pas vieux comparé au merisier et au frêne. Le peuple de la campagne parle du hêtre blanc et du hêtre rouge comme du merisier rouge et du merisier blanc ; mais 1l n’y à qu’une espèce de hêtre dans la Province. La différence dans l’apparence du bois qui a fait donner ces noms, est causé par la croissance plus ou moins rapide du bois. Le hêtre blanc est plus dur. et dure plus longtemps que le rouge qui est cassant. On emploie le hêtre pour faire les chaises et pour tourner et on le préfère à tout autre bois pour les fûts de rabot, les montants de scie, &c. Le hêtre blanc est toujours préféré étant plus uni et moins sujet à gauchir que lerouge. Dans la forêt, le hêtre atteint une hauteur de soixante à soixante-dix pieds et un diamètre de vingt pouces près de la terre; mais en plem champ, c’est un arbre bas dont les branches s'étendent. Pour donner de l’ombre il n’a pas d’égal; les feuilles ne sont pas sujettes aux attaques des insectes et restent sur les branches plus longtemps que sur aucun autre arbre. Il mérite l'attention de ceux qui cultivent les arbres d’ornement. Une autre particularité, c’est que personne n’a jamais vu un hêtre frappé par la foudre. Les haies de hêtre sont très-belles et il est surpenant que dans un
Le
pays où on voit des jeunes hêtres prendre possession des vieux pâturages, personne fasse un effort pour faire croître des haies de hêtre. Une haie de hêtre croîtrait dans la moitié du temps que prend une haie d'épine, présente une bien plus belle apparence, et est en tous points aussi utile et même meilleur comme abri.
EragLe À Sucre.— Cet arbre se distingue facilement des autres érables par la rondeur des coches entre les lobes des feuilles et l'apparence de l'écorce. Le bois est dur et serré. IL est appelé érable à sucre à cause de la sève ou jus qui en découle. Le bois de cet arbre est très-fréquemment ondulé, la contexture courte en petites ondulations, devient quelquefois ce qui est appelé œil d'oiseau, et est ainsi appelé d’après la contorsion des fibres à des intervalles irréguliers, donnant l'apparence d’une projection à peu près ronde, ressemblant un peu à un œii d'oiseau. Toutes les variétés de ce bois sont employées dans les manufactures pour les meubles, les pianos, les garde-manger, les couchettes, les pupitres, les cadres etc. Il est préféré à tout autre bois pour la fabrication des formes à chaussures et est largement exporté à Boston et dans les viiles avoisinantes pour cette fin. Il est préféré pour les quilles de vaisseau à cause de la compacité et de la cohésion de ses fibres. Comme bois de chauffage, l’érable tient la première place dans cette Province; la cendre contient beaucoup d’alcali, et le meilleur charbon de bois est fait de ce bois. Michaux dit que le bois de cet arbre peut être facilement distingué de celui de l’érable rouge ou écarlate en jetant dessus quelques gouttes de sulfate de fer. Ce bois devient verdâtre ; celui de l’érable rouge devient bleu foncé. L'eau qui contient le sucre coulera des arbres s'ils sont incisés après le mois de Décembre par une journée chaude. Elle cesse de couler vers le milieu d'avril quand le temps devient assez chaud pour faire sortir les bourgeons des arbres et détacher l’écorce. La saison du sucre est en mars. L'eau coule seulement les journées chaudes qui ontété précédées par des nuits de gelée. La première eau qui coule est toujours la meilleure; elle contient alors une livre de sucre par quatre gallons d'eau. La dernière n'est généralement bonne que pour faire du sirop. La même quantité d’eau provenant d’une érable exposée au soleil donnera plus de sucre. Les arbres doivent être incisés avec un ciseau ou une tarière, et non avec une hache, comme il arrive trop communément. Dans une bonne saison des arbres de bonne grosseur donnent de deux à trois livres chacun. ;
EraABLe Rouce ou Ecarcare.- Cet arbre croît sur presque toutes sortes de sol et grandit bien près de l’eau. II est couvert de fleurs rouges de bonne heure le printemps avant que les feuilles apparaissent et les feuilles deviennent rouges à l’approche de l'automne. Ii est plus dur que l’érable mou de New-York, mais est beaucoup intérieur pour le bois de construction, car les fibres tordent beaucoup. Il est quelquefois employé par les fabricants de chaises pour tourner, mais ils préfèrent généralement le bouleau blanc ; il fait du bon bois de chauffage quand il est sec, mais trèsmédiocre quand il est vert.
. ERABLE= Bois D'ÉLan.- Cet arbre est petit, atteint rarement plus de quatre pour ces de diamètre. Je ne sais pas qu’il soit employé pour autre chose que pour les piquets de clôtures. Il pousse très-vite et le bois est très-mou et cassant. Ses petites branches sont la principale nourriture que l’élan puisse trouver en hiver, car il ne pousse pas souvent sur les terres stériles. Il y en a beaucoup près des ruisseaux.
ERABLE NaIN.— Cet arbre n'atteint pas la moitié de la grosseur des dernières espèces mentionnées. (C’est un buisson très-nuisible sur la terre nouvellement défrichée, car il croît très-vite et n’est pas facilement détruit.
Merisier RouGE ou JAUNE.— Quand cet arbre est jeune l'écorce est jaune, mais quand le bois mûrit elle devient foncée et l'arbre est alors connu sous le nom de Merisier Rouge.” C’est un grand arbre qui a fréquemment trois pieds de diamètre, mais prend un temps considérable pour parvenir à sa grosseur; un arbre de trois pieds de diamètre prendrait certainement deux cents ans. Il est beaucoup employé pour la construction des vaisseaux et n’est pas sujet à être attaqué par le perce-bois. Il est largement exporté et beaucoup employé par les ébénistes et les tourneurs. Il est sujet à gauchir, mais quand il est bien préparé c’est un beau bois pour l’ébénisterie. Les jeunes arbres poussent en petits bois épais et sont généralement employés pour faire des cercles de barils, qui est une branche d'industrie de ce pays. Les
roues et la charpente des charrettes et des wagons sont faits de ce bois. Le frêne et ie chêne seraient supérieurs au merisier pour différents ouvrages, mais ce bois n’est pas en abondance et est conséquemment plus cher. Le merisier rouge croît sur la bonne terre et on dit qu’il enrichit la terre sur lequel il pousse. L'’écorce est souvent employée pour taner le cuir, mais est inférieur à celle de la pruche ou du chêne.
BouLeau À Canor.— Cet arbre a très-peu de valeur. Le tronc blanc est très-joli parmi d’autres arbres dont les troncs sont foncés. L'écorce extérieure est de grande raleur pour les sauvages. Ils font leurs canots de cette écorce cousue sur une légère charpente faite de lattes. Ils font aussi de beaux paniers, des boîtes, des fonds de chaises etc., qu'ils ornent de poils de porc-épic teints de différentes couleurs.
ORME BLANC OÙ AMÉRICAIN.—I1 n'y a qu’une espèce d’orme dans cette Province et on le trouve seulement sur les meilleurs sols, c.-à-d. dans les vallées des rivières ou des ruisseaux, ou sur les terres basses dont le sol est riche. Cet arbre est maintenant rare, ayant été jusqu'ici très-recherché pour la construction des vaisseaux, ete. On le transplante facilement ; il croît rapidement et devient très gros. L'’orme américain- prend différentes formes et toutes sont très belles. On peut voir de très-beaux spécimens près de Windsor, à Kentville et sur plusieurs des rivières à l’est d’Halifax et sur les rivières Marguerite et Mabou dans le Cap Breton. Cet arbre atteint de trois à cinq pieds de diamètre et soixante-dix à quatre-vingts-dix pieds de hauteur. Le bois est ferme et solide et est beaucoup estimé pour la construction des bateaux et pour d'autres ouvrages. L'écorce est dure et forte et a été jusqu'ici employée pour faire des amarres et des fonds de chaises. Il fait du bon bois de chauffage et la cendre contient 300 par cent plus de potasee qu'aucun des bois durs de cette Provinee.
__ PorRiER SaUvAGE.C’est une sorte de néflier, (mespilus); il a rarement plus de six pouces de diamètre. Ii eroit plus communément sur les terres stériles près de l'eau. Cet arbre fleurit beaucoup et porte de très-bons fruits de la grosseur des cerises. Le bois est très-dur et uni; on l’emploie quelquefois pour faire des-manches de hache.
CHarMe.=—Cet arbre croît seulement sur la bonne terre ; il est petit et atteint rarement plus de 8 ou 10 pouces de diamêtre. C’est le bois le plus dur et le plus fort que nous ayons. Il est plus pesant que l’eau et cale dans un cours d’eau rapide. On le distingue facilement du charme anglais ; on en fait des leviers, des dents de râteau, des alluchons, des jantes de roue, des solives d’enchevêtrure, des manches de hache, etc. |
CHÊNe Rou&z.Je n'ai vu qu'une espèce de cet arbre ; il ressemble au chêne. rouge des Etats, mais est plus dur et plus fort. Il croît surtout sur la terre pauvre ; le merileur que j'aie vu était dans des vallées sablonneuses. Il est employé pour les mariers, les douves, pour les barils à poissons et à lard, les roues de charrette, ete. On le trouve dans presque toutes les parties de La Province, mais celui qui est assez gros pour être employé n’est que dans le district de l’est. Le chène rouge est de peu de valeur comme bois de chauffage ; l'écorce n’a presque pas de valeur pour les tanneurs. C'est cependant un bel aïbre qui croît rapidement et fleurit partout, mais devient plus gros sur un sol pauvre et sablonneux.
FRÈNE BLanc. Cet arbre devient très-grand ; son bois est très-fort et très-utile, excepté quand il pousse dans les marais ; il est alors mou et cassant. IL croit géné: ralement sur les terres riches et près des ruisseaux ; il est léger et facile à fendre. C’est Le bois le plus employé pour faire des manches d'outils, des charrues, des roues de voiture, ete. Quand il est vert, c'est le meilleur bois de chauffage que nous ayons.
FRÈNE Norr.—Cet arbre croît seulement dans les savanes qui, quoique riches ont souvent besoin d'être asséchées pour y faire pousser l'herbe. Les barils à farine du Canada sont faits de ce bois, mais je n'ai jamais vu une grande quantité de ce bois de grosseur suflisante pour faire des douves dans cettre Province. On s’en sert iei pour faire des paniers. Pour le rendre propre à cet usage on le bat avec un maillet, ce qui sépare les fibres. Il fait du mauvais bois de chauffage quand ilest vert. C’est le plus élancé de tous les arbres de grande importance, atteignant souvent une hauteur de soixante pieds et pas plus de 6 à 8 pouces de diamêtre. Quand il est planté en
plein champ dans de la bonne terre, ses branches s'étendent et forment une large cime. »
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CeriieR Norr.—Cet arbre est très-rare excepté dans les vallées ; il n’est pas aussi grand dans cette Province que dans le sud des Etats-Unis, où on s’en sert souvent pour faire des tables, car il a à peu près la couleur de l’acajou. Dans la Nouvelle- Ecosse il a rarement plus de dix pouces de diamètre. Le fruit est petit et forme une grosse grappe ; 1l est assez bon à manger quand il est mûr, et est très-bon pour mettre dans les liqueurs. *
.… Cerister Roue. Cet arbre atteint rarement plus de dix pouces ; il pousse ordinairement sur un terrain sec et rocailleux après un feu. Le fruit est petit et trèsacide.
CERIsIER SaUvAGE.__C’est seulement un buisson, ayant rarement plus de deux pouces de diamètre ; on le trouve souvent dans les vallées, sur le bord des ruisseaux, sur les terres riches et humides. [la de longues branches couvertes de fruits, un peu plus gros que ceux des autres espèces, mais est à peine mangeable ayant un goût très-désagréable.
TREMBLE ET PeuPrier BLANc.__Ces arbres différent peu l’un de l’autre ; ils pous- -sent toujours sur la terre qui n’a pas été brûlée. Ils sont grands mais ont rarement plus de 16 pouces de diamètre. Le bois est doux et léger et est employé pour faire des plateaux. On en fait quelquefois de la planche ; il est poreux, très difficile à scier et de peu de valeur. Il fait un pauvre bois de chauffage, cependant il est trèsbon pour le charbon de bois. Un procédé a été récemment introduit dans cette Province pour manufacturer le papier avec le tremble et le saule. Si cette entreprise réussit elle fera prendre de la valeur à un arbre inutile mais qu'on trouve en abondance.
CORMIER.—Cet arbre est petit, ararement six pouces de diamètre. Il croît trèsfréquemment sur un sol pauvre. L'écorce de cet arbre a un goût très rapproché de celle du cerisier. C’est la nourriture favorite du castor, et je crois que c’est là que se reproduit l’insecte “ Aphis ” qui détruit tant de pornmiers près d'Halifax en couvrant leurs branches de petits nids qui ressemblent à des poux. J'ai souvent vu l’écorce de cet arbre couverte de ces nids à vingt milles des habitations.