‹ Puissance du CanadaChapitre 8 sur 27 · PROVINCE DU NOUVEAU-BRUNSWICK · texte numérisé non relu

PROVINCE DU NOUVEAU-BRUNSWICK

Exportations. 1881 1882 1883 OUI DUT CNRC EE URL EURE $4,068,241 94,724,422 | $4,408,203 Produits manufacturés de la forêt..............…… 114,581 389,947 389,947

On énumère les principales limites du bois comme étant situées dans les comtés de Ristigouche, Gloucester, Madawaska, Northumberland, Victoria, Carleton, York, Sunbury, Kent et une partie de ceux de Westmoreland et de Queen. A l’état naturel, la surface entière de cette province, à part quelques rares exceptions, est couverte de bois. On ne trouve nulle part de plus belle épinette jaune et d’une meilleure qualité ; elle seule forme la troisième partie du commerce de bois, lequel est si étendu dans cette province. L'épinette rouge est trèsabondante dans le Nord-est du Nouveau-Brunswick. Elle est très forte et très durable. Les vaisseaux de cette province, construits avec ce bois, ont acquis, par tout le monde, beaucoup de célébrité à cause de leur vitesse et de leur durée. Partout dans le Nouveau-Brunswick abondent le bouleau, le hêtre. l’érable, l’orme et le cèdre. A St. Jean, à Miramichi, à Saint André, à Bathurst et à Dalhousie où on construit une grande quantité de vaisseaux ; ces bois sont très recherchés. Le bouleau est si abondant qu’il forme souvent des forêts entières ; il croît particulièrement dans les terrains humides et obliques. Le meilleur bois de chauffage est celui produit par l’érable et ses cendres sont très riches comme pincipes alcalins. Le charbon provenant de l’érable est supérieur à tout autre et est un cinquième plus pesant que celui venant de la même espèce de bois dans les états du sud. Cet arbre n’atteint parfaitement ses propriétés caractéristiques que dans les climats du Nord.

L'orme rouge et l’orme blane, mais plus spécialement ce dernier, sont aussi trèsabondants ; ce dernier se plaît dans les terrains humides et bas, tandis que l’orme rouge, au contraire, demande un terrrain sec et élevé. L'épinette blanche abonde aussi, mais son bois est d’une qualité inférieure. Des nœuds et des incisions de cet arbre, il sort une sorte de résine appelée gomme dont on se sert pour empêcher l’eau de passer par les fentes des seaux et des petites embarcations. Le sapin argenté se trouve partout dans le Nouveau-Brunswick. Bientôt il sera préféré au pin banc qui diminue considérablement.

Comme partout ailleurs, le pin blanc devient de plus en plus rare. Cependant, on en exporte encore beaucoup dans le Nouveau-Brunswick, non-seulement pour les mâts, les planches, les lattes et le bardeau, mais aussi pour les boites, les quarts, les seaux et les cuves. Ce bois a partout été coupé, excepté sur les ruisseaux quise dirigent vers le Maine. La pruche, d'importance secondaire, forme, en grande partie, les forêts de cette province. On en envoie une grande quantité en Angleterre, sous forme de lattes.

Les terrains d’alluvion sont bien pourvus de noyer tendre dont on fait une grande quantité de meubles. On en exporte encore que très peu. : Il y a ici deux espèces de frêne (le blanc et le noir) partout abondants. Il en existe une grande varieté; cela est dû à la différence du sol sur lequel on le trouve. Toutes ces variétés sont réduites à l’une ou à l’autre sorte dont on vient de parler. On en fait des douves et des planches. Le fiêne noir est plus petit que le frêne blanc et n’a pas, non plus, sa valeur. On s’en sert pour fabriquer des paniers. Le cèdre est tellement abondant dans le Nouveau-Brunswick que la lumière perce à peine son épais feuillage. On l’exporte surtout pour les traverses des chemins de fer. . Le chêne, dont il y a trois espèces, (le blane, le rouge et le gris) abonde dans l’intérieur. On en exporte aussi une bonne quantité. Le bois blanc, peu estimé dans le commerce, atteint de grandes dimensions dans le Nouveau-Brunswick et il est en grande quantité dans le Nord de la Province.

Il y a trois espèces de peupliers dans cet province ; le peuplier odoriférant, le tremble américain, et le peuplier commun. On se sert de ce dernier dans les scieries ; cependant il en est rarement demandé d'aucun de ces trois sortes.

On trouve le charme en grande quantité dans différentes parties de la Province - où le sol est profond et riche, il est dur et élastique.

Le cerisier sauvage, quoique commun, est très-peu employé.

Le saule abonde partout et a souvent de grandes proportions. On ne se sert pas de ce bois pour la mécanique.

Parlant du Nouveau-Brunswick, M. Ward dit ce qui suit: “On a coupé sur les terres du Gouvernement pour une valeur de 160,000,000 de pieds de toutes sortes, principalement l'épinette ; le pin, autrefois si en renom, est presque détruit. Je Rae qu’on peut estimer avec certitude qu'il y a une production de pas moins de 500,000,000 de pieds de bois, dont plus des trois-quarts sont éxportés; la balance servant de bois de chauffage. L'étendue du territoire est de 17,500,000 acres, dont dix millions sont concédés et loués, laissant encore vacantes sept millions et demi, et donnant à la provice $152,000 pour droits, rentes foncières, ete.

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