ILE DU PRINCE-ÉDOUARD
Exportations 1881 1882 RASE Produitsbrute delle foret . NOT 180 $ 20,098 $ 28,385 Produits manufacturés de la forêt... se 65,424 108,915 154,041
Cette province ne produit du bois que ce qu’il lui vent. pour sa consommation intérieure.
Voici la liste des arbres indigènes qui, tous, peuvent être trouvés dans les autres provinces. Il faut refnarquer que le cèdre blanc manque complètement dans cette
liste ; cet arbre n'étant pas indigène : Peuplier à feuille de bouleau, bouleau à canot, bouleau blanc, bouleau noir et bouleau rouge, charme, petite épinette, (blanche) épinette de Norwège, épinette jaune, érable des montagnes, érable à sucre, bois barré, plaine, frêne noir, blanc, rouge et vert, cèdre rouge, hêtre, épinette rouge, orme blanc, bois de fer, gros tremble, baume, peuplier blanc, tremble, pin jaune, cyprès, pin résineux, pruche, sapin, saule blanc, saule jaune.
PROVINCE DE MANITOBA er TERRITOIRES DU NORD-OUEST.
(Tiré, avec permission, des ouvrages du professeur MACOUN sur Manitoba et le Grand Nord-Ouest.)
Exportations 1881 1882 1883
Produits manufacturés de la forêt... 115.00 900.00 #1,580.00
L’attention des hommes sérieux se porte maintenant vers le Nord-Ouest. C’est pourquoi il est bon de recueillir sur ce sujet toutes les informations possibles.
Vers le lac des Bois, la rivière de la Pluie et ses tributaires et le long de la rivière Winnipeg, il y a des forêts immenses où on peut encore avoir de bon bois, mais si vastes qu’elles soient, on ne peut les appeler forêts de pins.
Assez souvent on y rencontre l’épinette rouge, l'épinette blanche, le pin gris, le pin de Norwège, le pin jaune et le cèdre blanc. Ils sont très-abondants le long du
Canadian Pacific Railway. Quand du bois de toutes espèces rapporte $20 par mille -le petit volume et les nœuds ne le feront pas condamner.
Les différentes espèces de pins se trouvent sur les sables près des marais, tandis que l’épinette rouge et l’épinette jaune croissent dans les savanes mêmes. Les scieries de la rivière à l’Aigle et du Portage-au-Rat manufacturent une grande quantité des matériaux employés sur le chemin de fer du Pacifique eb qu’on envoie jusqu’à l’ouest du Portage-la-Prairie. Il existe une étendue considérable de terrains couverts de pins sur les bords de la rivière Beren et jusqu'à mi-chemin sur la rive Est du lac Winnipeg, mais nous ne pouvons assurer si le pin est l'espèce dominante. Quoi qu'on puisse dire, il est certain qu’on ne peut trouver de pin sur le côté Est du .lac Winnipeg, et, à l’ouest, on ne voit que le cyprès. Onne peut tiouver de cèdre blanc ailleurs que sur les rives du lac au Cèdre. Voici la liste exacte des arbres des forêts du Nord.
L'Erinerre BLanoue (Abies Alba), peut être considérée comme étant l'arbre le plus important du Nord-Ouest. Vers le Nord, elle s'élève jusqu’à 100 pieds et a souvent un diamètre d'à peu près quatre pieds. Souvent on rencontre cmquante de ces arbres par acre, ayant en moyenne trente pouces de diamêtre. Elle croit le long des rivières, sur le côté des montagnes, ou sur les pentes obliques et mousseuses.
L’'Epinerre JAUNE (Abies nigra) est un arbre utile et se trouve au nord du 54ième degré de latitude. Il est impossible de trouver un seul de ces arbres ayant un pied de diamêtre, dans aucune partie de la Province d'Ontario ; mais au-delà du 54ième degré, on en trouve ayant près de trois pieds de diamètre au sud du Lae Vert. Il est probable qu'au nord du 57e les forêts ne sont formées que d'épinettes jaunes. Dans la province d’Ontario, elle aime les endroits bas, frais, tourbeux ; ailleurs, on ne la trouve que dans les terrains secs, mais mousseux.
PIN BANKsIAN (Pinus Banksiana).—Il a souvent été confondu avec le pin rouge ou de Norwège. Les Montagnes de Cyprès dérivent leur nom des bocages de Pinus contorta. , Partout où le sable est pur, on est certain de rencontrer le Pin Banksian. On en trouve à la Pointe-aux Pins, à l’ouest du Sault Ste. Marie, il a d'énormes proportions le long de la route Dawson, de la Baie du Tonnerre et au-delà du Portage-au Rat. Il abonde encore à l’est et à l’ouest de la rivière Saskatchewan.
Le cyprès, le pin à sucre, le pin noir ou pin tordu (Pinus contorta), croit abondamment à l'extrémité ouest de la montagne au Cyprès, mais à 3,500 pieds audessus du niveau de la mar, il disparaît complètement. C’est l'arbre le plus com-
mun de la Colombie Anglaise. Les deux dernières espèces ci-haut mentionnées ont rarement plus de dix-huit pouces de diamètre.
Le Baumier (Populus balsamifera), est très-utile: il remplace le tremble dans les régions où le sol est humide ou sujet aux inondations à certaines saisons de l’année. Il produit d'excellent bois. Il prend de telles proportions à certains endroits vers le nord qu’il a mérité d’être appelé le roi des forêts septentrionales. Souvent ici, il a de six à huit pieds de diamètre et on trouve des bosquets entiers de ces arbres atteignant une hauteur de soixante à cent pieds sans une seule branche à leur partie inférieure. C’est un fait curieux que cet arbre aime les terrains unis le long des rivières du Nord. Lorsque nous traversons les deltas des rivières Peace et Arthabaska, nous rencontrons alors le tremble ; les arbres de cette sorte sont plus gros vers le 6lième degré que partout ailleurs et on en voit de magnifiques forêts près de la rivière Mackenzie, au nord du cercle Artique et au Fort Bonne-Espérance.
Le Tremble (Populus tremuloides), peut être appelé l'arbre caractéristique des plaines. Partout où le sol est sec et pas trop sablonneux, on trouve le tremble. J'ai souvent passé par des bosquets de tremble n'ayant pas plus de vingt pieds de haut et pas plus gros qu’une canne ; de ià, dans d'immenses forêts d'arbres superbes s'élevant jusqu'aux nues. Chaque fois je remarquai que les forêts étaient dévastées par des feux annuels, et que les arbres persistaient à pousser de nouvelles tiges jusqu'à ce que les racines eussent perdu leur vitalité par la mort ou l'épuisement. On a souvent dit que les graines du tremble restaient dans la terre, mais ce n’est pas le cas. Il revêt encore la terre après les dévastations du feu, mais ces tiges viennent des racines dont les troncs ont été détruits. Il se reproduit donc par les tiges et non par les graines.
Le Liard (Populus monilifera), est trouvé dans les vallées profondes et souvent sur les côtes de sables ; mais il est si peu abondant qu'il ne mérite aucune remarque particulière. C’est le dernier reste des premières forêts du sud. Son écorce épaisse, comme celle du chêne, le préserve des feux annuels.
Le Chêne (Quercus Americana), devient très gros dans plusieurs parties de Manitoba, mais il est inconnu dans l'Ouest. On trouve une grande quantité de beau bois propre au commerce au sud de l’Assiniboine et à l’ouest des montagnes de Pembina. Le chêne est aussi très commun le long du lac Man'toba.
L'Orme (Ulmus Americana). Il croît abondamment dans les vallées des rivières Rouge et Assiniboine. A l'extrémité nord du lac Winipegoosis, 6n voit de magnifiques bosquets d’ormes ayant jusqu’à quatre pieds de diamètre. On en trouve encore sur la Saskatchewan, mais seulement dans les terrains bas.
Le Frêne (Frascinus pubescens), croît dans la vallée de la rivière Rouge et celle de l’Assimiboine ; quoiqu'il soit grand, il ne devient jamais gros. Il est dispersé iei et là et n’a aucune valeur comme bois carré ; mais il fait un feu excellent, même quand il est vert-
Erable à Sucre ” (Negundo aceroides). Il est plus ou moins abondant jusqu’à l'ouest du 110ième méridien, et probablement plus loin. Il fait un excellent bois de chauffage, mais n’a aucune valeur comme bois carré, parce qu’il devient courbé en vieillissant, Les Sauvages font souvent du sucre avec la sève de l'érable, mais en petite quantité vu que des bosquets de cet arbre sont rares dans cette localité.
On a décrit, dans l’abrégé précédent, toutes les espèces particulières aux plaines, excepté l’'Epinette rouge, (Larix Americana) et le Saule noir (Salix nigra). Ce dernier n’a aucune valeur, car il pourrit à l’intérieur longtemps avant de donner des marques de dépérissement à l'extérieur. L’'EÉpinette rouge forme de magnifiques bosquets de grands arbres. Généralement, dans ies marais, les arbres sont petits, mais sur les côtés des montagnes et dans les vallées des rivières, ils sont beaux et on en trouve une grande quantité sur une étendue de plusieurs acres. Le merisier abonde dans le Nord et les Sauvages du Nord font, de sa sève, un sirop excellent.
On voit le long des rivières coulant dans le lac Winipegoosis, sur les îles de ce lac, sur la rivière Fairford de magnifiques bocages d’épinette qui n’ont pas encore été touchés, excepté par M. Prate qui a une scierie à Totogon. Si on établissait des scieries au lac François, à l'extrémité sud du lac Manitoba, et un chemin de là au
Pacifique Canadien— moins de huit milles__une source intarissable serait ouverte pour le pays entier.
Rapid City, Minnedosa et Odanak recevront leur approvisionnement, ce dont ils ont besoin de Riding Mountain par la petite Saskatchewan, tandis que les contrées avoisinantes obtiendroat ce qu’il leur faut par le Bird tail Creek où il y a à présent une scierie, De belles épinettes furent descendues par cette rivière l’automne dernier où on les scie pour le besoin de ceux qui s’établissent dans cet endroit. Au haût de l’Assiniboine, il y.a d'immenses bosquets dans lesquels, outre l’épinette et l’épinette rouge, les Peupliers atteignent d'énormes proportions.
D'après mes propres observations et tout ce que j'ai pu recueillir des autres sources, je crois que de précieuses forêts d’Epinettes et de Peupliers se trouvent partout sur la montagne Porc-épic. L’assistant du Dr Bell atteignit le sommet du rang à la tête de la rivière Salée ; il rapporte que des épinettes mesuraient 42 pouces de diamètre. Voici ce que dit le Dr Smith dans ses explorations de 1879 :
“ La contrée nord de la Réserve, sur un espace de 12 milles, offre un district magnifique, un terrain excellent et beaucoup de gros Peupliers, de 24 à 30 pouces de diamètre, A l’ouest de la Réserve, la contrée est abondamment boisée de Peupliers et d'Epinette rouge.” Vers le lac Vert, de belles Epinettes rouges et des forêts de peupliers s'étendent vers l’ouest, près du lac la Biche. Les forêts au nordest de Carlton sont très-accessibles et par là même très-précieuses.
On trouve beaucoup d’Epinettes rouges dans ia vallée de l’Athabaska et sur ses tributaires ; mais, sans l’aide d’un chemin de fer, comme la rivière coule vers le nord, ce ne sera que de peu de valeur pour le commerce.
Au-dessus d'Edmonton, sur le Brazeau et tous ses tributaires, sur la Saskatchewan nord, il y a de belles forêts d’épinette rouge et de peupliers. On remarque ici une vaste étendue propre au commerce du bois, vu qu'elle est protégée des feux annuels par de nombreux marais. N
Descendant vers le sud, dans plusieurs des parties sud-ouest de Manitoba, on trouve beaucoup de bois d’une grande valeur. Ce bois, étant maintenant tombé entre les mains de propriétaires sera bien conservé et prendra beaucoup de valeur avant longtemps. On à bâti à Milford, sur la rivière Cyprès, un moulin pour scier le bois, ce qui est un grand avantage pour les colons.
On trouve une grande quantité de Trembles et de Peupliers avec lesquels on peut faire de la planche, sur la montagne à la Tortue, et sur la montagne Souris. Il est très probable que, plus tard, des hommes entreprenants bâtiront une scierie dans cet endroit et bientôt on y verra s'élever une ville.
A l'extrémité ouest de la montagne au Cyprès, on remarque une grande quantité de Pinus Contorta. Tous les arbres sont droits et hauts, mais la plus grande partie n’a pas plus d’un pied de diamêtre, tandis que quelques-uns peuvent avoir dix-huit pouces.
Sur la rivière Ste Marie, près des bornes, le Dr Dawson vit une grande quantité de Pinus Contorta, mais ils étaient comparativement petits.
Vers le haut des tributaires de la rivière Belly, on voit, dit le colonel MeLeod, de beaux Pins sur les déclivités des montagnes. ‘Tandis que j'étais dans les montagnes à Bow River, en 1879, j'examinai soigneusement le bois de la vallée. J'y remarquai principalement le Pin de Douglas et de belles Epinettes sur les terrains unis. Les autres sortes de bois préfèrent les pentes rocheuses ; j'en ai vu qui avaient jusqu'à trois pieds de diamètre. Je fus informé qu’on pouvait trouver de plus beau bois au haut de la rivière Kananaskis. En ie ménageant, on en trouvera assez sur la rivière et ses tributaires pour subvenir aux besoins des habitants des prairies jusqu'au coude de la Saskatchewan sud. Tous les pouvoirs d’eau néeessaires pour le convertir en bois de commerce se trouvent près de Morleyville. La rivière est si paisible sur tout son parcours, que le bois peut être descendu sur tous les points sans subir de pertes.
A Touchwood hills, les colons sont partout bien pourvus de bois sur un espace de plusieurs milles de chaque côté de la montagne. ‘On y trouve surtout des Peupliers dont on se sert pour construire des murs, des toits et des planchers. à
À l’ouest de la Saskatchewan, et sur la partie nord de la Grande Plaine, on trouve assez de bois pour la consommation générale. On trouve de l’Epinette en abondance au haut de la rivière Bataille. La rivière Red Deer traverse une contrée plus ou moins couverte de forêts jusqu'au sud du 52ïème degré de latitude; mais, plus loin, on ne trouve du bois que dans les coulées, et il ne s’y trouve qu’en si petité quantité, qu'il est à peine nécessaire d’en parler. Nul doute qu'il existe une grande quantité d'épinette au haut de la rivière ; aucun obstacle n'empêche de la descendre dans la rivière même ; mais vers la fin de son cours, il serait extrêmement difficile de sortir de la vallée, des voitures chargées, car elle n’a pas moins de 500 pieds de profondeur. D'un autre côté, la rivière Bow ne traverse pas de forêts à l’est des montagnes ; cependant on y voit plusieurs bosquets de peupliers. On trouve des peupliers et des liards de grandes dimensions à la traverse Blackfoot et de nombreux bocages d’épinettes en haut de Calgarry. Les deux côtés de la rivière sont absolu: ment sans bois, excepté dans les vallées, au sud du cours d’eau principal. De grandes quantités de très-bonne épinette peuvent être obtenues sur la rivière Dead Man au nord, sur la Kananaskis au sud, et en haut de la vallée du cours d’eau prineïpal sur, au moins, soixante milles au-dessus de Morleyville. Il ne serait pas difficile de descendre les billots ou la planche, car il n’y à pas de rapides dangereux dans la rivière sur plusieurs milles.
On verra par les remarques ci-dessus que le boïs est rare dans la partie au sud de la section des prairies.
M. Ward dit que le produit annuel du Manitoba et des Territoires du Nord: Ouest peut être fixé à 75,000,000 de pieds.
COLOMBIE ANGLAISE
Exportations 1881 1882 1883 Produits bruts des forêts "0.002 AIG ET $302,87 1 407,634
La Colombie Anglaise est amplement pourvue de bois de construction et d’autres bois, mais la région de la côte de la Province a la prééminence à présent, parce qu'il est facile d’en faire l'exportation. [abondance des richesses forestières de la Colombie Anglaise, amènera tôt ou tard un très-grand commerce. La région de la Cascade de l'Ouest est couverte d’un bois épais, principalement de plusieurs espèces de conifères gigantesques, mais une grande partie de la région de la Cascade de l'Est est généralement sans bois, ou légèrement couverte. Les rivières de cette Province, généralement parlant, ne sont pas bien adaptées à la descente du bois, étant fréquemment interrompues par des rapides, resserrées entre des murs de rochers et étant sujettes à monter ou à baisser rapidement. La région de la Cascade de l'Ouest est difficile à traverser et à seulement été en partie explorée en ce qui regarde la qualité de ses bois.
Un pamphlet officiel publié par le Gouvernement Provincial donne la liste suivante des principaux arbres de la Colombie Anglaise : # Le pin et le sapin de Dour glas, appelé dans le commerce pin de l’Orégon, la pruche del’ouest, l'épinette d'Engloman, grande, droite et ayant plus de trois pieds de diamètre. L4 partie située à l’est de la Province et le Plateau intérieur forment des forêts épaisses dans les montagnes. L'épinette de Menzie est très large et se trouve plus souvent sur la côte. Le grand sapin argenté, est un arbre de la côte qui devient très-gros. L’épinette abonde dans les rangs Selkirk et Gold et à l’est du lac MeLeod-. La pruche de Williamson est trop rare et trop éloignée pour être beaucoup employée. Le pin résineux et le pin blanc qui sont des variétés des gros pins de la Californie et de lOrégon sont très-beaux et ont jusqu’à quatre pieds de diamètre. Le pin jaune se trouve dans la région de la Colombie, sur les lacs Shuserap et Adam et dans l’intérieur de l’Ile du Vancouver. Le pin à écorce blanche est petit. Le cèdre de l’occident, le cèdre géant ou cèdre rouge est un bois pâle, d’une couleur jaunâtre ou rougeâtre—très-durable,__on en trouve souvent qui ont 100 à 150 pieds de hauteur
et 15 pieds d'épaisseur. Le cyprès jaune (cèdre jaune) se trouve sur la côte de la terre ferme, et dans les îles de Vancouver et de la Reine-Charlotte. L'épinette rouge est un gros arbre dont le bois est fort et durable ; on la trouve sur les Montagnes
Rocheuse, dans les rangs Selkirk et Gold et à l'ouest du Lac Okanagan. L'érable, bo:s dur et de valeur se trouve sur l’ile de Vancouver et les adjacentes, l'ile de la Reine-Charlotte et la côte de la terre ferme, jusqu’au 550 et atteint un diamètre de quatre pieds. L’érable vigne est un bois blanc très-dur et très-fort et ne se trouve que sur le littoral. L’if se trouve sur l’île de Vancouver et les terres opposées à la terre ferme; c'est un bois très-dur et d’un beau couleur de rose. Le pommier sauvage est un bpis très-dur qui se polit bien et dure longtemps ; on le trouve tout le long de la côte. L’aulne atteint deux piels d'épaisseur ; c'est un bon bois pour la fabrication des meubles et se trouve vers le bas de la rivière Fraser. Le bouleau à canot se trouve sut le haut de la Rivière Fraser et sur la Rivière Peace ; le rang et la valeur n’en sont pas connus. Le chêne se trouve plus particulièrement sur l’île de Vancouver et atteint soixante-dix pieds de hauteur et trois pieds de diamètre. Le cornouiller se trouve sur l'Ile de Vancouver et la côte opposée. L'arbousier est un bois d’une fine contexture, et pesant; il atteint cinquante pieds de hauteur et vingt pouces de diamètre ; on le trouve sur l'ile de Vancouver et les îles avoisinantes. Le tremble abonde sur l’intérieur entier et atteint une épaisseur de deux pieds. Il ÿ à trois autres variétés de tremble communément connues sous le nom de peupliers du Canada. Une de ses variétés ne se trouve pas au-dessus de Yale et est le même bois que celui qu'on emploie en si grande quantité au Détroit de Puget pour faire les douves des boucauts à sucre qu’on envoie à San Francisco. On trouve les deux autres variétés dans les vallées de l'Intérieur. Le cormier se trouve aussi dans lintérieur. Le cèdre de Virginie se trouve sur la côte est de l’île de Vancouver et le long des terres de Kalmvops et d’autres lacs de l'intérieur.
Le docteur Dawson donne dans son rapport géologique d’'arpentage pour 1879-80 une liste des arbres, et il en décrit parfaitement les limites.
La substance de son rapport nous donne des connaissances pratiques.
L'épinette Douglas ou le Pin de l’'Orégon est le bois le plus utile de la Colombie Anglaise et le seul qui soit devenu un article d'exportation. On la trouve dans toutes les parties de l’île de Vancouver à l'exception de la côte découverte, mais non pas dans Pile de la Reine Charlotte. Sur la terre ferme, près du 49ième parallèle, elle se continue de la mer aux Montagnes Rocheuses, s'élevant quelquefois jusqu'à la hauteur de 600 pieds. Dans les parties arides de l’intérieur, on ne la trouve que dans les terrains élevés, entre les vallées des rivières. Vers le Nord, elle descend au niveau général du pays. On ne la trouve pas dans les régions humides et montagneuses du Caribou, ni dans les parties élevées des rang Selkirk et Gold. La limite nord est tout-à-fait irrégulière. On la rencontre encore abondamment dans le nord de l'île de Vancouver: mais au-delà on ne le trouve que sur les rives des anses, à quelque distance de la mer. On voit les meilleurs échantillons près de la côte où elle forme des forêts sombres et épaisses ; elle à souvent plus de 8 pieds de diamètre à une hauteur considérable qui s'élève quelquefois jusqu'à 300 pieds. Le bois varie considérablement quant à l'apparence et à la force, selon la localité. Il convient almirablement bien pour la construction des navires et des bâtisses. Pour les vergues et les mats, il l'emporte sur tous Les autres par rapport à sa force et à sa longueur. Les mats exportés sont de forme octogonale, ayant de 20 à 32 pouces de diamètre et de 60 à 100 pieds de longueur, tandis que, d’après un ordre spécial, on les coupe de 42 pouces sur 120 pieds et ils mesurent de 12 à 2{ pouces sur 50 à 120 pieds de long. Généralement, on les envoie en Angleterre.
La PruoHs DE L'OccipenT (Tsuga Mertensiana) abonde partout dans le voisinaze de la côte. Elle a de grandes proportions sur la rive, s’élevant jusqu'à une hauteur de 200 pieds. Elle donne du bon bois qui, cependant, n’est pas encore beaucoup employé. Elle ressemble, de près, à la pruche de l’est, mais à une bien plus grande dimension.
La PRUCHE DE WiILLIAMSON, qui n’est encore que peu connue, fut découverte par M. Sargent sur la Montagne d'Argent, à une élévation de 400 à 500 pieds. On ne la trouve que sur le sommet des montagnes.
Tauya pu CanaDA, (Thiya giganta).—Il abonde sur les côtes et dans les parties basses des rivières, et se divise à peu près comme la Pruche. IL est imconnu dans les parties arides du plateau central, mais il apparaît de nouveau dans les déclivités des rangs Selkirk et Gold, sur le lac Shusnap et dans la vallée de North Thompson. Sur la côte, il a rarement plus de quinze pieds de diamètre et s'élève jusqu'à 150 pieds, mais il arrive souvent que les gros arbres soient creux. Le bois est bon, d’un jaune pâle ou rouge et est três-durable. On ne l’emploie guère, excepté pour le bardeau.
L'EpiNerTe D'ENGELMAN, (Picea Engelmanni).—Cet arbre a souvent plus de trois: pieds de diamètre et parvient à une grande hauteur. On la trouve partout, excepté dans les parties arides du sud; sur les montagnes, elle forme d'épaisses forêts. Le bois, quoiqu'excellent et très-durable, n’est pas encore beaucoup employé.
L'Ernerre Menzies, (Picea Menziesii).— On ne la trouve que dans le voisinage de la côte. Elle parvient à une énorme grosseur et sert de bois de construction. Son bois est blanc et beau.
L'Erixerre (Abies grandis).— Celle-ci abonde dans les rangs Selkirk et Gold et dans les régions orientales des côtes ; mais on ne la trouve pas dans les parties sèches du sud du plateau intérieur. Elle a souvent plus de deux pieds de diamètre, mais son bois est sans valeur,
L'ErixeTre Noïre, (Abies Amabilis).—Ce bois, qu'on trouve sur la liste sur l’autorité de M. Sargent, est peu connu.
LE PIX JAUNE ou À GouproN, (Pinus Ponderosa).— Cet arbre qui est remarquablement beau, ne croît que dans les parties arides de la Province. Il est très-employé. Ce bois a bonne apparence, mais il ne dure pas quand il est exposé au grand air. Son diamètre n'excède pas quatre pieds, bien qu'au sud il atteigne, dit-on, Jusqu'à douze ou quinze pieds.
LE PIN pe L'OccrpenT ou PIN Noir, (Pinus contorta).— On le rencontre depuis les côtes de la mer jusqu’à la pente orientale des Montagnes Rocheuses, s'étendant sur une vaste superficie, il est l’arbre caractéristique de la partie nord du plateau imtérieur. Ces arbres arrivent à une hauteur de 60 à 100 pieds, mais ont rarement plus de deux pieds de diamètre. On l’emploie rarement comme bois de construction à cause de sa petite dimension ; il est blanc et dure longtemps. Un lit de son écorce contient une grande quantité de sucre dont se servent les Sauvages.
LE PIN JAUNE où À Ecorce JAUNE, (Pinus Albicaulis).— Cet arbre est petit et dans des situations inaccessibles ; conséquemment, on ne peut s’en servir. Les Sauvages mangent sa graine.
Le PIN BLaxc, (Pinus Monticola).—Cet arbre ressemble à son homonyme des provinces orientales, mais il n’a pas la même valeur. Il abonde dans l’intérieur de l'Ile de Vancouver et dans les Rangs de la Côte. Il atteint soixante à quatre-vingt pieds de hauteur, avec un diamètre de deux ou trois pieds ; il pousse dans des endroits généralement très-accessibles. L'usage de ce bois augmente rapidement.
LE CYPRÈS JAUNE où CÈDRE, (Chamoecypares Nutkaensis).— On ne le trouve que dans le voisinage de la côte de la terre ferme et à l’intérieur de l’île de Vancouver: il abonde aussi dans quelques parties de l’île de la Reine Charlotte. IL dépasse souvent six pieds de diamètre. Le bois est fort et beau, avec une teinte jaune pâle. [Il est très-durable, Longtemps on s’en est servi pour la construction des vaisseaux. Cependant, il n’est que comparativement peu connu dans le commerce.
L'Epixerre RovuGz pe L'Occipenr, (Larix Occidentalis).— Cet arbre n'est trouvé que sur la côte. Son bois est fort et durable, mais grossier.
L'ErixerrTe RouGe De Lars, (Larix Lyall).—Elle se trouve dans le rang Galton, mais est très-peu connue.
L'Tr, (Taxus Brevifolia).—Cet arbre se rencontre dans l’île de Vancouver et sur les côtes des terres adjacentes, et atteint quelquefois un diamètre de deux pieds. Il produits un bois três-dur, d’un beau couleur de rose ; on l’emploie pour divers objets d'ornement, |
Le CÈpre pe VIRGINIE, (Juniperus Virginiana).—Il est ordinairement connu sous le nom de cèdre à crayon. Il a quelquefois un pied de diamètre et croît sur les riva-