‹ Puissance politique et militaire de la Russie en 1817;Chapitre 17 sur 65 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

De ta Situation de la France par rapport a l'Europe.

( Lorsque le courageux auteur de la Coalition et de la France > a annoncé à sa patrie de grands dangers, au monde de nouvelles commotions , il devait s'attendre à voir son

ouvrage réfuté , mais non proscrit. Nos pro-

lecteurs ont trouvé plus commode de le sup-,

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à souhait.

Animé du noble désir d être utile à mes concitoyens, je dois voiler, quoiqu'à regret % une partie de ma pensée. Mais les Ames généreuses se devinent aisément : j'ai l'orgueil de

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croire que tous les vrais Français sauront in entendre. )

La France est sous la tutelle de l'Europe; je me trompe, des quatre Hautes Puissances, puisqu'elles ont seules signé le traité qui garantit la stricte exécution de celui de Paris*

Par ce dernier traité, la France s'engage à payer des sommes énormes. Outre les quinze cent millions, on assure que les réclamations tl justes indemnités s'élèvent à plus de deux milliards.

Les quatre Hautes Puissances s'obligent à mettre toutes leurs^forces respectives sur pied pour assurer l'entier paiement des livres y sous et deniers sus* mentionnés. Et observez que le trésor royal, surchargé, par l'effet de nos révolutions, de traitemens et de pensions , pourrait à peine , avec nos recettes tant ordinaires qu'extraordinaires!, suffire à nos propres engagement

Cent cinquante mille étrangers , sous les ordtes d'un étranger, occupent nos provinces

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frontières et la plus grande partie de nos places fortes; au premier signal des souverains alliés , leurs armées peuvent , sans obstacle , pénétrer au centre de la monarchie : les Anglais et les Prussiens sont à deux journées dé marche de la capitale (1).

( i)Il doit être permis à un Français, de faire connaître à se» compatrioteSjles dangers qui pourraient les menacer.

Sans doute les Hautes Puissances sont convaincues de la loyauté du Roi de France et de son peuple ; cependant elles ont cru devoir prendre des mesures de- précaution. Nous sommes loin de douter de leur bonne foi ; mais , à leur exemple , il devrait nous être permis de prendre des mesures de précaution. Pour motiver ces. mesures , il était nécessaire, de faire entrevoir la possibilité du danger. Voilà pourquoi j'ai été obligé de prêter aux Hautes Puissances certaines intentions qui sans doute ne sont pas les leurs.

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